Le Théâtre des Rêves

vendredi 5 septembre 2014

Les Van Gaalactics ?

 

Mieux que le casting de The Expendables !

2 septembre 2013, 23h59 : Après un été pourri sur le marché des transferts, rythmé par d’incessantes rumeurs et déceptions, United et David Moyes annoncent avec fierté avoir signé Marouane Fellaini en provenance d’Everton. Le grand touffu sera le seul renfort d’une équipe alors encore fraîchement couronnée championne d’Angleterre, pour la 20ème fois… Inutile de vous conter la suite.

2 septembre 2014, environ 2h du matin : United officialise le transfert, sous forme de prêt avec option d’achat, de l’un des meilleurs attaquants du monde : Radamel Falcao (Colombie, Monaco). El Tigre vient boucler un mercato complètement fou de la part des Red Devils, le plus onéreux de son histoire et le plus impressionnant jamais observé au club. Car moins d’une semaine plus tôt, c’est un autre grand nom du football international qui a endossé la prestigieuse tunique rouge : Angel Di Maria, joueur essentiel du Real Madrid champion d’Europe, et finaliste de la défunte Coupe du Monde au Brésil. Si on nous avait dit au mois de juin que ces deux-là seraient à Old Trafford début septembre, nous aurions bien rigolé, et nos concurrents aussi. C’est pourtant aujourd’hui une vérité : deux des plus grands joueurs du monde ont renoncé à la Ligue des Champions pour rejoindre le club qui a terminé 7ème au classement de la Premier League l’an dernier. Et ils ne sont pas les seuls, les bougres ! Luke Shaw (arrière gauche, Angleterre, Southampton), Ander Herrera (milieu, Espagne, Bilbao), Marcos Rojo (défenseur central/arrière gauche, Argentine, Sporting Lisbonne) et Daley Blind (milieu/défenseur, Pays-Bas, Ajax) complètent un mercato 6 étoiles de la part d’Ed Woodward.

Le même Woodward qui avait annoncé la couleur au début de l’été avec un désormais célèbre « Watch this space » et que les supporters ont fustigé dès le coup de sifflet final du match d’ouverture de notre saison (vs Swansea, défaite 1-2). A ce moment, seuls Shaw et Herrera ont apposé leur signature au bas d’un contrat. Deux renforts de qualité mais qui avaient été pisté par David Moyes bien avant l’arrivée de Van Gaal. Les supporters veulent Vidal, Hummels, Kroos… mais personne n’arrive. Alors, subitement, Van Gaal devient un incapable, Woodward doit démissionner et les Glazers peuvent crever la gueule ouverte. Peu importe, Louis et Ed continuent à s’afférer en coulisses, et pendant que Rodgers signe des Manquillo, Lovren ou Can tout en annonçant que United ne peut pas attirer de grands noms sans participer à la Ligue des Champions, Rojo et Di Maria font le forcing pour rejoindre la révolution Van Gaal. Les jours passent et la rumeur Vidal s’éteint peu à peu. Qu’importe ! Daley Blind (élu meilleur joueur du championnat hollandais) sera notre sentinelle devant la défense. United, qui compte onze blessés dans son noyau, va chercher un deuxième petit point sur le terrain de Burnley. Malgré leur puissance offensive (Mata, Di Maria, Rooney, Van Persie), les Red Devils restent muets face aux promus. Louis et Ed décident alors de réaliser un dernier joli coup de poker, au nez et à la barbe de City, Liverpool, Arsenal ou le Real en s’offrant Falcao, excusez du peu.

En tout, United aurait dépensé quelques 200 millions d’euros. Une démonstration qui a bien entendu provoqué de vives réactions chez nos concurrents, visiblement irrités de constater que non, nous ne sommes pas morts ni en perdition ni moins attractifs, mais, plus étonnant encore, chez nos propres supporters !! Ceux-là même qui râlaient deux semaines auparavant sur le manque d’ambition du club, l’amateurisme de Woodward, les grippe-sous de Glazers, s’offusquent des montants déboursés ou du recrutement de noms bien ronflants. Si ce mercato m’a appris une seule chose, c’est que la majorité de mes semblables ne seront jamais contents. On parle de perte d’identité du club, nous copierions les modèles que nous avons toujours critiqué, nous ne valons pas mieux que les Chelsea, City ou PSG, nous serions des pigeons…

La vérité (la mienne, du moins), c’est que nous ne pouvions plus nous contenter d’un gros transfert tous les deux ou trois ans, en complétant avec des jeunes ou d’autres renforts à potentiel. Seul Sir Alex pouvait tirer le meilleur (un titre) d’un groupe aussi peu qualitatif, pendant que les autres grosses cylindrées (et même Arsenal) alignaient les millions pour être toujours plus compétitifs. Regardez l’effectif de Chelsea ou City, qui pourraient facilement aligner chacun deux onze totalement différents et rester compétitifs en Angleterre ou même en Europe. Louis Van Gaal sait qu’il ne peut pas lutter avec des joueurs certes sympa mais trop limités tels que Young, Valencia, Anderson, Nani ou Chicharito. Le hollandais a fait le ménage que beaucoup réclamaient déjà du temps de Fergie : renforcer une équipe tout en se séparant de ceux qui n’ont pas (ou pas encore, pour Powell ou Keane) le niveau de ses ambitions. Du coup, exit les Bebe (Benfica, définitif), Büttner (Moscou, définitif), Zaha (Crystal Palace, prêt), Nani (Sporting Lisbonne, prêt avec option), Kagawa (Dortmund, définitif), Lawrence (Leicester, définitif), Powell (Leicester, prêt), M. Keane (Burnley, prêt), Chicharito (Real Madrid, prêt avec option), Cleverley (Aston Villa, prêt avec option) et… Welbeck (Arsenal, définitif).

5ème attaquant à MU, 1er à Arsenal !

Nous reviendrons sur le dernier plus tard, car il a provoqué une vague d’émoi au sein de notre communauté. Si Young, Anderson et Fellaini sont les heureux survivants de ce premier exode, on ne peut que saluer ce dégraissage intensif. Van Gaal a les couilles requises pour organiser cette grande purge. J’ai beau aimer Chicharito depuis le premier jour, il est évident qu’il ne sera jamais un titulaire indiscutable à United. Son sens du but est indéniable, tout comme son contrôle de balle est horrible et son apport dans le jeu proche du zéro absolu. Je suis l’un des rares à apprécier Cleverley, mais sa confiance est minée par les critiques souvent injustes et il faut s’y résoudre, il ne sera pas le prochain Paul Scholes. Nani est parfois génial, mais trop souvent banal. Kagawa a un talent fou, mais ça ne collera jamais chez nous, certaines unions sont incompatibles. Il faut parfois raisonner avec sa tête, et non avec son cœur… Ce qui nous amène au cas Danny « dat guy » Welbeck. Transféré chez les Gunners dans les dernières minutes du mercato, le gamin du club semble avoir fait le forcing pour partir définitivement, et non sous forme de prêt, probablement conscient (ou informé par van Gaal) que son temps de jeu n’allait pas s’améliorer cette saison. On peut aimer tout ce que représente Welbeck à United, mais vouloir le conserver dans l’effectif juste parce qu’il est l’un des nôtres et qu’il fait de son mieux quand il est sur le terrain tient plus du romantisme que du réalisme. Le seul point noir étant qu’il parte chez un concurrent au top four, mais il le mérite et je lui souhaite de s’épanouir à l’Emirates Stadium. Ajoutons enfin que le départ de Welbeck signifie peut-être l’éclosion de James Wilson, autre jeune attaquant du cru, très prometteur.

A ce propos, la Premier League a publié les listes des joueurs de chaque équipe pour cette saison, et il s’avère que United est l’équipe qui, malgré l’exode de nombreux anciens ou joueurs formés au club ou le recrutement hispanophone, compte le plus de « home grown talents » que n’importe quel autre club de l’élite. Pour comparer, il y en a douze à United contre trois à Chelsea… Oui, Van Gaal n’a pas hésité à se séparer de nombreux éléments, dont des jeunes, mais si le batave n’a pas hésité à recruter cher et étranger, il a aussi su donner leur chance à des jeunes comme Blackett, James ou Lingard. A nouveau, le départ de Welbeck signifie que, dans sa tête, Wilson est meilleur. Et puis, ceux qui connaissent un minimum la carrière du hollandais savent que c’est lui qui a lancé au Barça ou au Bayern les Xavi, Iniesta, Müller, Alaba ou Badstuber… Si un jeune est meilleur qu’un vieux, il jouera. Simple et sans appel.

Autre sujet de déception chez certains supporters, le manque de renforts au poste de défenseur central. Etant donné que Hummels et Benatia ont décliné l’invitation, je ne vois pas trop quelle pointure était disponible à ce poste. De plus, aux Jones, Smalling et Evans sont venus s’ajouter Rojo et Blackett (encore un jeune du club…). Il manque certainement un patron, mais le chantier débute à peine et nous devons pouvoir viser un top four avec nos défenseurs actuels, qui vont s’entraîner tous les jours, dois-je le rappeler, contre Rooney, RVP et Falcao.

I buy who I want BITCHES !!

Ce mercato a donc été long, éreintant, tumultueux, surprenant, énervant, excitant… Et s’il divise les supporters de United et même le fan de foot en général, il nous permet de tirer quelques conclusions tout de même : United a la puissance financière de ses concurrents et peut attirer des pointures internationales, sans foot européen ; Ed Woodward a gagné ses premiers galons de directeur sportif et a fermé pas mal de bouches en deux semaines ; il y a à nouveau une saine concurrence dans l’équipe, ceux qui se pensaient intouchables vont devoir se remettre au boulot pour mériter leur place dans le onze, voire dans les seize, Van Gaal ne fera pas de sentiment ; et le sexagénaire n’a plus d’excuse en cas d’échec (objectif cette saison : le top four). Le club lui a témoigné sa confiance et a aligné les millions pour lui offrir un effectif riche et compétitif (et ça devrait continuer au prochain mercato puisqu'on annonce déjà Strootman, Reus et Hummels, sans oublier la sempiternelle rumeur du retour de CR7).

La pression est donc sur notre nouveau manager ; nous attendons encore notre première victoire en championnat après trois journées, alors que notre début de calendrier laissait espérer un début relativement tranquille, et nous avons été humiliés en Coupe de la Ligue face à une équipe de troisième division. Mais nous, supporters, devrons nous montrer patients, car une équipe ne se (re)construit pas en un mois. La patience n’est pas notre qualité première, mais c’est probablement le prix à payer pour toutes ces années de succès insolent. Et si ces débuts sont encore pires que ceux de Moyes, l’assurance et la sérénité de Van Gaal rassurent. Il n'a qu'à lire les commentaires des supporters de nos rivaux pour détecter à nouveau la peur. Il sait clairement où il va, et je suis prêt à le suivre… Et vous ?

GLORY GLORY MAN UNITED


samedi 22 mars 2014

De 0-3 à 3-0, entre souffrance et bonheur

La semaine dernière, c'est plein d'espoir que je reprenais mon activité sur ce blog. L'espoir d'une victoire face à l'ennemi juré de Liverpool, l'espoir d'une quatrième place en Premier League, et même l'espoir d'une qualif en quarts de la Ligue des Champions. Je ne sais pas le quel de ces doux rêves était le moins déraisonnable... Bien sûr j'aurais aimé que ces trois fantasmes se réalisent mais, au vu de cette saison, un sur trois, c'est déjà pas mal.

Nous avons donc pris une des claques de l'année face à Liverpool. A domicile. Avec un doublé de Gerrard. Sans nous montrer réellement dangereux une seule fois. Ridicule, c'est le seul mot pour qualifier cette "performance" de nos joueurs... et de David Moyes. Certes, les Reds avaient dimanche en Monsieur Clattenburg un précieux allié, mais ne nous méprenons pas ; même sans son aide, nous n'aurions jamais été en mesure de gagner ce match. Jamais. Liverpool nous a surpassé dans tous les compartiments du jeu. Moyes avait pourtant aligné ce qui ressemble de près ou de loin à notre meilleur onze et, sur le papier, cette équipe n'avait rien à envier à celle de Brendan Rodgers. Ah, si les matches pouvaient se gagner sur le papier... Évidemment, les potes à Stevie Gerrard se la racontaient grave en fin de rencontre, comme s'il y avait la moindre fierté à venir s'imposer à OT cette année, à vaincre cette équipe sans âme. Et, bande de scousers puants, même WBA, Newcastle, Swansea (Cup), Tottenham et vos copains d'Everton sont venus prendre trois points dans notre "forteresse" cette saison ! Ce qui est marrant, quand même, c'est que Liverpool devrait malgré cet exploit signer une nouvelle saison blanche.

Après une telle déconvenue, je dois avouer que ma confiance en un avenir meilleur sous David Moyes en a pris un sérieux coup. Le manager écossais a fait preuve d'autant de jugeote et de ressource que ses joueurs : premiers changements à la 76ème minute, alors que le score est déjà de 0-2 ; entrée de Rio Ferdinand à la 85ème, quelques minutes après le 0-3, mais 10 minutes après l'exclusion de Vidic ! La seule idée convenable fut de déplacer Januzaj assez tôt sur la droite, pour profiter de la faiblesse de Flanaghan, tu parles d'une trouvaille ! Je n'ai jamais caché mon soutien à ce Monsieur, que je n'arrive pas à détester. Je l'aime vraiment bien, mais je crois de plus en plus qu'il n'est pas l'homme de la situation. Il n'a visiblement pas les épaules assez larges pour diriger une telle équipe et succéder à un monument comme Sir Alex. J'espère vraiment que l'avenir me donnera tort, si avenir il y a encore pour David Moyes.

Et de son avenir il était évidemment fort question après cette débâcle. Si fort que selon certaines sources, le match de mercredi face à l'Olympiacos était celui de la dernière chance. Pour l'occasion, Sir Alex est évidemment présent, rien d'anormal vu que notre légende vivante est présente à tous les matches... Par contre, voir la tronche d'un Glazer dans les travées d'Old Trafford est plus inhabituel et alimentait la théorie du match de la dernière chance. United devait donc l'emporter par au moins trois buts d'écart pour accéder aux quarts de la Champions League, la dernière compétition où l'espoir d'un titre, aussi mince fut-elle, demeurait. Moribonds à l'aller et la gifle de dimanche encore dans toutes les têtes, peu nous voyaient passer cet écueil. Moi-même je l'avoue, pourtant d'un naturel optimiste frisant la naïveté, je n'y croyais que très peu. Mais United reste United et, avec tout le respect que nous devons aux champions grecs, l'Olympiacos n'est quand même "que" l'Olympiacos.

Pour l'occasion, Mata n'étant pas qualifié, on se dit qu'on va enfin voir Kagawa jouer, mais Moyes a pris tout le monde à revers en titularisant Giggs au milieu, alors que des rumeurs de dispute entre notre beau gallois (membre du staff) et le coach ont éclaté après le match de Liverpool. Une manière de démentir immédiatement cette histoire ? Toujours est-il que ce choix n'a pas réconforté les supporters juste avant le match... Nous avions tort, notre quadragénaire fut l'un des artisans de la qualif... Il semble par contre désormais acquis que Moyes ne compte pas sur Kagawa.

Dès le début du match, on a senti nos joueurs plus motivés que jamais. Ils avaient la rage de vaincre et, peu importe le manque de précision ou une agressivité qui menait parfois à la faute (ah, la fougue de Rafael...), on pouvait sentir que quelque chose allait se passer, que les joueurs alignés sur la pelouse étaient dans un tout autre état d'esprit que trois jours plus tôt. Et notre domination fut justement récompensée dès la 23ème minute, lorsque Robin Van Persie se vit accorder un penalty suite à une ouverture lumineuse de Papy Giggs. Le buteur batave, très critiqué depuis quelques semaines, pouvait entamer son récital. Il signera un triplé synonyme de qualification, avant de sortir sur blessure et sous les applaudissements d'un Théâtre des Rêves survolté depuis le début de la rencontre. 3-0 fut donc le score final, mais ne nous méprenons pas, tout ne fut pas parfait et, sans un David De Gea stratosphérique, nous pouvions aller nous pendre. United a de nouveau montré ses lacunes défensives et ne s'en sortira pas aussi bien face à une grosse cylindrée...

Et on n'a pas fait dans la dentelle pour les quarts, puisque ce sera ni plus ni moins que le tenant du titre, épouvantail de cette compétition et pour beaucoup la meilleure équipe du monde, j'ai nommé le Bayern Munich. Un match de gala où nous ne partons évidemment pas favoris. Robben aurait pu se faire plaisir face à Evra, il va probablement kiffer contre Büttner, le français ayant vu jaune. Mais si nous ne devions nous soucier que de notre côté gauche, la vie serait belle ! Les bavarois ont une défense de fer et un milieu où se bousculent les Kroos, Schweinsteiger, Götze, Alcanthara, Ribery... Une machine de guerre qui renverse tout sur son passage depuis la saison dernière. On nous prédit déjà la pire des déconvenues, nous n'aurons donc rien à perdre et ça, ça me plaît bien !

Ce sera sans Van Persie, absent pour au moins six semaines suite à sa blessure contre les grecs. Un coup dur ou un coup de pouce du sort ? Car avant son superbe triplé européen, RvP était loin de faire l'unanimité au sein des supporters ; critiques de ses collègues en public, fantômatique sur le terrain, maladroit devant le but, annoncé partant en été... Une baisse de sa cote de popularité que François Hollande pourrait jalouser. Si bien que ses titularisations automatiques laissaient certains penser que Moyes n'osait pas laisser ses vedettes sur le banc, qu'importe le niveau de jeu affiché. La comparaison avec Fergie était à nouveau aisée, lui qui n'avait pas hésité à se passer de Rooney face au Real, par exemple. Cette absence sera donc l'occasion de voir Welbeck, qui semble avoir développé une excellente entente avec Rooney et qui n'a jamais déçu lors de ses entrées au jeu; ou Mata dans son meilleur rôle : derrière l'attaquant. Mais ne nous voilons pas la face, l'absence d'un tel joueur pour cette fin de saison n'est pas une bonne nouvelle.

En championnat, c'est bel et bien mort et enterré pour la quatrième place : nous comptons désormais 14 points de retard sur les Reds et sur les Gunners, et même Everton et Tottenham devraient terminer devant nous. Il n'y a donc aucune pression et c'est peut-être enfin le moment de jouer en lâchant le frein à main, en attaquant et en se faisant plaisir, comme à certains moments contre l'Olympiacos. Si Moyes doit rester, sa deuxième saison se prépare déjà maintenant. Il lui reste 9 rencontres de championnat pour nous faire vibrer. Il nous le doit, et les joueurs nous le doivent. Rien ne rendra belle cette saison, hormis une victoire en Ligue des Champions qui tiendrait plus du miracle que de l'exploit, mais donnez-nous du jeu, bordel ! Allons battre West Ham et empêcher City d'être champion !!!

A la semaine prochaine !

Glory Glory Man United

dimanche 16 mars 2014

Nous ne sommes pas morts !

Mon inactivité sur ce blog pourrait laisser croire que je ne suis qu'un supporter de la victoire, un de plus. Il est vrai que je préfère commenter des exploits, des succès en série et des buts de folie, mais là n'est pas la raison de mon mutisme. Car il s'en est passé, des choses, à United. Et les journalistes, fans et blogueurs n'ont pas loupé l'occasion de profiter de nos contre-performances à répétition pour flinguer le club le plus populaire du monde, le plus titré d'Angleterre. Non, bien que le spectacle match après match m'ait souvent consterné, je suis resté fidèle à mon club, à mon équipe, à mon nouveau manager. A chaque sortie de nos Red Devils, je revêt toujours ma vareuse (cette année j'ai opté pour la casaque rouge numérotée 44, ma belgitude n'a pas résisté) et crois dur comme fer que le cauchemar va prendre fin, cette fois. Inutile de vous préciser que peu d'éclaircies m'ont sorti de la grisaille qui dure depuis de longs mois. Je n'ai pas à m'excuser de ne plus écrire, mais quand on est un jeune papa, le temps libre devient subitement aussi rare qu'un tacle propre de Paul Scholes...

Nous voici donc en plein milieu du mois de mars, le mois où tout est sensé se jouer pour les grosses écuries comme United. Or, nous sommes éliminés de nos coupes domestiques, largués en championnat et assez mal barrés en ligue des champions ! Y a pas à dire, David Moyes a fait fort pour sa première saison, et teste avec violence notre promesse faite à Sir Alex lors de son discours d'adieu : celle de soutenir notre nouveau manager, quoi qu'il arrive.

Les mauvais résultats sont une chose, mais certains points ne doivent pas être oubliés : les joueurs qui déçoivent depuis le début de saison sont les mêmes que ceux qui ont été sacrés champions il y a moins d'un an ; nous avons plus souvent été déçus qu'excités par les mercatos de Fergie ; le niveau de jeu généralement soporifique ne date pas de l'avènement de Moyes, cela fait des années qu'on s'emmerde et qu'on prie pour qu'un, deux ou trois milieux de terrain créatifs nous rejoignent ; etc etc. En fait, de manière générale, je n'ai plus vibré pour le jeu de United depuis la saison 2006-2007 !

La grosse surprise du mois de janvier, c'est bien évidemment le transfert de Juan Mata, meilleur joueur de Chelsea ces deux dernières saisons. Merci José ! Ce transfert nous signale que nous ne sommes pas morts et pourrait être la première brique de ce nouveau chantier qui s'annonce excitant, si l'on fait preuve d'un minimum de patience, une denrée rare en ce monde, dans le foot plus que partout ailleurs. La venue du petit espagnol est la preuve que United attire encore les grands joueurs et a les moyens de les faire venir. Moyes a d'ailleurs annoncé que nous devions nous attendre à bien d'autres arrivées de ce calibre dans un futur plus ou moins proche. On attendra de voir, le mercato estival catastrophique nous fichant encore la nausée...

Autre renfort, Marouane Fellaini semble peu à peu trouver ses marques. Peu à l'aise lors de ses débuts, dans une équipe qui ne tournait pas, puis miné par des blessures qui l'ont tenu écarté des terrains, certains supporters ont vite fait de classer le grand touffu au rayon des flops. Je reste persuadé que le grand belge a sa place à United, et ses deux derniers matches, face à Palace et WBA, abondent en ce sens. Big Mo est un besogneur, une tour et une présence que les adversaires redoutent, devant comme derrière.

Autre satisfaction, l'émergence du jeune Adnan. Rendons à David ce qui est à David, c'est l'écossais qui a lancé le petit feu follet dans le grand bain, alors qu'il n'aurait dû faire que quelques rentrées par-ci, par-là. Une ascension certes facilitée par le piètre niveau de nos autres ailiers, mais quand même. Plus timide depuis quelques semaines, le gamin affole pourtant déjà toute l'Europe et a, s'il parvient à garder les pieds sur terre et à bosser, tout pour devenir the next big thing.

Il s'en est passé, des choses... Surtout en dehors du terrain. Wayne Rooney, courtisé par Chelsea, a signé un nouveau contrat qui devrait le voir terminer sa carrière à United, et fait de lui le joueur le mieux payé d'Angleterre. Une façon bizarre de récompenser ses envies d'ailleurs, mais restons honnêtes : United sera toujours plus fort avec Wazza que sans. Un nouveau signe fort de la part du club et un coup de pied dans le fantasme des haters qui annoncent notre déclin.

Nemanja Vidic, lui, n'aura pas de nouveau contrat. Notre capitaine a annoncé son départ en fin de saison, destination l'Inter Milan. On lui souhaite bon vent et on le remercie déjà pour ces années de service où il a longtemps formé avec Rio Ferdinand la meilleure paire défensive de la perfide Albion (et d'Europe ?). Un Rio qu'on a aussi placé sur la liste des partants cet été, avec de nombreux coéquipiers comme Evra, Valencia, Young, Nani, Kagawa ou Chicharito, entre autres. Pour les remplacer ? Le gratin du foot européen ! Mangala (défenseur, Porto), Shaw (défenseur, Southampton), Reus, Gundogan (milieux, Dortmund), Kroos (milieu, Bayern), Cavani (attaquant, PSG)... Sans oublier Pogba, le gars qu'on avait mais que Fergie a laissé filer, et qu'il faudra donc racheter bien cher. Des noms qui font frémir mais ceux-ci devraient nous rappeler d'être prudents : Alcanthara, Fabregas, Bale, Ronaldo.

Annoncé partant également depuis plusieurs semaines, le cas RvP permet aux journaleux de faire ce qu'ils font le mieux : écrire de la merde. D'après eux, Robin n'est pas heureux. Robin n'aime pas les entraînements de Moyes. Robin a une clause qui lui permet de partir si on ne finit pas dans le top 4. Bref, le petit garçon dans sa tête ne crie plus United ! Des rumeurs que le batave a balayées dans une interview cette semaine. Il est certes déçu de la saison de United (comment ne pas le comprendre), mais affirme se sentir bien dans ce club, avoir l'intention d'aller au bout de son contrat et, pourquoi pas, de prolonger.

Ces journalistes n'ont donc plus rien à écrire en vue du match de cette après-midi, histoire d'épicer un peu le choc face à Liverpool. Ah oui, pour couronner cette saison de merde, est-il nécessaire de rappeler que nous voyons de loin s'affronter les Scousers, City et Chelsea pour le titre ! VDM. Arsenal y a cru un long moment, mais faut pas déconner. Je pense depuis le début du championnat que ça se jouera entre Blues et Citizens, je ne peux pas croire que pour les Scousers, ce sera enfin leur année... A nous d'y veiller. On accueille donc dimanche une équipe de Liverpool qui, avouons-le, a assuré le spectacle cette saison, avec une paire Suarez-Sturridge qui cartonne. Je reste persuadé que Rooney-RvP, c'est d'un niveau supérieur. Il faudra le démontrer dimanche. Il devrait en tous cas y avoir des buts, vu la relative faiblesse actuelle des deux défenses. La quatrième place est presque impossible, mais nous devons y croire, jouer chaque match comme une finale et terminer la saison en boulet de canon, ce qui serait de bonne augure pour la saison prochaine. Et puis une victoire face à l'enemi juré gonflerait nos joueurs de motivation avant le match contre l'Olympiakos, mercredi. Nous avons un déficit de 2 buts à remonter ; une tâche difficile, mais pas impossible, même pour ce United-là.

Glory Glory Man United

mardi 3 septembre 2013

Amer Cato

Lundi 1er juillet : Moyes prend officiellement ses fonctions à United et le mercato ouvre ses portes. Les fans de United se mettent à rêver, d’autant que notre budget serait « illimité »…

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Lundi 2 septembre, 23h : Tous les supporters de United se font à l’idée que ce mercato sera bel et bien le plus ridicule, inefficace et pénible de notre glorieuse Histoire. Un club qui doit se hâter avant la clôture du marché, se précipiter pour signer quelqu’un à tout prix est un club qui doit se poser des questions sur sa gestion comme Gary Neville le déclarait il y a deux saisons.

Nous avons finalement réussi à attirer Marouane Fellaini et, vu la tournure des évènements, nous devrions nous en féliciter. United a finalement signé un milieu de terrain ! Et le grand belge à la touffe généreuse va probablement rendre l’équipe championne meilleure. Nous n’avions plus ce genre de profil depuis longtemps. Certains se marrent quand je dis qu’on a enfin trouvé un successeur à Roy Keane, d’autres se sentent insultés, leur admiration pour le capitaine mythique de l’équipe qui a conquis le triplé les aveuglant. Comme Keano, Fellaini est un travailleur, un arracheur de ballon, un distributeur de sales coups. Le genre de profil crasseux qui nous manque depuis des années. En plus de ces attributs, l’ancien standarman possède un certain registre technique, sans parler de son jeu tête ou de son aisance à évoluer aux avants postes, si besoin est, et de ses onze buts marqués pour Everton l’an dernier.

Mais la venue du grand Marouane ne doit pas être la touffe qui cache la forêt : nous avons été minables lors de ce mercato, point barre. Permettez-moi de résumer nos vacances où il ne se passa pas un jour sans qu’un milieu de terrain de renom ne soit cité à Old Trafford. On peut affirmer sans risque qu’il ne doit plus y avoir un seul médian appartenant aux cinq grands championnats qui n’ait décliné l’invitation. Thiago Alcantara, d’abord, qui était « tout proche », puis qui a opté pour le Bayern qui a bouclé l’affaire en deux jours. Qu’à cela ne tienne ! On va tenter de choper un autre catalan et, en même temps, faire chier les Gunners : deux ou trois semaines de perdues à enchaîner les offres insuffisantes pour un joueur qui, visiblement, n’avait aucune intention de quitter le Barça. Fin du chapitre Fabregas, assurément le plus frustrant de cette farce. Il faudra en effet m’expliquer l’intérêt de lancer toutes ses forces dans une bataille perdue d’avance. Pendant ce temps-là, on joue aux radins avec Everton pour le duo Fellaini-Baines. Le grand belge a, à ce moment, une clause libératoire à 22 millions que United n’activera jamais.

Les rumeurs les plus folles circuleront encore : Mata en échange de Rooney et du cash, Bale, Ronaldo, Modric, De Rossi, Gundogan, Kaka, Özil, Kedhira… A Londres, les Spurs se marrent et signent un milieu par jour, dont le petit danois de l’Ajax, Eriksen, longtemps cité à OT, pour un montant dérisoire. On apprend même aujourd’hui que ce bon vieux Sneijder (parti mourir au Galatasaray) était à nouveau convoité !! Visiblement, Ed Woodward, le successeur de David Gill, est plus doué pour signer des contrats de sponsoring que pour obtenir l’autographe d’une star du foot au bas d’un contrat. Les jours passent et la colère de certains fans se fait sentir. D’autant que les lacunes de United au milieu sont mises en exergue lors de rencontres peu emballantes face à Chelsea et Liverpool. Finalement, United se tournera à nouveau vers Fellaini, un joueur que Moyes connaît bien et qui a fait sa part de boulot pour que ce transfert se réalise dans les tout derniers instants de cet infernal mercato. Forcément une solution de secours puisque le montant de la transaction est bien plus élevé que celui de la clause qui sautait en juillet ! En même temps se jouait une dernière farce, le transfert raté d’Ander Herrera, de Bilbao… Et les Gunners de signer Özil pour une fortune après un été placé sous le signe du rateau, pour eux aussi.

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Aussi ridicules fûmes-nous, la faute n’incombe certainement pas à David Moyes. L’écossais a joué franc jeu, au contraire de Fergie, en assumant que United était court au milieu et en ne démentant pas certaines pistes. Le rôle du manager est d’identifier les joueurs susceptibles de sublimer son équipe, c’est ensuite au board, et donc à Woodward, de mettre tout en œuvre pour exaucer le capitaine du bateau. Ce qui ne fut pas le cas, c’est le moins qu’on puisse dire. On ne me fera pas croire que United n’attire plus ou, pire encore, attire moins que Tottenham ! A l’époque de Fergie et Gill, les refus existaient déjà (Sneijder…), mais les affaires se bouclaient légèrement plus vite et nos renforts participaient ainsi à la préparation pendant qu’on se moquait des autres. Woodward a sous-évalué chacune de ses cibles, jouant au marchand de tapis en essayant d’économiser le moindre penny. Visiblement, Eddy est resté coincé une décennie plus tôt, à une époque où les émirs qatari et oligarques russes n’avaient pas encore semé la zizanie. Aujourd’hui pour signer une star, il faut mettre le paquet, que ce soit niveau transfert ou salaire. Des pétitions circulent déjà sur Twitter pour demander la démission du brave Ed.

Finalement, ce mercato aurait tout de même pu être plus que satisfaisant, si Herrera et Baines s’étaient ajouté à la liste des courses. Car les Fabregas, Mata, Modric ou Özil, que les Gunners voient déjà comme l’homme du titre, s’ils auraient trouvé leur place dans n’importe quel effectif, ne sont pas ce dont United a besoin. Nous avons déjà deux numéros 10 dans notre effectif : Rooney, puisqu’il est donc resté, et Kagawa, élu deux fois d’affilée meilleur joueur de la Bundesliga devant les Ribery, Götze, et autres Schweini, rappelons-le. Fellaini va libérer Carrick de sa tâche défensive et le laisser souffler un peu, au besoin. Il apportera son imposante présence dans les duels, dans le pressing et sur les phases arrêtées pendant que, devant lui, les Kagawa, Rooney, Nani, Zaha, Van Persie, Chicharito, Welbeck s’en donneront à cœur joie.

Marouane ajoute un plus considérable à une équipe qui a été sacrée championne les doigts dans le nez. L’horizon n’est donc pas si noir, même s’il nous faudra rester patient. Cette année est une année de transition, il ne faut pas l’oublier, même si nous sommes habitués à jouer la tête et que Moyes la jouera jusqu’au bout. La concurrence s’est également renforcée, ce qui promet un beau championnat.

Une année de transition, mais certainement pas le début du déclin que tant prédisent ou attendent.

GLORY GLORY MAN UNITED

lundi 8 juillet 2013

Une nouvelle ère

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Mon dernier article remonte au 10 mai dernier et était consacré à notre légende parmi les légendes ; Sir Alex Ferguson, qui après 26 ans de bons, loyaux et jouissifs services, a tiré sa révérence. Il clôturait une saison en demi-teinte, malgré un 20ème titre tout aussi historique que le précédent. C’est là l’avantage d’être le plus grand club d’Angleterre : chaque titre que nous gagnerons établira un nouveau record. Demi-teinte pourquoi ? Et bien, cela n’engage que moi, mais mes attentes étaient bien supérieures à ce seul titre national. Comment ne pas éprouver de regrets en repensant à ce quart de finale perdu injustement face au Real ? Qui n’a pas voulu exploser sa TV quand Chelsea nous a sorti de la Cup ? Et, franchement, combien de fois nous sommes-nous enthousiasmés en regardant notre équipe jouer ? C’est bien pour cela que cette bouffée d’air frais est plus que bienvenue.

Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit ; j’aime profondément Sir Alex et j’aurai toujours pour lui un immense respect, une admiration sans borne et une reconnaissance infinie pour tout ce qu’il a apporté à Manchester United. Mais depuis plusieurs saisons déjà, je pense que nous devons plus notre maintien au sommet à la soif de vaincre que Fergie a inscrit dans les gênes de tous ses joueurs, dans toutes ses équipes, qu’à notre niveau de jeu réel. Les années fastes du football spectaculaire pratiqué à OT semblent bien loin. Certains joueurs n’évoluaient pas ou peu à leur poste de prédilection, notre jeu était souvent prévisible sauf l’un ou l’autre coup d’éclat, nos tactiques ne semblaient pas toujours tip top…

« Le roi est mort ! Vive le roi ! »

Et c’est là que Moyes intervient. Si on s’est peu emballé en matant nos ouailles fouler les gazons anglais et européens ces dernières saisons, on a souvent vibré en lorgnant du côté des Toffees d’Everton, grâce à un jeu spectaculaire, généreux et direct, pratiqué par un collectif huilé, sans grande star. Je ne vous le cache pas, David Moyes était mon candidat idéal, mon préféré dans la short list. Qu’il n’ait gagné aucun trophée à Everton ne me dérange pas. Pas plus que son manque d’expérience au niveau européen. Le mec a ce qu’il faut, c’est certain. Il a fait d’Everton un club reconnu, avec bien moins de moyens que les grosses écuries, il a même hissé ce club au-dessus de Liverpool. Ses valeurs sont comparables à celles de Sir Alex, il est écossais tout comme lui et aime, lui aussi, donner leur chance aux jeunes. Le fait que Fergie l’ait choisi comme successeur devrait être un argument suffisant pour clouer le bec à ses quelques détracteurs… On imagine aisément que certains d’entre nous ne lui ferons pas de cadeau. Les critiques risquent de pleuvoir au moindre faux pas et la patience, vertu de plus en plus rare dans ce monde et particulièrement dans ce milieu, sera mise à rude épreuve si tout ne tourne pas rond tout de suite. On n’est plus aussi clément qu’en 1986 où, déjà, Fergie avait failli sauter. Imaginez.

C’est pour cela que nous devons nous préparer au meilleur : un nouveau titre de champion et/ou une Cup et un bon parcours en CL ; mais aussi au pire ; à savoir une, deux, voire trois saisons blanches. Ce scénario, bien que peu réjouissant, est tout-à-fait plausible. Moyes débarque dans une autre galaxie, et tout aussi compétent qu’il soit, un temps d’adaptation semble inévitable. Nous devons le savoir et il le sait déjà. Dans ce sens, il a déjà fait d’excellents choix en nommant d’anciennes gloires comme Phil Neville dans son staff, ou même la légende vivante Ryan Giggs devenu joueur-entraîneur, assurant ainsi un lien parfait entre le coach principal et ses joueurs, un lien dont ni les plus jeunes, ni les plus âgés ne pourront remettre en cause le crédit. D’autre part, nos concurrents vont vouloir profiter de cette éventuelle période d’adaptation et cette Premier League 2013-2014 s’annonce plus passionnante que jamais.

Son entrée dans ce nouveau monde, Moyes l’a faite d’emblée en devant gérer le cas Rooney, une vieille connaissance qu’il a révélée au public de Goodison Park, quand Shrek n’avait encore que 16 ans. Suit un mercato qu’on espère intéressant, avec les arrivées possibles de Thiago Alcantara, Leighton Baines ou Kevin Strootman, doublé d’une tournée en Asie et d’un premier trophée à disputer face à Wigan, le Community Shield, avant d’entamer une saison dont le calendrier ne laissera pas de place au rodage, avec plusieurs gros chocs dès le début de la campagne, prévue dans 39 jours.

Moyes n’est pas à plaindre, il a hérité du siège le plus convoité de la planète football. Son travail sera difficile et exigeant, tout le monde le regardera, mais il aura derrière lui tout un club, une bonne partie des supporters et un Sir Alex qui ne sera jamais bien loin s’il a besoin de l’un ou l’autre conseil.

Si jadis le départ du Sir me terrifiait, aujourd’hui, ce changement est synonyme d’excitation et me rend encore plus impatient de recommencer que les autres années, et ça, c’est déjà un exploit !

Longue vie à toi, David !

GLORY GLORY MAN UNITED !


vendredi 10 mai 2013

#THANKYOUSIRALEX

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Sir Alex se retire. Voilà une annonce qu'on a imaginée des centaines de fois mais à laquelle nous n'étions pas préparé. A la longue, on a fini par croire que l'écossais était éternel, mais la réalité nous a rattrapé sans qu'on s'y attende. A 71 ans et malgré une santé qu'on devine encore bonne, le Boss passe le relais. Il n'y aura plus de Fergie Time, plus de Mind Games, plus de chewing gums martyrisés, plus de hairdryer, plus de bonds de joie ou de colère sur le banc de touche, plus de boycott de la presse, plus de chaussure volante... Notre bien aimé manager raccroche pour de bon.

Inutile de revenir sur ses 27 ans de règne, qui ont fait de Manchester United le club le plus titré d'Angleterre et la franchise sportive la mieux cotée et la plus reconnue de la planète. Nous ne nous attarderons pas non plus sur les nombreux trophées qu'il a amassés, les jeunes qu'il a révélés quand on ne pouvait soi-disant "rien gagner avec des gamins", sur la manière dont il a su, à chaque fois que ce fut nécessaire, remplacer des joueurs irremplaçables et maintenir le club au sommet.

Sir Alex a hérité d'une équipe à la ramasse et en a fait une machine de guerre. Sir Alex a résisté aux envahisseurs russes et qatari qui ont changé la donne. Il quitte le banc de touche (mais pas le club) sur un 20ème titre de champion d'Angleterre comme dernier cadeau après toutes ces années de bonheur. Notre seul regret - et probablement le sien aussi - sera de ne pas avoir pu gagner plus souvent cette coupe aux grandes oreilles, et notamment cette année. Peu importe, l'homme restera à jamais une figure unique dans le milieu du foot et du sport en général. Un homme entier, avec ses grandes qualités et ses petits défauts (les arbitres vont probablement être plus détendus...), qui a toujours placé le club avant tout le reste. Comme il aimait à le rappeler, nul n'est plus grand que Manchester United, pas même lui.

On a été pris de court mais pourtant, les signes étaient là : une tribune à son nom, d'abord, puis une statue, de son vivant, qui auraient dû nous mettre la puce à l'oreille. Quoi qu'on en dise, le Sir avait prévu sa sortie depuis belle lurette. Il a veillé à laisser les clés de la maison à son successeur, David Moyes, dans les meilleurs conditions : un noyau mêlant jeunesse, talent, expérience et grinta; une valeur chère au futur ex-manager des Toffees. Sir Alex a façonné United à son image et accompli sa folle mission annoncée lors de son intronisation, il y a plus d'un quart de siècle : faire tomber Liverpool de son putain de pied d'estale. Les Scousers doivent être heureux d'apprendre que c'est le coach qui a amené Everton au-dessus de leur club qui tentera à présent de creuser l'écart déjà grand qui sépare les deux plus grands clubs d'Angleterre. Le passage de relais fut d'ailleurs un modèle du genre, le tout a été réglé en 48 heures, laissant peu de temps à la presse et aux médias pour dire tout et son contraire. Une preuve de plus, s'il en fallait, que ce club est différent des autres.

Son ombre planera encore longtemps sur Old Trafford comme celle d'un autre écossais légendaire pour lequel il avaot tant de respect : Sir Matt Busby. Sir Alex n'est pas mort. Sir Alex prend une retraite bien méritée et offre à Manchester United un vent de fraîcheur que beaucoup d'entre nous attendaient secrètement. Ne nous méprenons pas, aucun ou peu d'entre nous n'espéraient le départ de Fergie, mais depuis quelques années ses décisions étaient de plus en plus contestées et notre jeu a perdu de sa superbe. Ce qui nous a maintenu au sommet, c'est surtout cette insatiable faim de victoire qu'il a su inculquer à chacun de ses joueurs.

Ça faisait 15 ans que j'avais rendez-vous avec ce Monsieur, une, deux ou trois fois par semaine devant mon écran. Comme tout supporter, il faisait partie de ma vie, de mon quotidien. Avec lui, j'ai pleuré et ri, j'ai sauté de mon canapé et insulté les hommes en noir. J'ai regardé ma montre et haï Tévez, Suarez ou Benitez (et même ceux qui n'ont pas un nom en "ez"). J'ai traduit nombre de ses déclarations et repris ses expressions. Même ma fiancée s'est énamourée de cette figure paternelle, qu'elle aurait voulu comme grand-père, bien qu'elle n'aime pas les chevaux. Cet écossais m'a offert d'innombrables souvenirs inoubliables et délicieux. Plus que David Beckham, Ruud Van Nistelrooy ou Roy Keane, il va me manquer, le Sir, ça c'est sûr.

Le club est à un tournant de son histoire, mais avant de nous prendre la tête sur les futur résultats ou transferts, sur la gestion du United de Moyes, il n'y a qu'une phrase qui me vient à l'esprit : Thank You, Sir Alex.

Merci pour tout.

dimanche 10 février 2013

PL Preview : Comme un air de revanche

Il y a des dimanches matin comme ça où la vie semble douce et paisible... Vous vous réveillez aux côtés de la femme de votre vie et, à travers les interstices du volet de la fenêtre, le soleil vous signale qu'il fut bien plus matinal que vous. Dehors, les oiseaux chantent, les voisins rigolent... Après un bon déjeuner en musique, vous matez Match of the Day et constatez que la défaite des citizens hier sur le terrain de Southampton était bien réelle. Life is beautiful.

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Notre avance de 9 points en tête de la Premier League est donc assurée, quoi qu'il arrive cet après-midi. En cas de bon résultat, elle pourrait être portée à 12 unités, une aubaine qu'il serait dangereux de laisser filer. Mais l'adversaire du jour revêt depuis quelques saisons un costume de bête noire pour United. Les excellents Toffees du non moins imposant David Moyes sont un gros morceau, un très gros morceau. A tel point qu'aujourd'hui, une rencontre face aux bleus de Liverpool est plus inquiétante qu'une joute avec notre ennmi commun ou Arsenal, par exemple. Un match contre Everton, c'est l'assurance de passer 90 minutes intenses et stressantes.

A ceux qui en douteraient encore ou qui auraient des problèmes de mémoire, je leur rappelerai nos deux derniers affrontements : Le 22 avril 2012, United trônait en tête du classement et menait 4-2 à quelques minutes de la fin du match. La victoire qui semblait alors acquise nous offrait un nouveau titre sur un plateau d'argent... La suite, vous la connaissez. Cette saison, notre campagne débuta à Goodison Park avec une défaite (1-0), des oeuvres d'un Marouane Fellaini absolument monstrueux. Depuis, les Toffees sont à portée du Top Four (42 points, 6èmes dernière Arsenal qui a un match d'avance) et ne se sont inclinés, comme United et City, qu'à trois reprises. Les 10 victoires et 12 nuls témoignent de l'ampleur de la tâche : les Toffees sont coriaces, costauds, déterminés à ne pas perdre. Si nos Red Devils ne mettent pas leur tripes sur la pelouse ou s'économisent en vue du choc face au Real, nos chances seront très minces d'accroître notre avance sur nos poursuivants.

Peu importe l'équipe sélectionnée par Sir Alex, les onze joueurs alignés aujourd'hui sur la pelouse d'Old Trafford devront répondre présent et se donner à 200%. Everton ne nous fera pas de cadeau, et si notre avance semble confortable aujourd'hui, nous savons tous qu'elle peut fondre comme neige au soleil. C'est Everton qui a relancé la course au titre l'an dernier, tâchons de faire en sorte que l'histoire ne se répète pas. Fergie a déjà signalé qu'il alignerait deux équipes différentes aujourd'hui et mercredi. Il en veut à la Premier League de nous faire jouer le dimanche, quand le Real a joué samedi et bénéficiera donc d'un jour de récupération supplémentaire.

Mais si ces deux prochains matches seront compliqués, on peut se dire que le calendrier sera ensuite bien plus clément ; mis à part le retour contre Madrid, nos prochains adversaires sur les mois de février et mars sont Reading (Cup), QPR, Norwich, West Ham, Reading (PL) et Sunderland (et un souhaitable 6ème tour de Cup). Fergie aura alors tout le loisir de faire tourner sans prendre trop de risques.

Peu importent ces considérations, United entre de plein pied dans une période cruciale de sa saison. Un tournant où il peut continuer sur sa belle lancée du début de saison, avec une belle dynamique de 13 rencontres sans défaite et une présence encore sur trois tableaux, ou tout perdre, comme l'an dernier. Nos joueurs le savent ; comme nous, ils n'ont aucune envie de finir la saison broucouille. Pour nous montrer à la hauteur de nos ambitions, le scalp des Toffees serait un beau signal, 55 ans après la tragédie de Munich, nos huit anges gardiens disparus ce jour-là ne me contrediront pas...

Prono : 2-1

Bon match à tous

GLORY GLORY MAN UNITED

mardi 8 janvier 2013

TDR Comics #00 : Un Chevalier Blanc Surgit du Banc et Sauve United !

Ce n'est pas parce que j'ai de moins en moins le temps de rédiger des articles que je ne pense pas à des nouveautés à vous proposer !

Muni de mon nouvel iPad, mon sens créatif, s'il existe, s'exprime de diverses façons et certaines me semblent exploitables pour égayer votre blog préféré.

Je vous propose donc de découvrir en avant-première un premier jet de la dernière folie née dans mon cerveau ; un résumé de match plutôt particulier, sous forme de comics book à l'américaine !

Nous l'appelerons provisoirement le TDR Comics, mais je suis ouvert à toutes les propositions !

Le premier volume revient sur le nul arraché chez les Hammers ce week-end dans le Fergie Time par un super héro des temps modernes... Robin Van Persie, bien plus fort que le Robin de Batman.

N'hésitez pas à critiquer, en bien ou en mal.

Et bonne année à tous !

201301 - West Ham Away - FA Cup - Page 1

201301 - West Ham Away - FA Cup - Page 2

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vendredi 21 décembre 2012

Jonny Irish rempile !

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En ce jour d'apocalypse, le club a décidé d'annoncer la prolongation de contrat de Jonny Evans. Le talentueux défenseur central sera un Red Devil jusqu'en juin 2016, au minimum. Son contrat ne prenait fin qu'en 2014 mais ses performances en l'absence de Nemanja Vidic méritaient bien cette récompense.

Il a mis le temps, barré par une paire défensive que l'Europe entière nous a enviée, ou par des blessures ; mais aujourd'hui, Jonny Evans s'est fait une place dans l'effectif de Sir Alex. Malgré sa gueule de gendre idéal, c'est un défenseur rugueux capable d'éteindre les meilleurs attaquants d'Angleterre et d'Europe. A cela, Evans ajoute une qualité technique et un sens du jeu au dessus de la moyenne. Loin de faire l'unanimité pour autant, les haters n'ont qu'à jeter un oeil à cette statistique : depuis la saison dernière, United a gagné 84,2% des matches qu'il a commencés, contre 58,8% sans lui.

C'est chouette de signer un nouveau contrat. Cela vous procure un supplément de sécurité, mais le club peut toujours décider de me vendre en été ! Je ne crois pas que ça signifie grand chose de nos jours.

Mais j'en suis tout de même ravi. Ça me donne la sécurité dont j'ai besoin. C'est l'endroit où je veux jouer. J'aime ce club. Ça fait 10 ans que j'ai traversé la mer pour rejoindre ce club et je suis heureux de prolonger mon séjour.

Sir Alex se félicite lui aussi de cette prolongation et voit en Jonny Evans, qui n'a encore que 24 ans, un pilier de la défense mancunienne pour les dix années à venir :

Il a joué 141 rencontres pour nous, on peut donc dire qu'il a réussi à s'imposer. Mais il est encore jeune et devrait jouer encore pour les 10 prochaines années. Espérons que ce soit à United.

Avec Evans, Smalling et Jones, United tient trois jeunes défenseurs centraux britanniques de talent. L'après Rio-Vida se prépare en douceur...

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vendredi 14 décembre 2012

Quatre jours après le derby...

Dans un monde qui ne tourne plus très rond, où tout semble partir en sucette et qui va connaître sa 82ème apocalypse dans huit jours, il est important de garder des repères, des références qui nous rassurent, nous ramènent à des valeurs. L'hiver suit toujours l'automne et précède le printemps ; le soleil se lève encore à l'est pour se coucher à l'ouest ; et Manchester est plus que jamais ROUGE.

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Dans un match où il y avait absolument tout ce dont on peut rêver ; des gentils, des méchants, des injustices, du stress, du suspense et un final en apothéose ; nos Red Devils ont prouvé que la classe, la solidarité et l'envie ne s'acquièrent pas à coups de pétrodollars. Bien sûr, nous aurions pu l'emporter 3 ou 4 à 0, si Monsieur Atkinson avait fait son travail, et ainsi laver quelque peu l'affront du 1-6 de l'an dernier, mais rien ne vaut une victoire dans les arrêts de jeu, notre marque de fabrique. Voir la tête de Mancini, Tévez et tous ses copains après le but de Van Persie valait toutes les raclées du monde.

Quoi qu'en dise le futur ex manager des citizens, notre victoire est amplement méritée. Tactiquement au point, Fergie a affiché d'entrée ses ambitions avec une équipe résolument offensive. Le boss a retenu la leçon de l'an dernier, où il s'était déplacé chez le voisin bruyant pour jouer le nul, une erreur qu'il était bien décidé à ne pas rééditer. Solides en défense et mortels en contre-attaque, nos joueurs ont signé l'une des plus belles partitions de ces dernières années. Collectivement, la différence était évidente : United était une équipe, City une somme d'individualités représentée par un Balotelli préféré à Tévez au coup d'envoi, la bonne surprise du chef Mancini. Mais si nous avons été brillants dans l'ensemble, certains de nos héros méritent une mention spéciale...

Quoi qu'il fasse, Wayne Rooney est toujours critiqué. Si Wazza ne marque pas pendant trois rencontres, les spécialistes s'affolent. Pourtant, l'anglais est depuis de nombreuses années le joueur le plus important de l'échiquier mancunien. Son influence sur le jeu et sur le comportement de ses coéquipiers est énorme et son travail incessant, peu importe où il est aligné, est remarquable. Avec ses deux buts enfilés à Joe Hart, il est à présent le plus jeune joueur à avoir atteint 150 buts en Premier League et il détient le record de buts d'un Red Devil contre city avec 10 roses.

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Des lunettes de soleil dans la grisaille de Manchester; Katie Holmes se marre, et nous aussi

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"Moi j'ai une statue et toi, tu vas finir au Pôle Emploi"

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Wayne Rooney - The Citizen Slayer

Autres grande satisfaction, Ashley Young a rendu une copie quasi parfaite, qui aurait dû être signée d'un but, injustement annulé pour un hors-jeu imaginaire. Enorme en défense, précieux en attaque, chaque décision était judicieuse et bien exécutée. Souvent critiqué, Young a donné à ses détracteurs de quoi ravaler leur venin... Jusqu'au prochain match. Le troisième joueur qui a brillé de mille feux n'est autre que notre gardien de but. David De Gea a ajouté une performance de plus à sa collection, espérons que ce soit celle qui mette un terme définitif à cette tournante ridicule des gardiens. Des gants, des pieds ou de l'épaule, DDG a assuré grave et s'est même permis d'être intraitable dans ses sorties aériennes ! Ajoutez à cela un Rafael toujours en mode warrior (même sans ses boucles), un Ferdinand des grands jours, un tout bon Evans, un Evra super concentré, un Carrick toujours au point ou un Cleverley très généreux, et vous obtenez une équipe qui n'a rien à envier aux pseudo-stars de l'Etihad Stadium, ancienne citadelle imprenable. A noter également les excellentes rentrées de Smalling, surtout, ou de Jones.

La seule déception, et croyez bien qu'elle me désole, concerne mon chouchou Antonio Valencia. Le véloce équatorien peine à retrouver son meilleur niveau. Pire ! Il ralentit régulièrement le jeu en temporisant là où il devrait accélérer. La confiance a visiblement quitté l'athlète, qui n'ose presque plus provoquer ses adversaires Le championnat est encore long et un retour en forme d'AV7 serait un bonus non-négligeable dans la course au titre.

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Kompany out, on jubile. Balotelli remplacé, on sort du lol

Cette victoire nous place donc dans une situation confortable avec six points d'avance sur city. Pas de quoi s'emballer, bien sûr, mais notre bilan est encourageant : si nous avons le même nombre de points que l'an dernier après autant de rencontres, city en a moins et nous avons pris les scalps de Liverpool, Chelsea et City à l'extérieur, un exploit rare qui pourrait faire la différence au final.

Enfn, comment ne pas parler de cette fin de match et de ces incidents déplorables qui ont suivi le but à la 92ème minute de RVP... Un but qui provoqua des scènes de liesse chez nos joueurs, qui n'ont pu contenir leur joie devant les supporters citizens. Pour certains énergumènes parmi eux, c'en était trop et il fallut traduire la frustration par des gestes aussi moches qu'idiots. Un lancer de pièce de monnaie qui a fait saigner l'arcade de Ferdinand, lequel n'en avait pas encore fini avec la connerie humaine puisqu'il fut pris à parti par un supporter monté sur la pelouse pour faire dieu sait quoi. Heureusement, Joe Hart s'est interposé avec autorité et l'idiot du village a été interpellé. Avez-vous vu pareilles scènes après une défaite de United ? Pièces de monnaie et envahissement de terrain à city, lancers de fauteuils à Chelsea... La classe ne s'achète pas, vous disai-je.

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ATTENTION Rio : Gros cons droit devant !

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Je t'avais prévenu, putain !

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"Peut-être que je devais saigner, pour leur rappeler la vraie couleur de Manchester"

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Il a l'air intelligent, avec son joli bonnet, non ?

Le prochain match, à Old Trafford face à Sunderland, devrait logiquement nous réserver moins de surprises et d'excitement, mais il sera tout de même spécial pour moi car c'est le match que j'ai choisi d'aller voir cette saison ! J'espère donc voir un beau match avec plein de buts, contre une équipe dans le doute (Sunderland est actuellement reléguable). Un troisième trip au Théâtre des Rêves que j'attends avec toujours autant d'excitation. Reportage photos à suivre !

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GLORY GLORY MAN UNITED