20 ans de Premier League !
Non, le championnat anglais n'a pas commencé en 1992. Il a juste subi un lifting et pris un nom plus sexy dans l'espoir de s'exporter un maximum... Pari réussi. La Premier League, c'est l'évolution du foot british boueux et sanglant en machine à sous en HD, du kick and rush aux tactiques européennes, des équipes 100% United Kingdom aux multinationales.
Une (r)évolution que certains ont eu du mal à digérer (pauvres scousers) pendant que d'autres ont tout de suite pris le train en marche. En effet, pendant que les Reds contemplaient leurs 18 titres, certains que personne ne les ferait tomber de leur perchoir de sitôt, Manchester United, emmené par un Sir écossais, a bâti son empire et retrouvé son lustre d'antan. Après 25 ans de disette, dans l'ombre des Busby Babes, les Red Devils ont dominé ces 20 années de Premier League, inscrivant leur nom à 12 reprises au palmarès, et devenant par la même occasion le club de football, non, la franchise sportive la plus populaire de la planète.
Aujourd'hui, Liverpool vit toujours dans le passé et United a dépassé son ennemi juré au nombre de titres de champion d'Angleterre. Il est donc logique qu'au moment d'élire les meilleurs de ces 20 dernières années, la compétition soit dominée par le plus bel ambassadeur de la Premier League.
En effet, pour marquer le coup et fêter ce 20ème anniversaire, la Premier League a organisé des awards pour récompenser les meilleurs : les meilleurs joueurs, la meilleure équipe, le plus beau but, le plus grand match, le meilleur manager, la plus belle célébration de but, le plus bel arrêt et même la plus belle citation... Manchester United est omniprésent dans chaque catégorie.
Nominés pour le meilleur manager : Sir Alex Ferguson, Arsène Wenger, Jose Mourinho, Harry Redknapp, David Moyes.
Pas de suspense ici, on voit mal comment ce prix pourrait échapper à Fergie, comme l'a déjà fait remarquer Alan Shearer...
Nominés pour le meilleur joueur : Dennis Bergkamp, Eric Cantona, Ryan Giggs, Thierry Henry, Roy Keane, Cristiano Ronaldo, Paul Scholes, Alan Shearer, Patrick Vieira, Gianfranco Zola.
5 Red Devils, 3 Gunners, un Magpie et un Blue de l'époque où Chelsea était une équipe sympatoche... Entre nos cinq candidats, le choix est aussi difficile que celui des français dimanche prochain, devant les urnes. Entre King Eric, Sir Ryan Giggs et le Ginger Prince, mon coeur balance !
Nominés pour la meilleure équipe : Blackburn 94/95, United 98/99, Arsenal 03/04, Chelsea 04/05 and United 07/08.
Le jeu produit en 2007/08 fut tout simplement magique, mais quelle équipe tient la comparaison avec le United de 98/99, auteur d'un triplé historique ? C'est cette équipe qui m'a rendu amoureux de ce club, emmenée par les Schmeichel, Neville, Stam, Irwin, Beckham, Scholes, Giggs, Cole, Yorke ou encore Solskjaer... Et cette incroyable nuit de mai au Camp Nou (soupir)...
Vous pouvez également participer pour les prix suivants en votant sur PremierLeague.com ou sur SkySports.com :
Meilleur match : Liverpool 4-3 Newcastle (95/96), Newcastle 5-0 Man Utd (96/97), Tottenham 3-5 Man Utd (2001/02), Portsmouth 7-4 Reading (07/08), Arsenal 4-4 Tottenham (08/09), Liverpool 4-4 Arsenal (08/09), Man Utd 4-3 Man City (09/10), Newcastle 4-4 Arsenal (10/11), Man Utd 8-2 Arsenal (11/12), Man Utd 1-6 Man City (11/12).
Pas d'hésitation ici : le derby de 2009/10 ! Il y avait tout dans ce match, et surout ce but de la victoire d'Owen à la 96ème minute... Un classqiue parmis les classiques. Par contre, on peut se demander ce que font les deux derniers dans la liste. Un beau match, c'est quand deux équipes s'affrontent à armes égales jusqu'au coup de sifflet final, non ? Hors, les Gunners n'ont jamais existé lors du 8-2 et la victoire de city est le résultat de faits de match plus ou moins hasardeux.
Plus beau but : Matt Le Tissier vs Newcastle (93/94), Matt Le Tissier vs Blackburn (94/95), Tony Yeboah vs Liverpool (95/96), David Beckham vs Wimbledon (96/97), Eric Cantona vs Sunderland (96/97), Paolo Di Canio vs Wimbledon (99/00), Thierry Henry vs Man Utd (00/01), Dennis Bergkamp vs Newcastle (01/02), Alan Shearer vs Everton (02/03), Wayne Rooney vs Man City (10/11).
Canto ou Wazza ? Wazza ou Canto ? Cruel dilemme... Deux moments de poésie tout aussi beaux dans leur style. Bon allez ! Wayne Rooney, parce qu'en plus, il nous a fait gagner ce derby.
Plus belle célébration : Sir Alex et Brian Kidd vs Sheffield Wednesday (92/93), Lee Sharpe vs Arsenal (94/95), Jurgen Klinsmann vs Sheffield Wednesday (94/95), Eric Cantona vs Sunderland (96/97), Temuri Ketsbaia vs Bolton (97/98), Ian Wright et Neil Ruddock vs Southampton (98/99), Steven Gerrard vs Man Utd (08/09), Jimmy Bullard vs Man City (09/10), Lomana Lua Lua, Alan Shearer.
Là encore mon coeur balance... La joie de Sir Alex pour son premier titre ou cette posture de King Eric, qu'on a tous imitée au foot ? Je sais pas vous, mais moi je kiffe toujours autant voir Sir Alex bondir de son banc ! Antonio Valencia qui fait une farandole pour les 30 ans ?
Plus bel arrêt : Schmeichel vs Liverpool (92/93), Schmeichel vs Newcastle (97/98), Jaaskelainen vs Man Utd (01/02), Given vs Sunderland (01/02), Kuszczak vs Wigan (05/06), Cudicini vs Chelsea (07/08), Friedel vs Man Utd (07/08), Hart vs Liverpool (07/08), Kuszczak vs Birmingham (07/08), Gordon vs Bolton (10/11).
Ben merde alors, j'aurais jamais cru que Kuszczak apparaitrait deux fois dans ce panel ! Le double arrêt de Jaaskelainen est assez mignon, mais comme je suis chauvin, je vote pour le grand danois Schmeichel (vs Newcastle). Sinon, pas de VDS. Sinon, aucun arrêt que De Gea n'aurait pu réaliser.
Pour terminer, on vous propose de composer votre meilleur onze de rêve. Voici le mien :
VDS, Gary, Rio, Vidic, Evra, Beckham, Scholes, Keane, Giggs, Cantona, Rooney. Quoi ? Y a que des Red Devils ?? Ben ouais, mais vous me faites rire, vous ! J'en peux rien si nos joueurs sont les meilleurs, les plus beaux, les plus classes... Vous vouliez que je mette Terry, Gerrard et Vieira peut-être ?!
Gary Neville : Tout le monde plonge !
Depuis qu'il a pris sa retraite, Gary Neville est occupé à secouer le petit monde bien pensant de SkySports, la toute puissante chaîne détentrice des droits de la Premier League. En tant que joueur, Gary ne se réfugiait jamais derrière la langue de bois, si chère aux footballeurs d'aujourd'hui, lobotomisés aux phrases formatées telles que : "Ce n'est pas la faute de notre gardien (qui a fait une boulette). On gagne en équipe, on perd en équipe.", ou bien "Je ne me préoccupe pas de ma performance personnelle, c'est l'équipe qui compte", ou encore "On n'a pas très bien joué mais l'important, c'est les trois points. L'arbitre, il a peut-être commis une erreur mais bon... C'est le football !".
Non, Gary disait ce qu'il pensait, comme ça lui venait. Gary levait son doigt le plus long vers Tevez lors du derby. Gary critiquait les agents de joueurs et ne cachait pas sa haine viscérale pour Liverpool. Cette façon d'être un homme du peuple, un supporter infiltré dans l'équipe première, lui a valu l'amour inconditionnel du public d'Old Trafford.
Alors quand la dernière polémique à la mode concerne un Red Devil, Gary met tout le monde d'accord, une fois de plus :
N'importe quel vestiaire dans ce pays abrite un certain nombre de joueurs à qui on ordonne de se laisser tomber au moindre contact dans le rectangle. Qu'on aime ça ou non, que cela offusque les gens chez eux ; si vous voulez la vérité, la voilà, c'est un fait.
Ça se passe certainement aussi au niveau amateur, ça arrive chez les professionnels, ça arrive en Premier League. Il (Ashley Young) en a sans aucun doute rajouté des tonnes, il tombe facilement, il plonge - utilisez l'expression que vous voulez, Ashley Young l'a fait pour obtenir ce penalty.
Certains des plus grands joueurs avec lesquels j'ai jamais joué, qui sont des exemples pour bien des gens, on les a vu faire pareil. J'ai plongé quelques fois.
Il ne s'agit pas juste que d'un accident sur ces deux dernières semaines. Il s'agit de n'importe quel match de football et les plus grands joueurs du monde le font. J'ai entendu dire que Messi ne plongeait jamais - il plonge. Je n'appelle pas ces joueurs des tricheurs.
Si on décide de suspendre les joueurs rétrospectivement pendant trois rencontres à chaque fois qu'ils tombent trop facilement ou qu'ils plongent, ce sera l'anarchie dans le football.
Bon, après, on n'est pas obligé d'être toujours d'accord avec lui... Il y a plonger et plonger. En rajouter lorsqu'il y a contact, OK, car l'arbitre siffle rarement si les joueurs restent debout, c'est malheureux mais c'est comme ça. Mais s'effondrer sans qu'il y ait le moindre contact comme Young l'a fait face à QPR, c'est bel et bien de la triche et personnellement, moins je le verrai faire ça, mieux je me porterai.
Paul Scholes is back !
Notre rouquin préféré réintègre le groupe de joueurs immédiatement et espère aider United dans sa conquête de titres.
La rumeur courait, elle est désormais confirmée : Paul Scholes, notre génial milieu de terrain qui avait mis un terme à sa carrière cet été, est de retour ! Et ce avec effet immédiat, puisqu'il se pourrait que le Ginger Prince soit présent sur le banc cet apprès-midi à l'Etihad Stadium...
Ce retour a de quoi faire parler mais étant donné les circonstances, avoir à nouveau un joueur de cette classe au milieu du terrain ne peut pas nous faire beaucoup de tort. Connaissant l'apôtre et Sir Alex, cette décision a dû être mûrement réfléchie et les deux intéressés se disent ravis de ce retour :
Sir Alex Ferguson : C'est fantastique que Paul ait pris cette décision. C'est toujours triste de voir de grands joueurs arrêter leur carrière, plus encore quand ils le font prématurément. Mais il a pris soin de lui, il est resté en grande forme et j'ai toujours pensé qu'il avait encore au moins une saison supplémentaire dans les jambes. C'est génial de l'avoir à nouveau.
Paul Scholes : Je n'ai jamais caché que, depuis que j'ai arrêté de jouer, ça me manque. Je suis heureux de savoir que le manager pense que je suis encore capable d'apporter quelque chose à l'équipe et je me réjouis de pouvoir jouer un rôle dans la quête de succès de ce grand club.
United a donc réussi ce que l'équipe d'Angleterre n'a jamais pu faire. Mais ce retour a beau faire plaisir - voir à nouveau Scholes distiller ses caviars est une chance pour tout amateur de football - il a tout de même de quoi inquiéter : le noyau de United est-il à ce point insuffisant pour qu'il faille sortir un vieux serviteur de sa retraite ? Le club n'a-t-il pas les moyens de recruter une solution valable et durable à ce poste ? Après six mois sans football de haut niveau, Scholesy sera-t-il toujours à la hauteur ? Une seule chose est certaine : la classe et le talent sont permanents.
Welcome back, Paul !
Solskjaer champion avec Molde !
Savez-vous coacher un club, à la Molde, à la Molde... A 38 ans seulement, Ole Gunnar Solskjaer se construit un joli petit CV d'entraîneur : Au terme de sa première saison comme manager du club norvégien de Molde, il vient de décrocher le tout premier titre de champion de l'histoire de ce club pourtant centenaire.
Après deux ans et demi de succès comme coach de l'équipe réserve de Manchester United, Ole Gunnar Solskjaer n'avait pu décliner l'offre de son ancien club, le même qui l'a révélé et où United était allé le chercher à la surprise générale, pour faire de lui la légende vivante qu'il est aujourd'hui. Le tueur au visage d'ange se sentait bien à United, mais la perpective de coacher une équipe première, dans son pays natal et dans son ancien club était trop belle.
A son arrivée, Molde n'avait donc jamais remporté la Tippeligaen (ligue norvégienne) et avait terminé la dernière saison à la 11ème place (sur 16), à 28 points du champion, moins étranger à nos oreilles, Rosenborg. L'effet Solskjaer est donc évident, puisque Molde vient d'être sacré champion à deux journées de la fin avec 8 points d'avance sur son plus proche poursuivant.
Il n'en faudra pas plus pour qu'on parle d'un retour de 20LEGEND du côté d'Old Trafford, mais le norvégien n'a certainement pas terminé son travail à Molde. Ole n'est pas le genre d'homme à quitter un club après une bonne année, et la perpective de jouer éventuellement la Ligue des Champions (Molde entrera dans la compétition au second tour qualificatif) avec ce club cher à son coeur est une motivation supplémentaire pour ce gentleman des terrains de foot, qui n'a certainement pas fini de faire parler de lui.
Félicitations Ole !
Souvenirs, souvenirs...
Les larmes d'Owen Hargreaves
Après une très bonne première saison 2007/08 où il fut l'un des grands artisans du sacre européen de United, la carrière d'Owen Hargreaves s'est vite transformée en cauchemar. L'ancien milieu de terrain du Bayern a vécu un véritable calvaire en enchaînant les blessures les unes après les autres, l'écartant des terrains de football, au grand désarroi des supporters de United, qui avaient adopté ses jolies croles aussi rapidement que celles des jumeaux brésiliens Tic et Tac.
Trois ans et un retour raté plus tard, le contrat de "Hargo" est arrivé à son terme et les Red Devils n'en ont pas proposé de nouveau au trentenaire. N'ayant pas d'agent, il a même proposé de jouer pour rien, afin de pouvoir rester dans ce club qu'il a donc quitté la mort dans l'âme. Il va aujourd'hui tenter de rebondir à West Bromwich et s'est fixé comme objectif de jouer 40 rencontres. C'est tout le mal qu'on lui souhaite, même si cela ne fera qu'ajouter aux regrets déjà énormes que son nom suscitera encore longtemps chez les supporters que nous sommes.
Quand j'ai quitté le terrain après cinq minutes lors de ce match face aux Wolves la saison dernière, les gens ont dû se dire "Qu'est ce qui cloche avec ce mec ? Il casse comme du putain de verre ou quoi ? C'est une blague ?". C'était ma première renconttre depuis deux ans. J'ai joué cinq minutes avant de déchirer mes putain de tendons. Et puis quand j'ai vu les radios, j'ai vu que mon mollet était touché également. Sortir du terrain ce jour-là, c'était la plus longue sortie de toute ma vie. J'étais vidé rien qu'en rejoignant le vestiaire. C'est mon premier match depuis deux ans, j'ai eu une standing ovation et il y a maintenant 70,000 personnes qui me regardent - et des millions à la TV - et tout ce que je me dis c'est "essaie de ne pas boîter", je ressemble à un comique. Je voulais essayer de continuer à jouer. Je crois que cela démontre à quel point j'étais désespéré, je tentais de me battre contre deux blessures musculaires. Je voulais au moins tenir jusqu'à la mi-temps. Mais j'ai tenu cinq minutes ! Je ne suis pas un gars sensible mais quand je suis enfin arrivé au vestiaire, j'ai pleuré. J'étais assis là avec un des physios et j'étais tellement submergé. J'avais fait tellement d'efforts pour y arriver. Pendant deux ans j'ai imaginé ce moment dans ma tête.
J'ai fait mes adieux aux garçons avant la finale de la Ligue des Champions. Et puis voilà, j'étais parti. Je ne leur en veux pas de m'avoir laissé partir. Je peux comprendre. Il y a un moment où vous devez vous avouer que ça n'a pas marché. Le foot a continué. A plus tard, meilleurs voeux. David Gill est un gars terrible et également un directeur exécutif terrible. Et il n'y a aucune animosité avec le boss. Il a probablement eu sa part de frustration, même si elle était plus importante de mon côté. J'ai dit au boss que je jouerais 40 matches cette saison. Il a dit qu'il me voyait encore jouer, mais qu'il voulait commencer à intégrer les joueurs plus jeunes. Quand je jouais pour lui, il était fantastique. C'est un grand manager. Il sait quels joueurs peuvent lui faire gagner tel ou tel match. C'est le meilleur pour ça. Les gars étaient super aussi. C'est un club extraordinaire. Les gens qui travaillent en coulisses sont incroyables. Certains gars du staff médical sont devenus de très bons amis. A un moment j'ai proposé de jouer gratuitement cette saison, dans le simple espoir de rester. Mais ils m'ont dit "Ce n'est pas ce que tu veux" et ils avaient probablement raison.
Pas d'agent, pas d'histoire de cul dans les journaux et... Pas la moitié de la carrière qu'il aurait méritée. Vous connaissez beaucoup de joueurs de son calibre qui proposeraient de jouer gratuitement ? Vraiment, le sort s'acharne sur les mauvaises personnes. VDM
Good luck, Owen.
Keano voit United "facile"
Pour fêter ses 40 ans, notre légendaire capitaine Roy Keane nous offre ses prédictions pour la nouvelle saison de Premier League qui débute ce dimanche, si les émeutiers le permettent. Pour Keano, les bons renforts de Sir Alex pallieront parfaitement aux départs et Manchester United sera une fois de plus le grand favori à sa propore succession. On se tait et on lit la parole sans langue de bois du boss.
Même Sir Alex Ferguson a dit l'autre jour que le championnat devenait plus dur. Mais je ne le pense pas. Si United assure, ce qu'ils feront, ils seront de confortables vainqueurs. Même l'an dernier, quand United était en méforme, aucune équipe ne fut assez forte pour en tirer avantage.
United a fait un bon recrutement. Les gens parlent d'une perte d'expérience, et je sais bien que Van der Sar, Neville et Scholes ont tous pris leur retraite. Mais ils ont de bons jeunes joueurs qui arrivent, et Wayne Rooney peut jouer bien mieux que la saison dernière.
Si vous regardez les joueurs dont ils se sont séparés, ils ont encore Vidic, Ferdinand, Fletcher, que des internationaux. Et Giggsy est toujours là aussi. United ne laisse pas partir des joueurs sans être certain que d'autres pourront les remplacer.
Ashley Young et Phil Jones sont de bons joueurs, Chris Smalling fait son trou et Danny Welbeck est également un bon joueur qui revient après son prêt à Sunderland la saison dernière.
Et quand les plus vieux en auront terminé dans quatre ou cinq ans, vous aurez des gars comme Jones ou Smalling pour prendre la relève avec cinq ou six années d'expérience derrière eux. C'est comme une machine. Vous pouvez parler tant que vous le voulez des autres équipes qui se renforcent mais, selon moi, United est plus fort également.
Ils feront le boulot. De toutes les équipes, si une seule a le parfait équilibre, c'est United.
Loin de se contenter d'encenser United, Keano en rajoute une couche en taillant les rivaux du club où il a joué durant 14 saisons. Et là, c'est du pur bonheur et ça commence avec les schyzos de Chelski et leur beau gosse de manager...
Tout le monde ne parle que de ce nouveau jeune manager, mais je ne pense pas que le problème se situera à ce niveau. Il s'agit toujours des joueurs là-bas, ils semblent tous s'autodétruire. Ce sont de grands amis pendant une minute, et celle qui suit, vous entendez qu'ils se chamaillent tous entre eux et que des joueurs râlent si d'autres marquent.
Arsenal s'en sort bien, probablement parce que Vieira n'y joue plus.
Arsenal ne s'est pas vraiement renforcé. Ils ont transféré un attaquant, Gervinho, et, avant de le juger, il faut toujours laisser sa chance au garçon.
Quant à Liverpool, il semble que King Kenny ait oublié un secteur crucial dans son recrutement.
Liverpool a acheté de bons joueurs offensifs mais je pense que ce qu'il leur faut actuellement ce sont des défenseurs. Il me semble qu'on en a eu un début de preuve lors de leur préparation. Ne vous emportez pas, Liverpool n'a aucune chance de remporter le titre, aucune.
Kenny Dalglish est la personne qu'il faut pour le job. Ils ont dépensé beaucoup d'argent et acheté de bons joueurs; Luis Suarez est fort, Charlie Adam est un bon joueur, mais c'était à Blackpool, et c'est un gros challenge pour lui. J'ai fait débuter Jordan Henderson à Sunderland et c'est vraiment un bon joueur. Mais améliorer ton équipe ou remporter la Premiership sont deux choses distinctes.
Finalement, c'est donc Shitty qui se présente comme le meilleur candidat à la seconde place.
On est obligé de prendre City en considération. Je ne pense pas que le groupe actuel de City voit United comme une machine inarrêtable. Vaincre United à Wembley était une étape importante pour eux. Ils ont été tout proches d'obtenir des résultats face à United ces dernières années; surtout quand Sven Goran Eriksson y était et qu'ils ont réussi le doublé pour la première fois depuis longtemps. Mais maintenant il faut vraiment compter avec eux. Quand une équipe dépense de telles sommes et attire des joueurs d'une telle qualité, ils représentent une menace.
City était vraiment un club qui soufflait le chaud et le froid mais Roberto Mancini a fait du bon boulot. C'est bien beau d'avoir de l'argent mais Mancini a ramené de vrais internationaux, des joueurs de qualité qui savent répondre présent lors des grandes occasions. Quand j'étais à United, ils étaient toujours en dessous de nous, mais maintenant ils sont en train de résorber leur retard.
C'est vrai, on les a lattés avec des poussins dimanche dernier, mais ils font légèrement moins pitié qu'il y a cinq ans, admettons ! Et au lieu de parler, Keano, t'as pas envie d'aller faire régner la loi dans les rues de Manchester ? Avec Vidic ce serait réglé en trois tacles à hauteur du genou...
Happy Birthday, You Legend
Goodbye, Mr Scholes
Le départ de Paul Scholes est le premier vrai départ qui fait vraiment, mais vraiment mal au bide. Bien plus qu'un Beckham, qu'un Gary Neville ou même qu'un Keane. Bien sûr, j'adorais ces joueurs, mais lorsqu'il s'agit de citer deux modèles ultimes pour tout joueur de foot, amateur ou professionnel, Ryan Giggs et Paul Scholes sont des choix qui s'imposent naturellement. Et si le premier a encore au moins une année dans les jambes (faut pas exagérer, trois jubilés la même année, c'eut été trop éprouvant), Paul Scholes a décidé qu'il était temps pour lui de passer plus de temps avec sa famille, loin des projecteurs et des micros qui l'intimidaient tant.
Paul Scholes, c'est l'âme de Manchester United, un gars qui n'a jamais vécu autre part, jamais pensé à un autre club. Lui et sa bande de potes faisaient partie de ces gamins avec lesquels Sir Alex était sensé ne rien gagner (cf Alan Hansen)... et qui ont tout gagné. Un type dont le génie n'a d'égal que sa simplicité. Un mec qui était trop petit et trop asthmatique pour jouer au foot... Imaginez ce que nous aurions raté s'il avait renoncé. Ses passes millimétrées à 60 mètres (bougez pas, elle arrive pile poil dans vos pieds), sa vision du jeu, sa capacité à contrôler un match, ses patates en pleine lucarne et même ses tacles assassins furent autant de cadeaux que les dieux du foot nous ont envoyé via l'un des leurs, et qui vont cruellement nous manquer.
Hier, c'est un Old Trafford plein à craquer qui lui a rendu un dernier hommage lors d'une soirée chargée d'émotions. A croire que le type est mort... Non, il est bien vivant. En fait, sa vie commence maintenant. Mais la dernière rencontre qu'il va livrer devant son public nous fera encore nous demander ceci : Pourquoi ? Pourquoi arrêter lorsqu'on est encore au sommet de son art ? Sir Alex sait qu'il perd là l'un des joueurs les plus doués de sa génération. Du genre qu'on ne voit qu'une seule fois dans une vie, mais toutes les bonnes choses doivent avoir une fin. Et là où l'histoire prend fin, la légende commence. Légende, voilà un mot qu'on prend l'habitude de vite lâcher aujourd'hui et qui pourtant suffit à peine à qualifier Paul Scholes. 17 années au plus haut niveau, 676 apparitions sous le maillot des Red Devils, 150 buts, 24 titres majeurs dont 10 Premier League et 2 Ligue des Champions. C'est bien simple, en Angleterre, seul son pote Ryan Giggs a fait mieux.
Après une entrée accompagné de ses enfants et sous les applaudissements d'une haie d'honneur formée par les joueurs des deux équipes, sous le regard d'un Théâtre des Rêves qui n'avait lui non plus pas oublié de marquer le coup via un magnifique tifo représentant le visage de Scholes suivi du mot "GENIUS", une cérémonie sans chichis à l'image du nouveau retraité, où le Ginger Prince posa avec Sir Alex, Eric Cantona et le roi Pelé (et David Gill !) pour la postérité, le match de gala face aux New York Cosmos pouvait commencer. Pour l'occasion, plusieurs amis, anciens collègues ou adversaires de Paul revêtirent le maillot New Yorkais. Nicky Butt, Dwight Yorke, Cannavaro ou... Patrick Vieira, l'ex Gunner devenu citizen, hué toute la soirée par OT et son vieil ami Roy Keane. Nostalgie quand tu nous tiens ! United alignait quand à lui une équipe type afin de se dégourdir les jambes avant le Community Shielderby de dimanche. L'occasion pour De Gea et Ashley Young (et Phil Jones en seconde mi-temps), de faire leur baptême du feu à OT sous leur nouveau maillot.
Et c'est justement sur une passe de Young que le premier but tomba, comme un symbole. Comment pouvait-il en être autrement ? Le ballon adressé à Scholes dès la 9ème minute fut parfaitement contrôlé avant d'être propulsé à plein vitesse dans la lucarne de Friedel, impuissant. Du Scholes pur jus. Un dernier cadeau à ses fans. Une signature. Pour compléter l'oeuvre, quelques transversales à tomber et l'un ou l'autre tacle (mais pas de carton) jusqu'à un quart d'heure de la fin, moment choisi pour quitter la pelouse et préparer son discours. Le score final ? 6-0, mais on s'en tape. Paul Scholes n'est plus un joueur de Man Utd. Old Trafford pleure son héros et le football perd l'un de ses plus grands ambassadeurs. Sad day.
Comme le dit toujours le maestro, la relève est assurée grâce aux nombreux jeunes qui poussent à la porte de l'équipe première. Quand les rumeurs concernant son éventuel successeur hollandais ne cessent d'affluer, Scholesy nous conseille de jeter un oeil à l'équipe des jeunes. Et celui qui a eu l'honneur de le remplacer lors de son dernier match semble sur la bonne voie. Paul Pogba n'a peut-être pas eu grand chose à faire, mais il semble jouir d'une facilité balle au pied assez impressionnante. Mais ce n'est pas le seul ! Une fois Scholes sorti, le joueur de champ le plus âgé sur la pelouse avait 23 ans ! Et sans quelques ratés, l'addition aurait été bien plus salée pour l'adversaire, dépassé par la vitesse d'exécution et la justesse des Macheda, Diouf, Cleverley ou Welbeck (à nouveau excellent). L'avenir semble prometteur pour ces jeunes pousses et pour United, mais il a perdu un peu de magie, hier soir.
Aucun mot n'est assez fort pour exprimer la tristesse de savoir que c'était là sa dernière représentation, ni pour décrire la bénédiction d'avoir pu suivre un tel joueur pendant toutes ces années. Alors, je dirai tout simplement...
Merci pour tout Monsieur Scholes.
Cantona, un clip et un clap
Après le flop de son appel à la révolte d'il y a quelques mois invitant le peuple à retirer ses deniers des banques françaises et son nouveau boulot de directeur sportif des New York Cosmos, le King revient sur le devant de la scène grâce à un film et une chanson.
CLAP ! En tournée pour la promotion de son dernier film, Switch, ou le King tient le premier rôle d'un flic, Eric Cantona était l'invité de Laurent Delahousse au 20h de France 2. Malgré une carrière dans le cinéma qui commence à prendre du galon, l'idole de nombreux supporters de Manchester United a encore bien du mal à se défaire de son glorieux passé, et le moins que l'on puisse dire, c'est que cette étiquette emmerde au plus haut point Cantona.
Inutile de vous dire que quand le présentateur, après une légère mise en bouche, commença réellement son interview par des questions tentant un rapprochement entre l'excitation du football de haut niveau et celle de ses "nouvelles" activités, la réaction ne se fit pas attendre.
Je croyais que je venais faire la promotion d'un film. J'ai joué treize ans en haut niveau mais ça fait quinze ans maintenant que je fais du cinéma. Bon, c'est des vieilles images, on le voit, je suis très jeune là... Ça me ferait plaisir qu'on en parle vite fait comme ça (du football). Quand même, c'est un grand film qu'on a fait (...) et je suis là, et je ne vois que des images de football.
Ceci dit y'a de belles images là... Mais c'est un très grand film !
On appréciera la réaction de Delahousse qui savait manifestement à quoi s'attendre avec l'ours mal léché !
CLIP ! Une nouvelle ne venant jamais seule, il me faut vous parler également du nouveau clip du chanteur Cali pour une chanson intitulée... Cantona ! Un de mes chanteurs préférés chantant un de mes joueurs préférés, ça ne se loupe pas, même si ce n'est pas la meilleure chanson du perpignanais. Les deux amis se retrouvent donc dans ce clip qui vaut tout de même le détour, pour la tête du King et aussi pour le refrain, un peu.
Quand j'étais petit, je voulais pas ça
Moi je voulais être Eric Cantona
Et marquer ce but contre Sunderland
Et lever les bras
Et pour ceux qui se demandent (honte à eux) de quel but il s'agit, un petit rappel ne fait jamais de mal :
Le retour de Cantona pour fêter Scholes
Le club vient d'annoncer que Paul Scholes aura lui aussi droit à son jubilé. Une moindre chose pour permettre au public d'Old Trafford de saluer un de ses plus grands joueurs et serviteurs, qui avait annoncé sa retraite via un communiqué alors qu'il était parti en vacances, évitant les micros et le tsunami de compliments dont il fut l'objet suite à cette annonce. Cette fois, il ne pourra pas fuir les projecteurs mais il fut certainement heureux d'apprendre qu'une autre légende du club accaparera l'attention des médias et des supporters.
Car pour célébrer Scholesy, ce sont les New York Cosmos qui viendront disputer un match de gala le vendredi 5 août à Old Trafford. Et comme vous le savez tous, le directeur sportif de ce club mythique n'est autre que le King, Eric Cantona, qui sera pour l'occasion l'entraîneur des Cosmos.
Je tiens à féliciter Paul Scholes pour l'incroyable carrière qu'il a faite à Manchester United et je me réjouis de faire mon retour à Old Trafford dans mon nouveau rôle aux New York Cosmos.
Entre rois du kung-fu, on s'apprécie... Après le retour de Becks pour Gary Neville, Paul Scholes méritait lui aussi son invité de marque, et cette venue risque de faire jouer cette rencontre à guichets fermés. Notre jeune retraité, qui a déjà signé à United en tant que coach, se réjouit bien évidemment de cette venue.
J'ai passé toute ma vie de footballeur à Manchester United, ce seront donc des adieux remplis d'émotion. Ce club est spécial à bien des égards mais les fans sont les meilleurs et j'ai toujours apprécié leur soutien tout au long de ma carrière. J'espère qu'ils profiterons de la soirée, surtout en voyant le Boss et Eric en découdre sur le bord du terrain.
Evidemment, Sir Alex se réjouit lui aussi de célébrer le génial rouquin qu'il a tant de mal à remplacer :
Le départ de paul était typique de l'homme, discret, il était en sécurité en vacances et pouvait donc éviter ainsi toute interview des médias. Mais il ne pourra pas se cacher cette fois et ce sera fantastique pour les fans de pouvoir faire des adieux à ce footballeur d'exception. En parlant de grand joueur, parlons d'Eric Cantona. Je vais savourer ce duel sur la ligne de touche, un esprit gaélique face à un autre. Aucun de nous ne voudra perdre ce match, ce sera à n'en pas douter une grande soirée et une reconnaissance bien méritée pour Paul.
En tant que président d'honneur du club new yorkais, une autre légende du football devrait être présente dans la tribune d'honneur aux côtés de Sir Bobby Charlton : ni plus ni moins que le Roi Pelé. Plutôt pas mal comme casting... On ne sait par contre toujours pas si un jubilé est prévu pour Owen Hargreaves, mais celui-ci aurait lieu à l'infirmerie de Carrington, selon nos informations.



