Le cauchemar est derrière nous, c'est à présent l'heure du réveil et de la rédemption pour nos Red Devils, en déplacement à Everton ce samedi.

PL10_From_Hell_29_10_11La solitude du supporter. Cette semaine, les fans de Manchester United furent victimes de bien des railleries et se sont sentis fort seuls tout à coup. Au boulot, à l'école, au foot, nous avons été moqués par bien des gens qui d'ordinaire n'en ont rien à cirer de cette équipe, voire du foot en général. Comme si notre déception, à la hauteur de notre passion, faisait plaisir à voir. Seuls ceux qui supportent une autre formation anglaise avaient selon moi le droit d'extérioriser leur frustration sur nous, qui sommes régulièrement leurs bourreaux. Cela est de bonne guerre et il reste à certains tellement peu d'occasions de se réjouir qu'il nous faut être indulgents. Être supporter de United est généralement un plaisir, un bonheur. Chaque année, nous sommes candidats au titre, à tous les titres, et les années sans trophée se comptent sur les doigts de la main depuis 20 ans. Il est donc presque logique de payer un léger tribut à tous ces moments de bonheur fournis par nos joueurs et notre manager préférés, année après année. L'humiliation de dimanche dernier nous a abattus; à la manière de l'être aimé qui vous laisse sur le quai de la gare pour s'envoler vers de nouveaux horizons, les Red Devils nous ont, le temps d'un match, abandonnés. Il y a eu un 11 septembre 2001, il y aura désormais un 23 octobre 2011 pour les millions de fans de United.

Mais après toutes ces années de vie commune, nous savons que notre club n'est pas comme les autres, et c'est pour cela que nous l'avons choisi, pour le meilleur et pour le pire. Parmis toutes ses qualités, il en est une tout à fait appropriée à la situation actuelle : nous ne sommes jamais morts, nous n'abandonnons jamais et, après une lourde déconvenue, nous trouvons toujours les ressources pour rebondir. Regarder en arrière ne sert à rien et United doit aller de l'avant. C'est cette âme de champion qui a souvent fait la différence, et c'est cela que nous attendrons ce samedi à Goodison Park. Ce qui ne tue pas rend plus fort, et si d'aventure nous étions à nouveau champions au mois de mai, cette défaite tristement historique sera pardonnée, à défaut de pouvoir être oubliée. Le 1-6 face aux Citizens nous a mis KO, il doit à présent être un atout; un condensé de nos faiblesses, que Fergie aura notées et commencé à corriger, qui aura secoué nos joueurs, dont le jeu s'éteignait déjà depuis plusieurs semaines. Dans un tel contexte, la victoire de mardi à Aldershot en Carling Cup et surtout les retours de Tom Cleverley et Nemanja Vidic sont autant de raisons de croire au sursaut d'orgueil escompté. D'ailleurs, aussi lourde cette défaite fut-elle, elle ne représente d'un point de vue comptable que trois points perdus. Nous sommes toujours seconds au classement et le championnat est encore très long.

Everton est prévenu, United est blessé et pourrait commencer à panser ses blessures sur la rive bleue de la Mersey. Que cette équipe nous soit sympathique, qu'elle compte en ses rangs d'anciens Red Devils ou qu'elle partage avec nous une haine infinie pour les Scousers n'y changera rien. Tout comme le fait que nous ne nous y sommes plus imposés depuis quatre ans. Les Toffees, fidèles à leur tradition, connaissent un début de saison difficile et comptent quatre défaites lors de leurs cinq dernières sorties. La dernière ne remonte pas plus loin qu'à mercredi dernier, où ils se sont inclinés à domicile face à Chelsea au terme de 120 minutes de jeu qui ont dû user les organismes, là où United alignait onze autres joueurs que ceux qui ont commencé lors du cauchemar. Ce sont donc deux bêtes blessées qui s'apprêtent à en découdre...

Oui, nous nous sommes sentis seuls dimanche après-midi et tout au long de la semaine, mais ce samedi sur le coup de 13h, nous serons à nouveau unis pour une seule et même cause, celle de Manchester United, quoi qu'il arrive.

Mon prono : 1-6, pour conjurer le sort :-)

Bon match à tous

GLORY GLORY MAN UNITED

from_hell,1L'affiche : D'ordinaire, en Premier League, l'enfer est rouge et se situe du côté d'Old Trafford pour les autres équipes. Mais la semaine dernière, les diables ont sombré dans un cauchemar bleu ciel d'où ils reviennent, espérons-le, avec une soif d'âmes innocentes. Les hommes de David Moyes sont prévenus.