Les sanglots de Micah
C'est devenu le petit plaisir du week-end : ce moment où le réalisateur de la chaîne foot anglaise s'arrête sur un supporter citizen en pleurs... Mais il n'y a pas que les fans qui suent des yeux, et Micah Rochards passe aux aveux. Et ben oui, un beau grand black bâti comme un colosse, ça a aussi des glandes lacrymales ! Il ne se passe plus un jour sans qu'un citizen ne s'exprime dans la presse à propos de United. Aujourd'hui, c'est donc Micah qui nous raconte son désarroi quand United a terrassé Blackburn pour mettre cinq points dans les dents de City... Un match plus tard, cette avance est passée à huit points, et on imagine aisément que la boîte de kleenex de Micah a morflé grave.
A la mi-temps et même à l'heure de jeu, je me disais "on ne sait jamais". Mais United a toujours l'air d'être sur le point de marquer. Je savais donc que ça viendrait. Mais quand ils l'ont fait et qu'ils ont accentué leur avance sur nous, j'ai vraiment eu envie de pleurer, et je n'avais plus fait ou ressenti cela depuis des années. Le football est rempli d'émotions. On est furieux, puis heureux, mais je n'ai jamais eu envie de pleurer auparavant. Cette fois, ce fut le cas, ça représentait tellement. J'ai travaillé si dur cette saison, nous avons produit un football incroyable et voir United revenir ainsi est horrible. Ça me tue. J'atttache tellement d'importance à mes performances et à la manière dont nous jouons. Si les choses tournent mal lors d'un match, je n'en dors pas de la nuit.
On imagine que le le citizen manque cruellement de sommeil depuis quelques semaines dans ce cas...
Nous devons apprendre de ces expériences. Quelqu'un rafflera sans aucun doute le titre à United bientôt, et il faut que ce soit nous. Si vous jetez un oeil à cette saison, vous verrez que Man City est de loin la meilleure équipe à regarder. Mais United s'est accroché. Ils font ça depuis des années. Je ne veux pas leur manquer de respect car ils ont des joueurs incroyables et un grand esprit d'équipe qui les a souvent sauvé cette année. Mais nous avons eu le meilleur départ de toute l'histoire de la Premier League et se retrouver plusieurs points derrière maintenant est un peu dégoûtant. Honnêtement, ça fait mal.
Oui, il est loin de temps où mettre cinq buts à Bolton faisait de shitty le Barça anglais... Mais le championnat est un marathon, pas un sprint, et dans cette discipline, nous sommes de loin les meilleurs. Si on couronnait l'équipe qui a produit le plus beau jeu, les Spurs seraient champions, donc ça ne change rien. Richards semble oublier que United a aussi connu plus de blessures que n'importe quelle autre équipe cette saison.
Pendant sept mois nous avons été en tête du championnat en jouant un bon football mais là, au moment où ça compte vraiment, nous avons inexplicablement levé le pied. Quand United ne joue pas bien, ils semblent obtenir des résultats malgré tout. Quand nous ne jouons pas bien, nous sommes battus. C'est la différence. A Man Utd, peu importe qui est aligné, ils savent qu'il faut faire le boulot. Ils feront tout pour y arriver. Avec nous c'est plutôt "Oh... On a perdu quelques points mais ça ira au prochain match", mais ce n'est pas le cas. Quand on veut gagner le championnat, il faut jouer chaque rencontre à fond. On sait tous comment jouer au football mais nous devons aborder chaque rencontre comme si c'était celle de la dernière chance. Je ne renoncerai pas au titre tant que nous pouvons encore le remporter.
L'espoir fait vivre, et pour se donner un peu de baume au coeur, l'arrière latéral anglais se remémore le derby où son équipe a pulvérisé un United réduit à 10 et bien loin de son niveau réel :
Fergie... Ce doit être l'un des meilleurs managers que j'ai croisé, car si nous avions été battus 6-1 ce jour-là, United aurait 20 points d'avance aujourd'hui. Nous avons une bonne mentalité, nous l'avons montré plusieurs fois. Mais la façon dont ils se sont remis de ce 6-1 est phénoménale. C'est grâce au manager.
Une "bonne mentalité"... Quel farceur ! Cinq minutes de plus et il nous lâchait un "Mario Balotelli, mon copain avec qui je me bats à l'entraînement, a un QI de 150."
La prochaine nuit de Richards sera-t-elle blanche à nouveau ? On compte sur WBA et United pour cela.
Heureusement, y en a qui le prennent avec humour...
Cette année, c'est LEUR année !
A chaque début de saison, les Reds de Liverpool et leur capitaine Stevie G le premier annoncent au monde entier une grande campagne où ils vont enfin renouer avec leur glorieux passé. On a beau nous la raconter tous les ans, cette blague est toujours aussi efficace ! Alors quand ils voient leur club dépassé par l’éternel rival de Manchester, les scousers annoncent la couleur avec plusieurs mois d’avance : Cette année, c’est l’année de Liverpool !
Plusieurs facteurs leurs permettent de fantasmer quelques semaines avant de voir leur équipe larguée bien avant le grand sprint final : la présence de King Kenny Dalglish, une fin de campagne pas dégueu, une déculottée infligée au futur champion en mars dernier et un mercato ambitieux qui a commencé dès le mois de janvier, sans oublier le fait que les Reds seront absents de toute compétition européenne, une honte pour le club de ceux qui ne marchent jamais seuls, mais une aubaine en vue de la course au titre, si toutefois course il y a…
Après avoir vu Michael Owen devenir champion avec les Red Devils, on peut comprendre que Stevie, Kenny et Jamie (ces prénoms de boys band) aient les boules. Le temps poursuit sa course perpétuelle et les chouchous d’Anfield ne rajeunissent pas. Mais cette année sera la leur ! Que le championnat soit plus difficile encore qu’à l’époque où Liverpool faisait partie de feu le top four, que des équipes comme Shitty, Tottenham ou Everton jouent désormais dans la même cour que les Reds importe peu. Même si Stevie est plus prudent que de coutume, on sait qu’il y croit dur comme fer.
Si nous devions réintégrer le top four la saison prochaine je pense que ce serait une fantastique réussite. Mais nous serons candidat à la victoire finale, car c’est ce que l’on fait chaque année à Liverpool. On a une bonne équipe en place, qui sera je l’espère renforcée par quelques arrivées lors des prochaines semaines avant de recommencer. Nous serons alors compétitifs pour la prochaine saison.
Fair-play, quand même, le capitaine des Reds salue plus ou moins la performance des champions :
Vu la façon dont ils jouaient, on savait que le 19ème allait arriver. Et ça nous a fait mal car ce sont nos plus grands rivaux. Il faut reconnaître ce qui est vrai. Il nous faut faire avec et notre défi est maintenant de les rattraper le plus vite possible.
Ou espérer qu’une autre équipe nous empêche de doubler notre avance... Cela semble plus réaliste, Stevie !
#19 : Gerrard l'a mauvaise
Être capitaine de Liverpool, l'équipe que l'on supporte depuis toujours et voir l'ennemi juré probablement dépasser le nombre de titres du LFC, c'est sûr, ça doit faire mal. Se dire que des mecs comme O'Shea ou Gibson ont un palmarès bien plus étoffé que le sien, ça fout certainement les boules aussi.
Mais Captain Stevie Me Gerrard nous le promet timidement; l'année prochaine sera la bonne pour Liverpool et Man Utd ne profitera pas longtemps de ce record de titres !
Ça fait mal car nous avons détenu ce record pendant si longtemps. Il faut le reconnaître, pour l'instant ils nous sont supérieurs. Mais nous sommes sur le chemin du retour et nous n'abandonnerons pas la bataille pour les dépasser à nouveau, ne vous inquiétez pas pour ça. C'est ce qui nous motive. On peut toujours se vanter à propos de nos Coupes d'Europe, bien sûr, mais chacun ici fera tout son possible pour récupérer ce record de titres nationaux.
On en frémit d'avance. Parler de "notre" record alors qu'on a rien à voir avec (Stevie avait dix ans quand Liverpool a remporté son dernier titre, en 1990), c'est culotté. Allez, pleure pas, Michael Owen te racontera ce que ça fait d'être champion, à toi et Jamie Carragher... Entre Liverpool qui vit dans le passé et Shitty qui rêve d'un futur glorieux, on est bien lotis !
Ce diable de Raùl
Avant la double confrontation avec Schalke 04 en dmi-finale de la Champions League, petit zoom sur leur attaquant vedette, légende vivante du foot international et recordman du nombre de buts marqués en coupe d'Europe.
Lorsqu'il rejoint les Königsblau et la Bundesliga après s'être fait gentiment montrer la porte de la Casa Blanca madrilène où on s'attendait à le voir finir sa carrière avec les honneurs inhérents à son statut, personne ne s'imaginait retrouver le buteur âgé de 33 ans à ce stade de la compétition, pas même le principal intéressé, probablement. Il faut dire que Null Vier n'a jamais été si loin en C1...
Mais au lieu de se faire oublier tout doucement, loin de son Espagne, Raùl Gonzalez, puisque c'est de lui qu'il s'agit, a régalé les supporters de Gelsenkirchen et les amateurs de foot en général. Ses cinq réalisations lors de cette campagne sont pour beaucoup dans le beau parcours de Schalke et ont porté son record à 71 banderilles sur la scène continentale. Ajoutez à cela l'apport de son expérience des grands rendez-vous (14 Ligue des Champions disputées, trois succès avec le Real) et quelques passes décisives, et vous comprendrez que le club allemand a eu le nez fin en recrutant l'ex galactique lors du dernier mercato.
Avant d'affronter Manchester United, contre qui il a déjà inscrit plusieurs buts avec le Real, dont un doublé en 2000 à Old Trafford, Raùl a révélé dernièrement qu'il avait eu des contacts avec United avant de mettre le cap vers la Ruhr pour tester les gardiens allemands.
J'ai eu plusieurs possibilités et United en était une, mais la seule personne à savoir à quel point, c'est Sir Alex Ferguson.
Je ne lui ai jamais parlé personnellement mais il y a eu des contacts avec United. Avant de me décider à venir à Schalke, j'ai pensé à l'Angleterre, où j'avais quelques offres. J'aime la culture du football là-bas, le respect pour ce sport, l'atmosphère, l'intensité. J'ai été à Old Trafford, à Arsenal, à Liverpool pour voir jouer Fernando Morientes et c'est vraiment spécial.
L'idée me plaisait. Je voulais tester quelque chose de différent. Mais j'ai pu faire ça ici.
Et au moment d'échanger son maillot avec un Red Devil, Raùl n'hésitera pas bien longtemps à aller vers une autre légende vivante, Sir Ryan Giggs, pour qui il ne cache pas son admiration :
C'est un grand professionnel qui prend soin de lui-même.
Giggs et paul Scholes sont des joueurs pour lesquels j'ai une grande admiration. J'aimerais beaucoup échanger mon mailoot avec Ryan Giggs après la rencontre. ce serait un grand honneur.
On rêve de vaincre United. On verra bien qui est la meilleure équipe. La logique voudrait que ce soit United, mais nous allons essayer.
N'ayant jamais aimé le Real Madrid, j'ai toutefois toujours eu un grand respect pour ce grand monsieur. Ce soir et la semaine prochaine, je croiserai les doigts pour que ses incroyables statistiques restent bloquées, le temps de deux rencontres... Et Van der Sar également.
Raùl est un joueur plutôt exceptionnel. Il a passé tant d'années au Real Madrid à un haut niveau et a inscrit tellement de buts pour eux en championnat. En plus de ça, il est le meilleur buteur de la Ligue des Champions.
Ce quelqu'un qu'on ne peut pas perdre de vue. Il est tellement dangereux, il n'a besoin que d'une petite occasion pour inscrire un but.
Scholes tacle City avant Wembley
Avant un derby, il est de bon ton de se lancer quelques piques via les médias, histoire titiller un peu l'adversaire, ou de le replacer un peu, des fois qu'il se verrait tout beau un peu trop vite.
Une fois n'est pas coutume, c'est le très discret Paul Scholes qui s'est lâché en moquant le fait que depuis qu'ils sont le plus grand club du monde, Shitty n'a rien gagné et n'a encore jamais réellement vaincu son illustre voisin.
Quand ils sont 4èmes ou 5èmes, je ne pense pas qu'on puisse les qualifier de concurrent principal. Nos plus sérieux rivaux sont évidemment Arsenal et Chelsea. Je pense que City est un rival uniquement à cause de leur situation géographique. C'est pareil pour Liverpool.
Depuis qu'ils ont tout cet argent, ça nous a certainement aidé et motivé davantage au moment de les affronter. Nous étions fort proches lors des cinq ou six derniers matches. Ça doit les agacer de n'avoir pu nous battre qu'une fois (depuis le rachat du Cheik Mansour) et ce match était une demi-finale aller de Carling Cup, que nous pouvions rattraper au match retour.
Nous avons remportés plusieurs de ces rencontres grâce à des buts dans les dernières minutes. Je l'ai fait, Michael Owen l'a fait et Wayne Rooney l'a fait la saison dernière. C'est peut-être là la différence entre les deux équipes. Nous avons la conviction que nous pouvons battre n'importe qui, et je ne suis pas sûr que City ait cette qualité. Mais leurs dépenses ne nous concernent pas, si ?
Et Paul est bien décidé à empêcher les bleus de Manchester de fêter quoi que ce soit ce week-end après le match à Wembley ce samedi pour le derby des demis en Cup :
Ça fait mal. Je me souviens être allé à Maine Road et avoir perdu 3-1 là-bas, c'était horrible. On déteste perdre contre qui que ce soit, mais City ? Ça vous rend encore plus déterminés.
J'ai des Blues dans ma famille et il y a également beaucoup de Reds ; l'envie de gagner est donc énorme.
C'est une demi-finale à Wembley, c'est énorme.
C'est le plus gros match que nous ayons eu à jouer contre City depuis longtemps. Le perdant, quel qu'il soit, sera anéanti.
Il parle pas beaucoup le Paulo, mais quand il le fait, ça déborde de bon sens. Contrairement à ses vrais tacles sur les terrains d'Angleterre, ceux-ci ont au moins le mérite de ne pas nous faire stresser !
Chelsea volé ? LOL !
Un match entre United et Chelsea sans polémique, c'est comme Sir Alex Ferguson sans son chewing-gum; c'est louche. La rencontre de Ligue des Champions entre les deux derniers champions d'Angleterre n'a pas dérogé à la règle, sauf que pour une fois, dans ce cas-ci, ce sont les Blues qui se sentent lésés et qui se plaignent. Morceaux choisis :
(A la question 'combien de penalties auraient dû être sifflés pour Chelsea ?') Un. C'était clair. C'était la faute sur Ramires. Je n'ai pas vu l'autre (le plongeon de Torres), mais celui-là était sans uncun doute possible un penalty. - Carlo Ancelotti
Je ne veux pas en parler, car c'est chaque année la même chose. Nous sommes évidemment déçus car tout le monde a pu voir l'incident. Le truc, c'est que l'avis qui importe le plus est celui de l'arbitre et s'il ne le donne pas, vous n'obtenez pas ce penalty et c'est ce qui s'est passé. - Petr Cech
Tout le monde sait que c'était un penalty, mais il ne l'a pas accordé, c'est aussi simple que cela. Je n'arrive pas à croire qu'il ne l'ait pas sifflé. C'était flagrant, tout le monde l'a vu dans le stade. - Franck Lampard
Et enfin, le meilleur pour la fin :
Je pense que la chose la plus frustrante pour les joueurs c'est de ne pas pouvoir venir ici et en parler honnêtement. Nous pourrions être suspendus. Malheureusement je ne peux pas en parler plus mais c'était clairement un penalty. Même à 50 mètres, on pouvait voir que Ramires était le premier sur le ballon. - John Terry
La cause de ces frustrations ? L'action en toute fin de rencontre qui a vu Evra cisailler Ramires à l'entrée du rectangle. Et c'est bien là que les jérémiades de Chelski sont contestables. Car si vous regardez bien les ralentis de l'action, le contact a lieu hors du rectangle. Donc pas de penalty, donc fin du débat. De plus, si on cherche la petite bête, le même Ramires, avant d'être averti d'un jaune mérité, s'était déjà rendu coupable d'une faute sanctionnable sur Rooney, il n'aurait donc pas dû se retrouver face à Evra en fin de match. Idem pour Essien.
Et puis, ils sont gonflés ces blues, de se plaindre ainsi, après les derniers matches qu'ils nous ont volés grâce à un arbitrage des plus douteux. Cela fait trois fois d'affilée que les Blues bénéficient de décisions favorables, avec ce penalty victorieux au Bridge en mars dernier, comme dernier exemple. Comme le dit Patrice Evra : la roue tourne. Et il était temps.
Pauvre petit Arsène
Pendant que United prend sanction sur sanction, Arsène Wenger se plaint de son calendrier parce que tous les matches qui lui restent à jouer auront lieu le dimanche.
Il y a beaucoup de choses qui se passent et que je ne veux pas commenter. Je suis ici depuis 15 ans, je sais comment les choses se passent, je veux être aussi neutre que je suis sensé l'être. Je ne suis impliqué dans aucune décision. Je ne fais pas le calendrier. Je regarde quand on joue et c'est le dimanche jusqu'à la fin de la saison. Mais je ne veux pas discuter d'autre chose comme si nous cherchions une excuse à propos de notre performance. Nous n'avons pas été assez bons, c'est la principale information du match contre Blackburn, et nous devons tâcher d'être meilleur la prochaine fois. Je n'ai aucune influence sur le calendrier, les arbitres ou quoi que ce soit d'autre.
C'est ce qui s'appelle parler pour rien. Quel est l'intérêt de parler de ces matches dominicaux si vraiment il ne cherche pas d'excuse ? Y a-t-il un désavantage à jouer le dimanche ? Le ballon roule-t-il mieux le samedi ou les Gunners sont-ils plus barcelonais au début du week-end ? Si Fergie avait fait cette remarque, aurait-il été poursuivi par la FA ?
Si tu ne voulais pas jouer le dimanche, Arsène, fallait pas te faire éliminer de toutes les compétitions... C'est ce même calendrier qui fait dire à tes joueurs et supporters qu'ils seront champions depuis des semaines. Calimero !
Joyeux anniversaire, Shitty !
Un bonheur ne venant jamais seul, à la défaite des Gunners en finale de la Carling Cup (voir article précédent), vient s'ajouter aujourd'hui un évènement que chaque supporter de United se doit de fêter comme il se doigte. En effet, en ce lundi 28 février 2011, cela fait exactement 35 années que les citizens ont soulevé leur dernier trophée (une coupe de la ligue).
Pendant cette période de disette, United a garni sa vitrine avec 29 titres majeurs (nous ne compterons pas les Charity/Community Shield, restons courtois) : 11 titres de champion, 8 FA Cups, 4 Coupes de la Ligue, 2 Coupes d'Europe (C1), 1 Super Coupe de l'UEFA, 1 Coupe intercontinentale et 1 Coupe du Monde des clubs.
A part cela, ils continuent de clamer haut et fort que Manchester est bleu, et ce malgré les nombreuses places inoccupées dans le City of Manchester Stadium, que ce soit en championnat ou en Europa League.
Happy Birthday Shitty ! Vivement le 40ème anniversaire... Manchester is Red.
Mercato : les Tontons Flambeurs
Les anglais ne font rien comme tout le monde. Ils roulent à gauche et leurs volants sont à droite, ils paient en livres sterling, ils n'ont pas la même heure que les pays situés dans le même fuseau horaire, ils boivent de la bière plate et mangent des frites avec du poisson...
Pour le football, c'est un peu pareil et cette incroyable fin de mercato d'hiver marquera à nouveau leur différence. Au fur et à mesure que minuit approchait en ce 31 janvier, les nouvelles pleuvaient, comme si les 30 derniers jours n'avaient servi à rien. Ça se bouscule donc grave avant la fin des soldes, dans l'espoir de signer LE joueur qui changera la destinée du club acheteur.
Et ce, quitte à allonger des sommes folles qui défraient la chronique. Ainsi, après le départ de Darren Bent de Sunderland vers Aston Villa pour environ 25 millions d'euros ou l'arrivée de Dzeko à City pour 30 millions, on a droit aujourd'hui à l'inimaginable. Liverpool a vendu son attaquant vedette Fernando Torres à Chelsea pour se payer Suarez (Ajax) et Andrew Carroll (Newcastle), respectivement pour 26 millions d'euros et... 40 millions d'euros ! Non, vous ne rêvez pas, les Scousers ont mis sur la table autant de biftons que United pour Berbatov, et ce pour un joueur qui ne fréquente les terrains de Premier League que depuis six petits mois et dont les sélections en équipe d'Angleterre se comptent sur la main de Mickey. 40 millions, c'est plus que ce que le Barça a payé à Valence pour s'attacher les services d'un des meilleurs attaquants au monde, l'espagnol David Villa, champion du monde 2010. En plus d'un Torres estimé à 60 millions, Chelsea a également délié les cordons de la bourse pour signer le défenseur brésilien de Benfica, David Luiz, pour plus ou moins 25 millions d'euros. Comme quoi, il n'y a pas que City qui tente d'acheter le succès à coups de millions, faussant par la même occasion un marché devenu complètement fou.
Au delà de ces sommes astronomiques, limite indécentes en cette période de crise, il convient d'observer une sale manière de procéder de plus en plus répandue chez les joueurs aux envies d'ailleurs : la requête de transfert. Nous avons connu cela avec Rooney il y a quelques mois, ou avec ce cher Tevez à Shitty. Finalement les deux attaquants ont subitement changé d'avis. Mais le mercato d'hiver a permis à d'autres d'user de cette stratégie pour obtenir le transfert qu'ils désiraient. Charlie Adam, de Blackpool vers Liverpool, Darren Bent, de Sunderland à Aston Villa, et donc cette jolie blondinette de Fernando Torres. Le même Torres qui déclarait encore il y a peu pour Liverpool son amour inconditionnel. Les joueurs n'ont plus de parole. Les supporters des Reds, s'ils récupèrent une belle paire d'attaquants, pleurent leur idole espagnole ou brûlent son maillot. Andy Caroll est dans le même cas, affirmant depuis des jours qu'il n'était pas prêt de quitter les Magpies, le club de son enfance, qui ont fait de lui la star qu'il est aujourd'hui, le voilà parti exhiber sa queue de cheval à Anfield.
Du côté de Man Utd, rien à signaler. Pas de gros coup, aucune star attendue à la traditionnelle visite médicale. Et si Fergie nous répète depuis plusieurs saisons que le marché est devenu dément et qu'il n'y a pas de "valeur sur le marché", il doit bien se marrer en pensant aux 10 petits millions qu'il a dépensés pour son buteur mexicain, Javier Hernandez, dont les statistiques n'ont rien à envier à Caroll ou Torres, et nous aussi. Bien que nous attendions des recrues de choix dans un futur proche, le mercato de janvier n'est pas le moment idéal pour faire des affaires. Certes, il y a les exceptions Vidic, Evra ou Saha, mais notre position au classement ne nous oblige pas à sombrer dans la précipitation. Reste à croiser les doigts pour que la paire Drogba-Torres ou Suarez-Carroll ne fasse pas trop de ravages trop rapidement...
Les clubs anglais ne fonctionnent décidément comme aucun autres. Il suffit de comparer les plus gros transferts de ce mois de janvier en Liga espagnole, dans le Calcio ou en Bundesliga pour obtenir une nouvelle preuve que décidément, ils sont fous ces anglais !
Enfin, et même si je n'aimais pas la personnalité de ce fantastique joueur, je voudrais souligner la loyauté de Cristiano Ronaldo qui à l'époque n'a jamais caché son rêve de rejoindre le Real. Il a continué un an de plus, le temps de nous offrir un titre supplémentaire, avant de réaliser ce rêve d'enfant et de nous rapporter une bien belle somme, suffisante pour acheter neuf Chicharito, mais à peine un Torres et demi ou deux Carroll. Cet égocentrique avait finalement plus de respect pour son club que tous ces mercenaires milliardaires que quelques deniers supplémentaires font tourner la tête.
Harry ne croit pas aux Invincibles 2.0
Avant de recevoir Sir Alex Ferguson et ses Red Devils à White Hart Lane, Harry Droopy Redknapp s'est confié sur le choc de dimanche et l'invincibilité de ses invités du week-end et, Ô surprise, il espère que son équipe arrête la série en cours de 20 rencontres de Premier League sans défaites de United. Pour lui, l'équipe qui terminera la saison invaincue comme Arsenal en 2003/04 n'est pas née.
Aussi bons soient-ils, je ne pense pas qu'ils le soient assez pour terminer la saison invaincus. Même s'ils remportent le titre cette saison, Arsenal est le premier invincible et son record restera intact.
Bien sûr, j'adorerais que ce soit mon Tottenham qui mette fin à cette série ce dimanche et nous avons les moyens de le faire. Ce n'est pas comme si United était Barcelone ou le Real Madrid, qui sont sur une autre planète. On peut leur ramener les pieds sur terre et dans l'optique de la course au titre je suppose que quiconque ne supporte pas Man Utd espérera qu'on le fasse.
Un beau discours d'un bon entraîneur, qui doit motiver ses troupes avant un gros test. On voit mal un manager partir au combat en disant à ses joueurs que son adversaire est imbattable... Il faudra néanmoins montrer autre chose qu'au match aller, Harry !


