Le Théâtre des Rêves

vendredi 10 mai 2013

#THANKYOUSIRALEX

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Sir Alex se retire. Voilà une annonce qu'on a imaginée des centaines de fois mais à laquelle nous n'étions pas préparé. A la longue, on a fini par croire que l'écossais était éternel, mais la réalité nous a rattrapé sans qu'on s'y attende. A 71 ans et malgré une santé qu'on devine encore bonne, le Boss passe le relais. Il n'y aura plus de Fergie Time, plus de Mind Games, plus de chewing gums martyrisés, plus de hairdryer, plus de bonds de joie ou de colère sur le banc de touche, plus de boycott de la presse, plus de chaussure volante... Notre bien aimé manager raccroche pour de bon.

Inutile de revenir sur ses 27 ans de règne, qui ont fait de Manchester United le club le plus titré d'Angleterre et la franchise sportive la mieux cotée et la plus reconnue de la planète. Nous ne nous attarderons pas non plus sur les nombreux trophées qu'il a amassés, les jeunes qu'il a révélés quand on ne pouvait soi-disant "rien gagner avec des gamins", sur la manière dont il a su, à chaque fois que ce fut nécessaire, remplacer des joueurs irremplaçables et maintenir le club au sommet.

Sir Alex a hérité d'une équipe à la ramasse et en a fait une machine de guerre. Sir Alex a résisté aux envahisseurs russes et qatari qui ont changé la donne. Il quitte le banc de touche (mais pas le club) sur un 20ème titre de champion d'Angleterre comme dernier cadeau après toutes ces années de bonheur. Notre seul regret - et probablement le sien aussi - sera de ne pas avoir pu gagner plus souvent cette coupe aux grandes oreilles, et notamment cette année. Peu importe, l'homme restera à jamais une figure unique dans le milieu du foot et du sport en général. Un homme entier, avec ses grandes qualités et ses petits défauts (les arbitres vont probablement être plus détendus...), qui a toujours placé le club avant tout le reste. Comme il aimait à le rappeler, nul n'est plus grand que Manchester United, pas même lui.

On a été pris de court mais pourtant, les signes étaient là : une tribune à son nom, d'abord, puis une statue, de son vivant, qui auraient dû nous mettre la puce à l'oreille. Quoi qu'on en dise, le Sir avait prévu sa sortie depuis belle lurette. Il a veillé à laisser les clés de la maison à son successeur, David Moyes, dans les meilleurs conditions : un noyau mêlant jeunesse, talent, expérience et grinta; une valeur chère au futur ex-manager des Toffees. Sir Alex a façonné United à son image et accompli sa folle mission annoncée lors de son intronisation, il y a plus d'un quart de siècle : faire tomber Liverpool de son putain de pied d'estale. Les Scousers doivent être heureux d'apprendre que c'est le coach qui a amené Everton au-dessus de leur club qui tentera à présent de creuser l'écart déjà grand qui sépare les deux plus grands clubs d'Angleterre. Le passage de relais fut d'ailleurs un modèle du genre, le tout a été réglé en 48 heures, laissant peu de temps à la presse et aux médias pour dire tout et son contraire. Une preuve de plus, s'il en fallait, que ce club est différent des autres.

Son ombre planera encore longtemps sur Old Trafford comme celle d'un autre écossais légendaire pour lequel il avaot tant de respect : Sir Matt Busby. Sir Alex n'est pas mort. Sir Alex prend une retraite bien méritée et offre à Manchester United un vent de fraîcheur que beaucoup d'entre nous attendaient secrètement. Ne nous méprenons pas, aucun ou peu d'entre nous n'espéraient le départ de Fergie, mais depuis quelques années ses décisions étaient de plus en plus contestées et notre jeu a perdu de sa superbe. Ce qui nous a maintenu au sommet, c'est surtout cette insatiable faim de victoire qu'il a su inculquer à chacun de ses joueurs.

Ça faisait 15 ans que j'avais rendez-vous avec ce Monsieur, une, deux ou trois fois par semaine devant mon écran. Comme tout supporter, il faisait partie de ma vie, de mon quotidien. Avec lui, j'ai pleuré et ri, j'ai sauté de mon canapé et insulté les hommes en noir. J'ai regardé ma montre et haï Tévez, Suarez ou Benitez (et même ceux qui n'ont pas un nom en "ez"). J'ai traduit nombre de ses déclarations et repris ses expressions. Même ma fiancée s'est énamourée de cette figure paternelle, qu'elle aurait voulu comme grand-père, bien qu'elle n'aime pas les chevaux. Cet écossais m'a offert d'innombrables souvenirs inoubliables et délicieux. Plus que David Beckham, Ruud Van Nistelrooy ou Roy Keane, il va me manquer, le Sir, ça c'est sûr.

Le club est à un tournant de son histoire, mais avant de nous prendre la tête sur les futur résultats ou transferts, sur la gestion du United de Moyes, il n'y a qu'une phrase qui me vient à l'esprit : Thank You, Sir Alex.

Merci pour tout.



dimanche 10 février 2013

PL Preview : Comme un air de revanche

Il y a des dimanches matin comme ça où la vie semble douce et paisible... Vous vous réveillez aux côtés de la femme de votre vie et, à travers les interstices du volet de la fenêtre, le soleil vous signale qu'il fut bien plus matinal que vous. Dehors, les oiseaux chantent, les voisins rigolent... Après un bon déjeuner en musique, vous matez Match of the Day et constatez que la défaite des citizens hier sur le terrain de Southampton était bien réelle. Life is beautiful.

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Notre avance de 9 points en tête de la Premier League est donc assurée, quoi qu'il arrive cet après-midi. En cas de bon résultat, elle pourrait être portée à 12 unités, une aubaine qu'il serait dangereux de laisser filer. Mais l'adversaire du jour revêt depuis quelques saisons un costume de bête noire pour United. Les excellents Toffees du non moins imposant David Moyes sont un gros morceau, un très gros morceau. A tel point qu'aujourd'hui, une rencontre face aux bleus de Liverpool est plus inquiétante qu'une joute avec notre ennmi commun ou Arsenal, par exemple. Un match contre Everton, c'est l'assurance de passer 90 minutes intenses et stressantes.

A ceux qui en douteraient encore ou qui auraient des problèmes de mémoire, je leur rappelerai nos deux derniers affrontements : Le 22 avril 2012, United trônait en tête du classement et menait 4-2 à quelques minutes de la fin du match. La victoire qui semblait alors acquise nous offrait un nouveau titre sur un plateau d'argent... La suite, vous la connaissez. Cette saison, notre campagne débuta à Goodison Park avec une défaite (1-0), des oeuvres d'un Marouane Fellaini absolument monstrueux. Depuis, les Toffees sont à portée du Top Four (42 points, 6èmes dernière Arsenal qui a un match d'avance) et ne se sont inclinés, comme United et City, qu'à trois reprises. Les 10 victoires et 12 nuls témoignent de l'ampleur de la tâche : les Toffees sont coriaces, costauds, déterminés à ne pas perdre. Si nos Red Devils ne mettent pas leur tripes sur la pelouse ou s'économisent en vue du choc face au Real, nos chances seront très minces d'accroître notre avance sur nos poursuivants.

Peu importe l'équipe sélectionnée par Sir Alex, les onze joueurs alignés aujourd'hui sur la pelouse d'Old Trafford devront répondre présent et se donner à 200%. Everton ne nous fera pas de cadeau, et si notre avance semble confortable aujourd'hui, nous savons tous qu'elle peut fondre comme neige au soleil. C'est Everton qui a relancé la course au titre l'an dernier, tâchons de faire en sorte que l'histoire ne se répète pas. Fergie a déjà signalé qu'il alignerait deux équipes différentes aujourd'hui et mercredi. Il en veut à la Premier League de nous faire jouer le dimanche, quand le Real a joué samedi et bénéficiera donc d'un jour de récupération supplémentaire.

Mais si ces deux prochains matches seront compliqués, on peut se dire que le calendrier sera ensuite bien plus clément ; mis à part le retour contre Madrid, nos prochains adversaires sur les mois de février et mars sont Reading (Cup), QPR, Norwich, West Ham, Reading (PL) et Sunderland (et un souhaitable 6ème tour de Cup). Fergie aura alors tout le loisir de faire tourner sans prendre trop de risques.

Peu importent ces considérations, United entre de plein pied dans une période cruciale de sa saison. Un tournant où il peut continuer sur sa belle lancée du début de saison, avec une belle dynamique de 13 rencontres sans défaite et une présence encore sur trois tableaux, ou tout perdre, comme l'an dernier. Nos joueurs le savent ; comme nous, ils n'ont aucune envie de finir la saison broucouille. Pour nous montrer à la hauteur de nos ambitions, le scalp des Toffees serait un beau signal, 55 ans après la tragédie de Munich, nos huit anges gardiens disparus ce jour-là ne me contrediront pas...

Prono : 2-1

Bon match à tous

GLORY GLORY MAN UNITED

mardi 8 janvier 2013

TDR Comics #00 : Un Chevalier Blanc Surgit du Banc et Sauve United !

Ce n'est pas parce que j'ai de moins en moins le temps de rédiger des articles que je ne pense pas à des nouveautés à vous proposer !

Muni de mon nouvel iPad, mon sens créatif, s'il existe, s'exprime de diverses façons et certaines me semblent exploitables pour égayer votre blog préféré.

Je vous propose donc de découvrir en avant-première un premier jet de la dernière folie née dans mon cerveau ; un résumé de match plutôt particulier, sous forme de comics book à l'américaine !

Nous l'appelerons provisoirement le TDR Comics, mais je suis ouvert à toutes les propositions !

Le premier volume revient sur le nul arraché chez les Hammers ce week-end dans le Fergie Time par un super héro des temps modernes... Robin Van Persie, bien plus fort que le Robin de Batman.

N'hésitez pas à critiquer, en bien ou en mal.

Et bonne année à tous !

201301 - West Ham Away - FA Cup - Page 1

201301 - West Ham Away - FA Cup - Page 2

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vendredi 21 décembre 2012

Jonny Irish rempile !

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En ce jour d'apocalypse, le club a décidé d'annoncer la prolongation de contrat de Jonny Evans. Le talentueux défenseur central sera un Red Devil jusqu'en juin 2016, au minimum. Son contrat ne prenait fin qu'en 2014 mais ses performances en l'absence de Nemanja Vidic méritaient bien cette récompense.

Il a mis le temps, barré par une paire défensive que l'Europe entière nous a enviée, ou par des blessures ; mais aujourd'hui, Jonny Evans s'est fait une place dans l'effectif de Sir Alex. Malgré sa gueule de gendre idéal, c'est un défenseur rugueux capable d'éteindre les meilleurs attaquants d'Angleterre et d'Europe. A cela, Evans ajoute une qualité technique et un sens du jeu au dessus de la moyenne. Loin de faire l'unanimité pour autant, les haters n'ont qu'à jeter un oeil à cette statistique : depuis la saison dernière, United a gagné 84,2% des matches qu'il a commencés, contre 58,8% sans lui.

C'est chouette de signer un nouveau contrat. Cela vous procure un supplément de sécurité, mais le club peut toujours décider de me vendre en été ! Je ne crois pas que ça signifie grand chose de nos jours.

Mais j'en suis tout de même ravi. Ça me donne la sécurité dont j'ai besoin. C'est l'endroit où je veux jouer. J'aime ce club. Ça fait 10 ans que j'ai traversé la mer pour rejoindre ce club et je suis heureux de prolonger mon séjour.

Sir Alex se félicite lui aussi de cette prolongation et voit en Jonny Evans, qui n'a encore que 24 ans, un pilier de la défense mancunienne pour les dix années à venir :

Il a joué 141 rencontres pour nous, on peut donc dire qu'il a réussi à s'imposer. Mais il est encore jeune et devrait jouer encore pour les 10 prochaines années. Espérons que ce soit à United.

Avec Evans, Smalling et Jones, United tient trois jeunes défenseurs centraux britanniques de talent. L'après Rio-Vida se prépare en douceur...

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vendredi 14 décembre 2012

Quatre jours après le derby...

Dans un monde qui ne tourne plus très rond, où tout semble partir en sucette et qui va connaître sa 82ème apocalypse dans huit jours, il est important de garder des repères, des références qui nous rassurent, nous ramènent à des valeurs. L'hiver suit toujours l'automne et précède le printemps ; le soleil se lève encore à l'est pour se coucher à l'ouest ; et Manchester est plus que jamais ROUGE.

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Dans un match où il y avait absolument tout ce dont on peut rêver ; des gentils, des méchants, des injustices, du stress, du suspense et un final en apothéose ; nos Red Devils ont prouvé que la classe, la solidarité et l'envie ne s'acquièrent pas à coups de pétrodollars. Bien sûr, nous aurions pu l'emporter 3 ou 4 à 0, si Monsieur Atkinson avait fait son travail, et ainsi laver quelque peu l'affront du 1-6 de l'an dernier, mais rien ne vaut une victoire dans les arrêts de jeu, notre marque de fabrique. Voir la tête de Mancini, Tévez et tous ses copains après le but de Van Persie valait toutes les raclées du monde.

Quoi qu'en dise le futur ex manager des citizens, notre victoire est amplement méritée. Tactiquement au point, Fergie a affiché d'entrée ses ambitions avec une équipe résolument offensive. Le boss a retenu la leçon de l'an dernier, où il s'était déplacé chez le voisin bruyant pour jouer le nul, une erreur qu'il était bien décidé à ne pas rééditer. Solides en défense et mortels en contre-attaque, nos joueurs ont signé l'une des plus belles partitions de ces dernières années. Collectivement, la différence était évidente : United était une équipe, City une somme d'individualités représentée par un Balotelli préféré à Tévez au coup d'envoi, la bonne surprise du chef Mancini. Mais si nous avons été brillants dans l'ensemble, certains de nos héros méritent une mention spéciale...

Quoi qu'il fasse, Wayne Rooney est toujours critiqué. Si Wazza ne marque pas pendant trois rencontres, les spécialistes s'affolent. Pourtant, l'anglais est depuis de nombreuses années le joueur le plus important de l'échiquier mancunien. Son influence sur le jeu et sur le comportement de ses coéquipiers est énorme et son travail incessant, peu importe où il est aligné, est remarquable. Avec ses deux buts enfilés à Joe Hart, il est à présent le plus jeune joueur à avoir atteint 150 buts en Premier League et il détient le record de buts d'un Red Devil contre city avec 10 roses.

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Des lunettes de soleil dans la grisaille de Manchester; Katie Holmes se marre, et nous aussi

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"Moi j'ai une statue et toi, tu vas finir au Pôle Emploi"

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Wayne Rooney - The Citizen Slayer

Autres grande satisfaction, Ashley Young a rendu une copie quasi parfaite, qui aurait dû être signée d'un but, injustement annulé pour un hors-jeu imaginaire. Enorme en défense, précieux en attaque, chaque décision était judicieuse et bien exécutée. Souvent critiqué, Young a donné à ses détracteurs de quoi ravaler leur venin... Jusqu'au prochain match. Le troisième joueur qui a brillé de mille feux n'est autre que notre gardien de but. David De Gea a ajouté une performance de plus à sa collection, espérons que ce soit celle qui mette un terme définitif à cette tournante ridicule des gardiens. Des gants, des pieds ou de l'épaule, DDG a assuré grave et s'est même permis d'être intraitable dans ses sorties aériennes ! Ajoutez à cela un Rafael toujours en mode warrior (même sans ses boucles), un Ferdinand des grands jours, un tout bon Evans, un Evra super concentré, un Carrick toujours au point ou un Cleverley très généreux, et vous obtenez une équipe qui n'a rien à envier aux pseudo-stars de l'Etihad Stadium, ancienne citadelle imprenable. A noter également les excellentes rentrées de Smalling, surtout, ou de Jones.

La seule déception, et croyez bien qu'elle me désole, concerne mon chouchou Antonio Valencia. Le véloce équatorien peine à retrouver son meilleur niveau. Pire ! Il ralentit régulièrement le jeu en temporisant là où il devrait accélérer. La confiance a visiblement quitté l'athlète, qui n'ose presque plus provoquer ses adversaires Le championnat est encore long et un retour en forme d'AV7 serait un bonus non-négligeable dans la course au titre.

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Kompany out, on jubile. Balotelli remplacé, on sort du lol

Cette victoire nous place donc dans une situation confortable avec six points d'avance sur city. Pas de quoi s'emballer, bien sûr, mais notre bilan est encourageant : si nous avons le même nombre de points que l'an dernier après autant de rencontres, city en a moins et nous avons pris les scalps de Liverpool, Chelsea et City à l'extérieur, un exploit rare qui pourrait faire la différence au final.

Enfn, comment ne pas parler de cette fin de match et de ces incidents déplorables qui ont suivi le but à la 92ème minute de RVP... Un but qui provoqua des scènes de liesse chez nos joueurs, qui n'ont pu contenir leur joie devant les supporters citizens. Pour certains énergumènes parmi eux, c'en était trop et il fallut traduire la frustration par des gestes aussi moches qu'idiots. Un lancer de pièce de monnaie qui a fait saigner l'arcade de Ferdinand, lequel n'en avait pas encore fini avec la connerie humaine puisqu'il fut pris à parti par un supporter monté sur la pelouse pour faire dieu sait quoi. Heureusement, Joe Hart s'est interposé avec autorité et l'idiot du village a été interpellé. Avez-vous vu pareilles scènes après une défaite de United ? Pièces de monnaie et envahissement de terrain à city, lancers de fauteuils à Chelsea... La classe ne s'achète pas, vous disai-je.

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ATTENTION Rio : Gros cons droit devant !

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Je t'avais prévenu, putain !

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"Peut-être que je devais saigner, pour leur rappeler la vraie couleur de Manchester"

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Il a l'air intelligent, avec son joli bonnet, non ?

Le prochain match, à Old Trafford face à Sunderland, devrait logiquement nous réserver moins de surprises et d'excitement, mais il sera tout de même spécial pour moi car c'est le match que j'ai choisi d'aller voir cette saison ! J'espère donc voir un beau match avec plein de buts, contre une équipe dans le doute (Sunderland est actuellement reléguable). Un troisième trip au Théâtre des Rêves que j'attends avec toujours autant d'excitation. Reportage photos à suivre !

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jeudi 8 novembre 2012

CL Review : Et la lumière fut

En s'imposant 1-3 à Braga, les Red Devils ont signé leur quatrième succès en autant de rencontres en Ligue des Champions et s'assurent ainsi de terminer à la première place du groupe.

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12 points sur 12 et tous les autres à au moins 8 points, le calcul est aisé, même pour le dernier des abrutis. Avec deux matches à disputer dans cette phase de poules, United va pouvoir se payer le luxe de faire tourner son effectif et d'aligner une équipe B lors des deux dernières rencontres avant que les choses sérieuses ne commencent. Une performance qui contraste avec la campagne calamiteuse de la saison dernière, preuve s'il en fallait qu'il ne s'agissait là que d'une exception, et non d'un déclin éventuel que nos rivaux prédisent et espèrent tant, à chaque défaite de nos ouailles.

Sir Alex voulait se qualifier à Braga pour donner du repos au vieux Rio, il fut exaucé. Et le retour dans l'équipe de Smalling est, dans ce sens, tout aussi bienvenu. Sur le banc à l'entame de la rencontre, Ferdinand a tout de même dû monter au jeu en seconde période pour remplacer Evans, apparemment touché lors de son tampon jugé fautif sur Custodio, sanctionné d'un penalty.

Au départ, ça donnait donc ceci : De Gea dans les cages ; un back four composé de Valencia, Smalling, Evans et Evra ; un milieu à trois avec Anderson, Giggs et Rooney ; et enfin trois "attaquants" avec Nani à droite, Welbeck à gauche et Chicharito en pointe. Un 4-5-1 désormais classique pour nos déplacements sur le continent, bien plus qu'un 4-3-3, nous ne sommes pas dupes. Rafael obtenait un peu de repos après sa folle semaine et c'est bien légitime (300 minutes en trois matches sur six jours).

Une équipe semi B donc, pour affronter une formation qui nous avait déjà donné du fil à retordre à Old trafford voici deux semaines. Inutile de revenir en détails sur cette rencontre, insipide jusqu'à ce penalty concédé par le malheureux Evans au premier retour des vestiaires. United a beau compter le maximum de points mis en jeu (seule équipe à avoir réussi cet exploit), nous sommes encore loin d'avoir atteint notre meilleur niveau, c'est dire la marge de progression qui est la nôtre d'ici les matches à élimination.

Penalty pour Braga, donc, et Alan montre à Rooney comment on les tire ; une patate dans le plafond que De Gea ne peut toucher que des yeux. Ça y est, me dis-je, United va peut-être enfin se mettre à jouer... Et puis la pénombre. Le déluge a fait sauter les plombs et l'arbitre suspend la rencontre pendant 10 minutes. Au retour de la lumière, les événements vont s'enchaîner : Sir Alex remplace Evans par Ferdinand, puis Welbeck par van Persie et Nani par Rafael. Oui Monsieur, on a ce qu'on appelle un banc !

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De Gea à deux doigts d'arrêter le tir d'Alan (ou pas)

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Rooney à deux orteils de foirer un nouveau péno

Il n'aura fallu qu'un quart d'heure à notre nouveau tueur batave pour faire à nouveau l'étalage de sa classe. Bien lancé par Giggs, il profite à merveille de l'erreur du gardien Beto, qui avait décidé de sortir avant de se rétracter. Une hésitation fatale ; n'écoutant que son instonct, RVP brosse parfaitement son ballon pour permettre à United d'égaliser. Il reste alors 10 minutes de jeu et on n'a presque plus aucun doute sur l'issue de la rencontre, United va probablement l'emporter. 84ème, Giggs, encore lui, fait sauter le ballon et offre à Chicharito un face-à-face avec Beto, que le gardien portugais remporte, mais Rooney suit, pousse son ballon, se fait légèrement accrocher et tombe "intelligemment", comme on dit. 5 secondes de réflexion pour le corps arbitral, qui juge finalement l'intervention au moins aussi fautive que celle d'Evans un peu plus tôt. Comme contre Arsenal, c'est Rooney et non van Persie qui se présente aux six mètres. En direct, on se dit qu'il a bien appri du tir d'Alan, son péno finissant lui aussi dans le plafond. Le replay est plus comique : en fait, le pied d'appui de Shrek glisse et touche le ballon avant que le droit n'expédie le cuir au fond du but. De mémoire, c'est la première fois que je vois un double contact sur un coup de pied de réparation. On est passé tout près d'un nouveau raté mais United mène bel et bien. Video Gag continue avec un 3ème but encore plus ridicule : Valencia centre en retrait pour Rooney qui dévie subtilement pour Chicharito dans son dos ; le mexicain se retrouve seul face au but, mais au lieu d'envoyer un missile, le Petit Pois attend le gardien, l'évite, touche le ballon trois ou quatre fois avant d'enfin tirer sur un défenseur en tombant ; le ballon lui revient dans les pieds et, toujours à terre, il parvient enfin à le mettre au fond. Un but dans la lignée de son tout premier sous le maillot mancunien, lorsqu'il avait marqué du nez face à Chelsea lors du Community Shield.

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Un éclair dans la pénombre

Premier de son groupe, leader en Premier League, United affiche ses ambitions et trace son chemin. Un chemin qui s'annonce sans grandes embuches jusqu'au derby face à City. Libérés de leur tâche européenne, les Red Devils joueront Aston Villa, Norwich, QPR, West Ham et Reading, pendant que Chelsea, par exemple, devra se farcir Liverpool, WBA, la Juventus, City et Fulham. Un 15 sur 15 serait donc la meilleure des idées et nous permettrait à coup sûr d'étendre notre avance en tête du classement. Et avec des joueurs en forme et une infirmerie anormalement déserte (fingers crossed), nous avons tous les droits d'être optimistes.

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dimanche 4 novembre 2012

PL Review : ... We've got Robin (et tous les autres) !

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Cette image de Santos demandant le maillot de Van Persie à la mi-temps illustre parfaitement le match d'hier et ce que sont devenus ces deux clubs qui jadis se disputaient chaque année le titre. Arsenal n'est plus ce club qui forçait le respect. Symbolique aussi, le fait que ce soit l'un de leurs pires joueurs sur la pelouse qui demande le maillot de leur meilleur joueur et capitaine de la dernière saison, parti empiler les buts pour un club plus susceptible de lui apporter un (des) titre(s)...

L'observateur neutre ne doit pas se fier au résultat final ; ce 2-1 aurait presque des allures de match disputé, alors qu'il n'en fut rien. United a dominé toute la rencontre sans forcer, les Red Devils ont gaspillé de grosses occasions, dont ce penalty de Rooney ou ce raté de Valencia devant le but vide, et le but pour l'honneur des Gunners, anecdotique, a été inscrit à la 94ème minute de jeu. Sir Alex s'est plaint de ce manque de réalisme devant le but, et on le comprend ! Aucun d'entre nous n'a envie de perdre à nouveau un titre sur la seule différence de buts, n'est-ce pas ?

Au final, les meilleurs ont gagné et ces trois nouveaux points conjugués aux nuls de Chelsea et City nous permettent de trôner seuls en tête de la Premier League. Meilleure attaque, meilleur buteur, meilleur donneur d'assist. What else ? Si nous n'avons marqué "que" deux buts hier, les noms des deux buteurs ont de quoi faire sourire. Le premier a quitté Arsenal au sommet de son art sous les injures des supporters des Gunners et n'a dû attendre que 2 minutes et quelques secondes pour se rappeler à leur bon souvenir, grâce à un joli coup de pouce de son ancien coéquipier Vermaelen, qui a récupéré son brassard cet été. On a beau s'y habituer tout doucement, ça fait toujours bizarre de voir RVP avec un maillot de United sur le dos. Ce transfert est la preuve évidente du fossé qui se creuse entre ces deux institutions du foot anglais. Jamais auparavant Arsenal n'aurait pu vendre son meilleur buteur/joueur à son principal rival. Pour ne pas remuer le couteau dans la plaie, c'est un Robin tout en humilité qui a fêté son but, le 10ème de la saison (8 en PL, 2 en CL).

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Oups ! Désolé, pas fait exprès...

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Wayne a la joie moins contenue 

Le second buteur, c'est probablement le mancunien le plus détesté des Gunners. Le fameux auteur de cette phrase aussi objective que vexante : "tonight, it was eleven men against eleven babies". Les londoniens n'ont jamais pardonné cette déclaration, certes arrogante, mais totalement justifiée. Au-delà de son but de la tête (le deuxième de la saison !), notre capitaine a réalisé un excellent match, défendant parfaitement et amenant son habituel soutien lors des phases offensives. Cela fait plusieurs semaines que Pat Evra revient à son meilleur niveau, une renaissance qui semble coïncider avec l'arrivée de son concurrent au poste d'arrière-gauche, Büttner.

Mais la prestation d'Evra n'est évidemment pas la seule qui mérite nos louanges. Pour affronter les Gunners, Sir Alex reconduisait le même onze que contre Chelsea une semaine plus tôt. Dix joueurs en forme qui ont pu profiter d'une semaine de repos pour préparer ce match. A ce sujet, il est amusant de noter que Chelsea, qui a préféré faire joueur plusieurs de ses cadres en semaine pour éliminer notre équipe B de la coupe de la ligue, vient de perdre deux nouveaux points à Swansea. Dix joueurs, donc, car le onzième était de la partie mercredi. Malgré ces 120 minutes de jeu, Rafael conservait son poste d'arrière-droit sur la feuille de match et n'a jamais montré le moindre signe de fatigue hier après-midi. Le petit brésilien s'est promené à droite avec Valencia tout en s'acquittant parfaitement de sa tâche défensive. Après plusieurs saisons de va-et-vient dans l'équipe, il semble qu'il ait (enfin !) gagné sa place et s'il parvient à ne pas trop se blesser, elle pourrait être sienne pour longtemps. Sir Alex vient d'ailleurs de déclarer qu'il avait tout pour être le nouveau Gary Neville, excusez du peu.

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Une image collector : Santos semble avoir remporté ce duel face à Valencia

A part ça, De Gea n'a pas eu grand chose à faire, Ferdinand et Evans ont passé une après-midi tranquille, Carrick a géré, Cleverley s'est chiffonné tout le match avec Wilshere (nous y reviendront), Rooney aurait dû marquer mais était à nouveau au four et au moulin, Valencia a fait l'amour au gros Santos et Young a lui aussi rendu une bien belle copie. United est donc venu à bout facilement d'un Arsenal presque innofensif, sans forcer son talent, et sans l'aide de l'arbitrage. Monsieur Dean a été parfait et aucune décision n'a de quoi outrer nos adversaires. Dans le doute, Rooney a tout de même préféré ne pas cadrer un penalty obtenu sur une main involontaire mais loin du corps de Cazorla dans sa surface. L'exclusion de Wilshere juste après le 2-0 aurait pu être évitée par un meilleur coaching.

En effet, le petit Jack semblait bien nerveux hier (la frustration, peut-être) et son match peut s'apparenter à celui de Cleverley, bien que Tom ait apporté plus à son équipe. Les deux jeunes milieux internationaux anglais ont tous deux été sanctionnés d'un carton jaune assez rapidement dans la rencontre, puis auraient pu écoper d'un deuxième, chacun. Monsieur Dean a préféré la jouer cool et avertir nos deux lascars qu'à la prochaine faute, ils seraient dehors. Du coup, Fergie a fait sortir Cleverley à la 61ème... Et Wilshere a vu rouge à la 69ème. Regardant le match chez mon meilleur pote, qui a le malheur de supporter les Gunners, j'avais annoncé la sortie de Cleverley après sa dernière faute, et suggéré à Arsène d'en faire de même. De là à dire que je serais un meilleur manager que ce dernier, il y a un pas que je vous laisse libre de franchir, ou pas.

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Fais gaffe à la réception sur le poteau de corner, Pat...

Ce match était tellement facile qu'on n'a même pas eu besoin de sortir Scholes de son placard. Car quand Cleverley a dû sortir, c'est Anderson qui est monté sur la pelouse pour montrer à Ferguson qu'il était plus que jamais de retour en très grande forme après sa prestation éclatante au Bridge mercredi soir. En fait, ça faisait longtemps qu'on n'avait plus vu notre milieu dominer celui d'Arsenal de telle sorte et l'entrée d'Ando a renforcé ce sentiment. De bon augure pour les semaines à venir ; vu le programme, le Sir risque de faire tourner et vu la forme générale de nos joueurs, cette possible rotation n'est nullement inquiétante.

Avant de nous déplacer à City (auteur d'un nul blanc à West Ham) le 9 décembre, nous irons à Aston Villa, Norwich, Reading, et accueillerons QPR et West Ham. Un programme à priori abordable (entrecoupé par deux joutes européennes) pour le nouveau leader du championnat, qui devra prendre un maximum de points après ce 24/30 qui nous a vus nous imposer face à Chelsea, Liverpool et Arsenal, entre autres. Evitons les mauvaises surprises jusqu'au derby et je suis prêt à parier que l'écart aura augmenté entre nous et nos chers voisins bruyants avant de les affronter.

Bref, une bien belle semaine qui s'achève pour nous, où le seul bémol reste l'élimination en coupe, mais quand on voit la manière dont ça s'est passé, sommes-nous vraiment déçus ? Moi non. Je suis fier de ce qu'a réalisé notre équipe et je nourris plus que jamais de grands espoirs pour cette saison. Ça vaut au moins une demi-molle, hein Robin ?

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GLORY GLORY MAN UNITED

samedi 3 novembre 2012

PL Preview : We don't need Batman...

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La réception des Gunners à Old Trafford est toujours un petit événement. Bien qu'Arsenal ne soit plus un rival sérieux depuis longtemps, nos joutes sont toujours attendues et garantissent généralement un beau spectacle. Et les statistiques plaident en notre faveur ! Car les hommes d'Arsène Wenger n'ont plus gagné à OT depuis septembre 2006. Pire ; sur les dix derniers matches entre Gunners et Red Devils, United compte 8 victoires pour une seule défaite. Inutile de rappeler comment s'est terminé ce choc l'an dernier ; le 8-2 est encore dans toutes les têtes. On se repasse le DVD les jours de cafard... Ce 28 août 2011, un homme était peut-être plus blessé que les autres parmis les victimes de United. Un buteur sur lequel tous les projecteurs seront braqués ce samedi.

He scores when he wants ? We don't need Batman, we've got Robin ? Ces chants sont désormais nôtres. Lassé des saisons blanches, Robin a choisi un club plus apte à gonfler son palmarès. L'ancien capitaine des Gunners a rejoint United cet été au grand dam des supporters d'Arsenal, et le hollandais n'a pas mis longtemps à balayer les doutes des sceptiques grâce à ses buts, ses assists et sa classe naturelle. Aujourd'hui, il s'apprête à tester ses anciens partenaires, qui tentent tant bien que mal de digérer l'après-Robin. Les Gunners ont actuellement la meilleure défense du royaume avec seulement 6 petits buts encaissés en 9 rencontres, mais peinent un peu plus au niveau offensif... Giroud et Podolski ne valent pas encore un demi Van Persie. A contrario, si United éprouve des difficultés en défense (déjà 13 buts encaissés), les Red Devils sont les meilleurs artilleurs avec 24 buts marqués, soit presque 3 par match. Cannoniers, vous dites ?

En milieu de semaine, Gunners et Reds auront connu des fortunes diverses, puisque les Gunners ont réalisé l'exploit d'éliminer Reading de la Capital One Cup après prolongations, en remontant un retard de 4 buts... Le lendemain, United s'inclinait 5-4 après prolongations à Stamford Bridge, avec une équipe B et face à des Blues nettement moins couillus au niveau de la feuille de match. Mais les équipes qui seront alignées aujourd'hui n'auront pas grand chose en commun avec celles ayant disputé cette prestigieuse Capital One Cup. Ainsi United devrait aligner ses meilleurs éléments disponibles ; RVP, bien sûr, mais aussi Rooney, Valencia, Carrick, Ferdinand, Evans, Evra ou De Gea. D'autres caresseront l'espoir d'avoir donné à Sir Alex de bonnes raisons de leur faire confiance, comme Anderson, auteur d'une excellente prestation au Bridge mercredi, ou Chicharito, auteur de quatre buts en trois matches (ou huit jours).

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La question à 2 balles : RVP fêtera-t-il un éventuel but face à ses anciennes couleurs ?

En face, une équipe moins impressionnante mais qui compte tout de même certains joueurs à surveiller ; Vermaelen, Cazorla, Arteta, ou encore Wilshere, qui a fait son grand retour le week-end dernier après une longue absence. Les Gunners auront à coeur d'effacer l'humiliation de l'an dernier et par la même occasion, de tenter de remporter trois points qui leur permettraient de recoller un peu au classement, où ils comptent déjà 6 points de retard sur les deux Manchester et 7 sur le leader, Chelsea.

Avouons-le, tout autre résultat qu'une victoire serait décevant. Parce qu'il s'agit d'Arsenal, parce qu'on est à Old Trafford, parce qu'on a retrouvé un jeu séduisant depuis plusieurs semaines, parce que nos cadres se sont reposés cette semaine, parce qu'on ne peut pas se permettre de perdre tout le bénéfice de notre victoire à Chelsea, avant d'aborder une série théoriquement plus abordable pour accumuler les points (Aston Villa, Norwich, QPR, West Ham, Reading). En étant concentrés derrière, on peut aisément imaginer que nos attaquants feront le taff face à cette défense pas si imperméable que les chiffres tentent de le faire croire.

En attendant, les supporters du plus français des clubs anglais préparent déjà les excuses en cas de défaite. Le complot pro-United risque à nouveau de fausser la rencontre... La moindre décision de l'arbitre sera scrutée, analysée et critiquée, qu'on se le dise !

Prono : Referee United 3-1 Arsène All

Bon match à tous

GLORY GLORY MAN UNITED

vendredi 2 novembre 2012

COC Review : Chelsea tient sa revanche (ou pas)

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Roberto di Matteo l'a affirmé après la rencontre : il voulait mettre les choses au point et montrer que sans l'influence favorable de l'arbitrage, United était inférieur à Chelsea. Visiblement, le remplaçant de Villas Boas attrappe la grosse tête et assume de plus en plus son rôle dans l'un des clubs les plus détestables d'Europe en déclarant de telles inepties.

Car si nous pouvions être fiers de nos Red Devils après leur victoire, aussi controversée fut-elle, en championnat trois jours plus tôt, cette fierté ne tient pas la comparaison avec celle qui était la mienne au terme de ce match étonnant de Capital One Cup. Fidèle à ses principes et à ses déclarations d'avant match, Fergie alignait une équipe expérimentale faite de joueurs en manque de temps de jeu ou de jeunes espoirs. En fait, des deux rencontres face à Chelsea, seul Rafael conservait son nom sur la feuille de match, dans un onze composé, outre le brésilien, de Lindegaard, Keane, Wootton, Büttner, Nani, Fletcher, Anderson, Giggs, Welbeck et Chicharito.

En face, RDM alignait quand même Cech, Luiz, Cahill, Mikel ou Mata, des titulaires en puissance, et l'italien a dû faire jouer Hazard, Oscar et Ramires pour parvenir à égaliser à la 93ème minute de jeu, grâce à une boulette du gamin Wootton, quand Sir Alex faisait entrer Powell, Tunnicliffe et Macheda ! Revanche vous dites ? Jamais de la vie. Ce United bis a mené à trois reprises à Stamford Bridge, sans l'aide de l'arbitre, et ne doit son élimination qu'à des détails : l'inexpérience de Wootton ou Büttner, ou la bêtise de Nani, qui a préféré tenter une action individuelle au lieu de conserver le ballon dans les derniers instants de la rencontre, juste avant le penalty converti par Hazard.

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Wootton offre à Chelsea un comeback inespéré

Ce but a logiquement coupé les jambes de United et galvanisé les Blues. Il a aussi permis au public de Stamford Bridge de se réveiller, après une heure et demi de passivité. Les supporters visiteurs, par contre, ont été incroyables, en chantant sans arrêt, en affichant de belles bannières, et en se comportant avec civilité, un mot que devraient apprendre et tenter d'assimiler les pensionnaires du Bridge. Bref, mention spéciale à nos away supporters qui ont bien failli être justement récompensés de leurs efforts. Mais nul doute que, comme nous, ils auront apprécié la performance de nos "seconds couteaux".

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Best supporters in the kingdom ? No doubt !

Je ne vous ferai pas un résumé du match, ce genre de rencontre ne se raconte pas ; elles se vivent. Je vous parlerai juste de la prestation 5 étoiles d'Anderson, tout juste énorme (sans mauvais jeu de mots) et illsutrée par trois assists. L'homme du match, pour moi et pour beaucoup d'autres, dont Fergie, qui a reconnu que le brésilien avait été étincellant jusqu'à sa sortie, due à la fatigue, et qu'il était temps pour lui de lui donner plus de temps de jeu. Je vous parlerai aussi du match de Giggs, 120 minutes à 39 ans, 2 buts face à Chelsea (le gallois a donc marqué dans chacune de ses 23 saisons avec United), excusez du peu. Je vous parlerai de l'excellente expérience de nos deux jeunes défenseurs centraux, qui ont été presque intraitables alors qu'ils avaient des clients comme Sturridge (prestation "à la Torres" pour quelqu'un qui sera certainement très satisfait de lui-même) ou Moses, puis Hazard et consorts. Je vous parlerai du Chicharito retrouvé, auteur de son 4ème but en 3 matches d'affilée, encore buteur face aux Blues et irréprochable de bout en bout. Au milieu de toutes ces louanges, un seul joueur a (encore) déçu. Malgré son joli but, Nani semble plus loin que jamais d'une place de titulaire indiscutable. Toujours les mêmes pertes de balle, toujours ces mauvais choix... Des défauts qu'on a bien plus de mal à digérer que les faiblesses affichées par Keane et (surtout) Wootton, logiques au vu de leur âge. Le portugais semble s'éloigner chaque jour un peu plus d'Old Trafford, et de moins en moins de supporters s'en plaignent.

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Nani s'est encore fait des amis...

Bien évidemment, il n'est jamais agréable de sortir prématurément d'un tournoi, surtout avec la perspective d'un match contre Leeds au tour suivant... L'avantage, tout de même, c'est que Sir Alex aura pu laisser au repos tous ses titulaires, à l'exception de Rafael, en vue du match contre les autres Caliméro de Londres, ceux d'Arsenal bien sûr,, qui a aussi fait tourner son effectif lors de son "épique" rencontre de la semaine face à l'impressionnant Reading. Les Blues, eux, ne pourront pas en dire autant au moment d'aller défier Swansea, que l'on soutiendra tout particulièrement ce week-end, histoire que Di Matteo prenne conscience que son équipe n'est pas aussi infaillible qu'il semble le croire.

Glory Glory Man United

mardi 30 octobre 2012

PL Review : Putain, 10 ans !

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On va tout de suite mettre les choses au clair : oui, l'arbitre nous a (un peu) aidés dimanche au Bridge ! Et alors ? J'ai presque envie de dire que ces décisions en notre faveur rendent cette victoire encore plus savoureuse. Qu'il est bon de voir les haters se déchaîner, les Blues porter plainte contre Monsieur Clattenburg, la théorie du complot pro-macunien ressurgir (comme toutes les deux semaines, en fait), les blagues sur le corps arbitral, tout entier voué à la cause des Red Devils ! C'est un scandale !

A tous ceux qui pleurent et que notre succès a rendu aigris, envieux et jaloux, je leur dis d'aller se faire foutre. Nous avons gagné au Bridge, ça faisait dix ans que pareille chose n'était plus arrivée en championnat, et putain que c'est bon ! Durant cette décennie, nous avons eu notre lot "d'injustices", au Bridge, souvent, mais aussi partout ailleurs. Bizarrement, ces erreurs qui nous ont parfois coûté non pas trois pauvres points, mais ni plus ni moins qu'un titre (Chelsea, extérieur et domicile, en 2010, United deuxième à un point des Blues), ont toujours fait moins de bruit.

A présent, parlons-en, de l'arbitrage ! La rouge d'Ivanovic est parfaitement logique ; Young, parfaitement lancé par l'excellent Van Persie, filait droit vers le but, trop vite pour le serbe, obligé de déséquilibrer l'anglais, à qui il en faut beaucoup moins pour s'effondrer comme une merde. La rouge de Torres ? Elle fut brandie avec beaucoup de retard, car sa première jaune méritait déjà l'exclusion. Qu'Evans l'ait bien touché sur l'action qui renvoya la belle blonde aux vestiaires ne signifie pas qu'El Nino n'a pas simulé. Le décalage entre la faute et la chute, le fait qu'il se tienne le genou alors que c'est le tibia qui fut raclé sont un plaidoyer pour le pauvre Clattenburg. Mais ce dernier a bel et bien fait d'autres erreurs que de garder Torres sur la pelouse plus qu'il ne le méritait : une main de Luiz dans le rectangle non sifflée, quelques gestes pas jojo de part et d'autre et... ce but victorieux de Chicharito, entâché d'un hors-jeu soi-disant flagrant mais pour lequel il fallut revoir au moins trois fois un super ralenti et que le juge de ligne aurait eu bien du mal à signaler, tant le nombre de joueurs dans le petit rectangle de Cech étaient nombreux, presque autant que pendant les matches de Chelsea lors de la défunte Ligue des Champions, c'est dire !

Alors fuck off ! Fuck off à tous ceux qui s'indignent de cette victoire.

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Allez hop ! Retourne chez la coiffeuse !

Ceci étant dit, parlons un peu football... Quel entame de match de United ! Après avoir concédé si souvent en début de rencontre cette saison, qui aurait pu imaginer que nous mènerions 0-2 après un quart d'heure de jeu ? Certainement pas moi. Pendant 30 minutes, les Red Devils ont parfaitement maîtrisé leur sujet avant de peu à peu lâcher du lest et laisser l'initiative aux talentueux milieux des Blues. Le magnifique coup franc de Mata ponctuera une fin de première période à sens unique, où De Gea aura à nouveau montré toute sa classe sur sa ligne de but. Pour ce choc, Sir Alex avait décidé de ranger son diamant au placard et d'en ressortir ses ailiers, histoire d'embêter un max Cole et Ivanovic. Mission accomplie pour Valencia et Young, le premier signant une excellente prestation malgré quelques centres tout pourris, pendant que le second signait une copie plus qu'honnête pour un tel retour. Devant un De Gea au top (sauf sur un ou deux dégagements), le back four a fait le taff, malgré les deux buts encaissés. Rio (sifflé par le public toujours aussi lobotomisé de Chelsea) et Evans ont rarement été surpris, tandis que Rafael et Evra se concentraient principalement, une fois n'est pas coutume, sur leur tâche défensive. Il est agréable de constater que le jeune brésilien conforte de match en match sa position avec des belles performances, tout autant que la renaissance de Patrice Evra, visiblement réveillé depuis le match de Büttner face à Wigan. Au milieu, Carrick continue de multiplier les passes avec une aisance catalane. A ses côtés, le petit Cleverley a connu un match plus compliqué, à oublier. Tout le contraire de Rooney, au four et au moulin, devant derrière, au milieu, sur les côtés. Wazza avait des ailes et sans une bête et inutile faute sanctionnée par un carton jaune et le but de Mata, il frôlait la perfection. Devant, Robin van Persie a encore prouvé combien tous ceux qui ont douté de l'utilité de ce transfert (dont je fais partie) ont encore bien à apprendre... Impliqué dans les trois buts de United et dans tous les bons coups, il a étalé sa classe et répondu présent lors de ce grand rendez-vous.

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"Putra Madre ! Chelle-là yè l'aurai pas..."

Mais le héros du jour et de la semaine, c'est bel et bien mon chouchou mexicain, mon Petit Pois préféré ! Après son doublé en Ligue des Champions qui nous offrit la victoire face à Braga, Chicharito a encore endossé le costume de super joker de luxe, face à un de ses adversaires préférés. A onze contre neuf, United ne pouvait pas ne pas gagner. Pourtant, le mur bleu était bien décidé à repousser tous les assauts de la meilleure attaque de la Premier League. Fergie, qu'on n'avait plus vu si ambitieux lors d'un choc à l'extérieur depuis des lustres, lance son arme plus très secrète dans la bataille et s'en félicitera une fois de plus quelques minutes plus tard. Les maux de tête ne sont pas prêts de s'arrêter pour notre manager au moment de choisir sa ligne d'attaque, et Javier Hernandez a probablement gagné une place dans la hiérarchie des attaquants. Bravo mon petit gars.

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Le 4ème arbitre : "Putain les mecs, arrêtez de postillonner..."

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Danny, chi tou me regardes... Il est pour toi !

 

Cette victoire nous permet de revenir à un point des Blues, toujours leaders. Et c'est bien là le seul enseignement de ce match. Bien qu'il soit encore tôt dans la saison, une défaite nous aurait repoussé à sept points, un écart certes pas insurmontable, mais peu enviable pour un candidat au titre. Samedi prochain, ce sont d'autres pleureuses que nous accueillerons à Old Trafford. Arsenal débarquera avec un esprit de revanche, un an après un certain 8-2. Cette rencontre conclura un tryptique londonien puisqu'avant cela, United se déplacera mercredi à... Stamford Bridge, où une équipe bien différente de celle de dimanche tentera de nous qualifier pour le prochain tour de la Capital One Cup. Ambiance garantie !

Exciting days !



Fin »