En attendant Ajax - Man Utd
Après la très décevante élimination en Ligue des Champions, United entame ce soir à Amsterdam la conquête du seul trophée manquant dans sa vitrine : l'Europa League.
Qui a dit la coupe des losers, le lot de consolation, la médaille en chocolat ?? Ouais, peut-être, un peu. C'est comme ça les gars, fallait bien que ça arrive un jour et vu nos prestations en CL, on ne mérite pas d'y figurer encore. En même temps, quand on voit Arsenal se faire latter par Milan au match aller des 8èmes, on se demande s'il n'y a pas une erreur de casting. Soit. Notre pénitence sera donc de regarder notre équipe le jeudi. Pfff... Quand on sait que le Barça est moins conquérant cette saison, y a de quoi déprimer. Attention les distraits : le coup d'envoi est programmé à 19h !!
L'affaire Suarez mise au placard jusqu'au prochain match contre l'hiver poule, nous nous rendons donc à Amsterdam où les Ajacides nous attendent. Quoi ? C'est le précédent club du copain d'Evra ? Zut, s'il avait su, il aurait pas venu... Quoi ? Il est pas venu notre capitaine ? Ah oui, Fergie l'a laissé au repos après un week-end éprouvant sur le plan émotionnel. Pour qu'il ne soit pas seul, Giggs et Berbatov se sont blessés et restent donc avec lui. Ils ne verront donc pas non plus leur vieux pote Edwin, ex gloire de ce mythique club hollandais, un des seuls à avoir gagné toutes les coupes européennes.
Je vous vois grimacer en lisant que nous avons deux nouveaux blessés, mais pas de panique ! D'abord parce que ce ne sont visiblement pas de gros bobos, et surtout parce que Sir Alex a emmené avec lui une très belle brochette de 20 joueurs où Jones, Smalling et Nani rejoignent le groupe des valides : De Gea, Rafabio, Evans, Ferdinand, Valencia, Carrick, Young, Park, Scholes, Cleverley, Rooney, Chicharito, Welbeck et les jeunes puceaux Amos, Fryers et Pogba. Le Sir a annoncé la couleur : puisqu'il a enfin plus de choix et que nous ne jouons pas ce week-end (ça a du bon de sortir des coupes aussi tôt), il alignera une grosse équipe à l'ArenA, une équipe pour gagner, une équipe qui n'a rien à foutre en Europa, aussi.
Si United est en assez bonne forme après d'excellents matches à Chelsea et contre les scousers, notamment, notre adversaire pour les deux prochains jeudis ne respire pas la confiance. Champions des goudas en titre, les Ajacides connaissent une période délicate qui les ont vus chuter à une 6ème place peu enviable en Eredivisie. Si l'Ajax a perdu son lustre d'antan, elle n'en demeure pas moins une équipe intéressante et capable de faire plier les grosses écuries européennes actuelles. Emmenée par Franck De Boer, elle compte en ses rangs de bien belles individualités, dont le jeune milieu de terrain danois Eriksen, sujet de bien des rumeurs de transfert. Mais l'Ajax, comme United, compte plusieurs absents de marque dont Enoh, Janssen, Van der Wiel ou Ooijer. On est donc à armes égales, en quelque sorte...
Dans le port d'Amsterdam
Y a un match d'Europa
C'est pas ce dont on rêvait
Mais y a pire, r'garde West Ham
Dans le port d'Amsterdam
Y a nos joueurs qu'ont la dalle
Et city en finale
J'voudrais qu'on les rétame
Mon prono : 1-3
Bon match à tous
GLORY GLORY MAN UNITED
Man Utd - Liverpool en quelques mots
Au terme d'un grand spectacle digne des plus grosses productions hollywoodiennes, les Red Devils sont venus à bout des infâmes scousers pour rester à courte distance des citizens et offrir à Evra la plus belle des revanches...
Il y avait tout, hier à Old Trafford : Une rivalité historique entre les deux plus grands clubs d'Angleterre, de l'enjeu, du spectacle, des duels, une ambiance électrique sur fond de polémique et, comme dans tout bon film, un gros vilain pas beau qu'on aime détester. Au final, une happy end et une morale sauve : les plus forts l'ont emporté, les gentils ont gagné. Après l'incroyable come back à Chelsea, nos joueurs nous ont offert une nouvelle performance digne des grands champions et renvoyé les Reds de Dalglish à... 19 points. 19, comme un symbole.
Parlons d'abord du match avant de nous attarder sur l'attardé uruguayen... Pour prendre ces Reds à revers, Sir Alex alignait une équipe sans surprise particulière, alignant les meilleurs éléments à sa disposition : De Gea poursuivait sur sa lancée du Bridge, protégé par un back four composé de Rafael, Ferdinand, Evans et Evra. Dans le milieu, Carrick et Scholes obtenaient les faveurs de Fergie, Valencia était évidemment aligné à droite et Giggs retrouvait le flanc gauche qui l'a rendu célèbre dans le monde entier pour fêter sa 899ème apparition sous le maillot de United. Devant, Rooney et Welbeck étaient préférés à Chicharito et Berbatov, assis sur le banc en compagnie d'Amos, de Fabio, Park, Pogba et... Cleverley, enfin ! Le cauchemar des blessures semble tout doucement derrière nous et Sir Alex dispose à nouveau, peu à peu, d'un noyau plus que compétitif au moment d'aborder le rush final. En face, King Kenny la joue prudente en densifiant son milieu, laissant Luis Tête-de-rat Suarez se démerder seul en pointe mais tout de même soutenu par Kuyt et Downing sur les côtés, et Gerrard dans son dos.
Après un début timide et une cabriole de Ferdinand, United a complètement dominé Liverpool, dans tous les compartiments du jeu. Ce fut déjà le cas lors de notre dernière visite à Anfield, en FA Cup, mais cette fois il n'y eut pas de miracle pour la bande à Gerrard. S'il n'y eut pas de but en première période, United avait déjà mis le feu devant le but des Reds, notamment sur une action exceptionnelle initiée et conclue par un Scholes dont la tête à bout portant était sauvée de justesse par Reina. Sinon, rien pour Liverpool, si ce n'est un tir non cadré de Johnson et une course de Suarez parfaitement annihiliée par Rio Ferdinand.
Au retour des vestiaires, United est bien déterminé à convertir ses occasions afin de traduire sa domination au marquoir. Antonio Valencia, qui avait affaire à un fameux morceau en la personne de Luis Enrique pour l'obtention des plus beaux pectoraux de la ligue, obtenait un corner que Giggs se chargeait de botter. Son envoi au 1er poteau était prolongé par Henderson au second, où Rooney n'en demandait pas temps pour reprendre l'offrande de volée et fusiller le pauvre Reina. 1-0 pour United (47ème). Wazza, qui n'avait plus scoré contre Liverpool depuis 2010, se fera un plaisir de doubler la mise deux minutes plus tard, lorsque Valencia (encore) dépossèdera Spearing du ballon avant de mettre son client préféré sur orbite. C'est 2-0 et Old Trafford exulte. Evra aussi. Le petit gars d'Everton aussi. Nous aussi.
Après cela, Rooney manquera de peu le triplé sur une nouvelle incursion de Valencia, puis United lèvera le pied ; une mauvaise habitude ces derniers temps. 2-0 n'est pas le genre de score qui permet de se la couler douce, surtout quand il reste plus de 30 minutes de jeu et qu'on joue Liverpool. Et ce qui devait arriver arriva. Non pas que les scousers aient poussé, non, ils étaient toujours aussi innofensifs, mais comme vous le savez, les Red Devils aiment se compliquer la vie... Sur un coup franc bêtement provoqué par Carrick (encore excellent ce samedi malgré tout) alors que Suarez avait manqué son contrôle, Adam envoyait dans le paquet un ballon qui échoua malencontreusement sur la cuisse de Ferdinand avant de rebondir pile devant Suarez, qui n'en demandait pas tant pour réduire l'écart et jouer son rôle de méchant à la perfection, offrant à Liverpool un espoir tombé de nulle part et aux supporters de United dix dernières minutes de stress dont on se serait volontiers passé. Finalement, on tremblera à peine sur l'envoi de Johnson, forçant De Gea à nous remontrer qu'il est bien le roi de la claquette. United a gagné sans qu'il n'y ait rien à y redire.
Au coup de sifflet final, Patrice Evra, acclamé pendant 90 minutes à chaque touche de balle par tout le Théâtre des Rêves, laissa exploser sa joie, bondissant le long de la tribune et invitant les supporters à fêter cette victoire si symbolique, pour finir devant la Stretford End, juste devant son copain Suarez, qui rentrait au vestiaire. Un acte mal interprété par quelques Reds qui y virent un geste de provocation. C'était peut-être le cas, mais comment en vouloir à notre capitaine ? A Anfield, il fut hué durant toute la rencontre, lui la victime qui ne s'était plaint de rien et avait juste rapporté des faits jugés ensuite avérés par une commission indépendante. Malgré cela, il eut grandeur d'esprit de présenter sa main à celui qui lui avait manqué de respect end ébut de match, lequel a décidé d'ignorer l'invitation à mettre un terme définitif à cette histoire. Dès lors, la rencontre ne pouvait pas se passer sous les meilleures auspices... Enervé par ce refus, Evra agrippa l'uruguayen et Ferdinand le snobba à son tour. Invisible sur la pelouse, Suarez continuait de provoquer, s'en prenait à l'arbitre quand Rio réalisait un tacle parfait pour le déposséder du cuir, envoyait un tir dans le public à la pause et provoquait un début de bagarre dans le tunnel. Lui qui avait annoncé que les sifflets du public le galvaniseraient, s'est finalement montré trop faible, trop petit, trop immature, trop débile (même pour un scouser) pour l'événement. A l'inverse, Evra s'est toujours montré discret depuis le début de l'affaire, s'interdisant le moindre commentaire et se contentant de faire son boulot. Cette joie manifeste est donc finalement tout à fait légitime et nous a permis de vivre un moment d'anthologie comme on n'en avait plus vécu depuis l'époque Keane/Vieira. Visiblement, l'idée plut à Rafael, qui en remit une couche pour notre plus grand bonheur.
En conférence de presse, Sir Alex félicita ses joueurs pour la performance, regrettant juste que le score reflète si peu la supériorité de United. Il qualifia ensuite Suarez de honte pour le Liverpool Football Club. Autre écossais, autre mentalité : Dalglish prit un air surpris quand on lui demanda ce qu'il pensait du comportement de son protégé : Ah bon ? Il n'a pas voulu serrer la main d'Evra ? Je ne le savais pas, je n'étais pas là... Je faisais un sudoku aux toilettes ! Une non-poignée de main qui a fait du bruit et fait de Suarez un pestiféré en Angleterre, même pour les supporters aveugles de Liverpool. Un jour triste pour notre sport, entendait-on sur le plateau de Match of the day, où le scouser Alan Hansen reconnaissait, une fois n'est pas coutume, que son club chéri était dans l'erreur. Depuis, Luis Suarez aurait présenté ses excuses à son club, lequel a publié un communiqué auquel United a répondu très poliment. L'histoire semble terminée... Wait and see. Il se pourrait bien que le garçon marche seul un moment...
En parlant d'Alan Hansen, il serait intéressant de lui demander ce que ça fait de voir son équipe totalement surclassée par un MU qui n'a si-disant plus bien joué depuis 18 mois... Un peu plus tard, City l'a péniblement emporté à Aston Villa, reprenant son avance de deux points, mais la donne semble peu à peu changer : les citizens deviennent poussifs pendant que United enchaîne les prestations impressionnantes face à des adversaires de taille. Pendant ce temps, une autre équipe fait son chemin : les Spurs de Harry Redknapp proposent actuellement le jeu le plus alléchant du royaume et ont facilement disposé de Newcastle, avec notamment deux buts de (P'tit) Louis Saha. Cela promet un gros choc, le 4 mars prochain à White Hart Lane... D'ici là, il y aura l'Europa et l'Ajax, deux fois, puis Norwich.
Pour terminer cette longue review, je reviendrai sur les performances individuelles de nos joueurs. Avec un doublé, Rooney aura les faveurs de nombreux fans, mais je l'ai trouvé un peu brouillon et pas toujours heureux dans la réalistaion de ses idées et d'autres m'ont plus impressionné que lui samedi : Jonny Evans, absolument immense, a signé selon moi son match le plus parfait sous le maillot de United. Solide, précis, soigant la relance, le p'tit Jonny a prouvé qu'il y avait une vie sans Vidic. A ses côtés, Ferdinand a lui aussi rendu une très belle copie. Est-ce dû à une quelconque pression, mais Evra s'est montré beaucoup plus prudent que d'habitude, ne montant que très rarement. Un mal pour un bien : le français s'est rarement retrouvé hors position. Rafael a confirmé qu'en bonne santé, il avait tout pour être l'un des meilleurs arrières-droit du championnat. Welbeck n'a pas marqué mais il s'est démené comme un dératé en première ligne, opérant un pressing constant sur les défenseurs adverses, se libérant pour proposer des alternatives à ses partenaires... Scholes et Carrick, bien aidés par Rooney, Giggs ou Valencia, ont totalement éteint Gerrard, Spearing et Henderson. Giggs, pour sa 899ème, a beaucoup travaillé mais fut moins heureux que d'habitude dans ses passes et enchaînements. De l'autre côté, inutile de s'en faire pour Valencia : notre locomotive carbure toujours au super et Luis Enrique ne se réjouit sûrement pas de rejouer face à l'équatorien. Enfin, notre gardien a eu peu de travail, c'est un euphémisme, mais il a assuré l'essentiel avec cette claquette en fin de rencontre, démontrant une fois de plus que sur sa ligne, le gamin assure grave. Et les remplaçants ? Ben Fergie a dû tellement stresser qu'il a oublié d'utiliser son banc !
Casting : De Gea; Rafael, Ferdinand, Evans, Evra; Valencia, Carrick, Scholes, Giggs; Rooney, Welbeck.
Recalés : Amos, Cleverley, Berbatov, Chicharito, Pogba, Fabio Park. Un si beau banc, ce serait dommage de l'abîmer...
Homme du match : Non, je ne choisis pas Rooney. Merci pour les deux buts, Wayne, mais tu as déjà beaucoup mieux joué. Mon chouchou Valencia le mérite encore, Welbeck aussi, mais je choisis Evans. Si vous avez vu la compile de la BBC de son match, vous comprendrez, c'était grandiose. Souvent critiqué, Jonny a mis, le temps d'une après-midi au moins, tout le monde d'accord.
Note du match : Une victoire contre Liverpool mérite au minimum un 7. Alors quand un de leurs joueurs se débrouille pour qu'on le déteste encore plus que ses coéquipiers, c'est encore meilleur ! Ajoutez-y la manière et vous obtenez 9/10 et pis c'est tout.
En attendant Man Utd - Liverpool (PL25)
Pour la 3ème et dernière fois cette saison, les Red Devils de Manchester affrontent les Reds de Liverpool. Evra retrouve son pote Suarez et Sir Alex espère bien vaincre King Kenny et mettre ainsi un peu de pression sur les citizens...
Il serait vraiment temps qu'on les mange, ces sales scousers ! Si c'est le cas, nous compterons 19 points de plus qu'eux... 19, un chiffre qu'on aime quand on parle de Liverpool. A part ça, c'était leur saison. Ils nous ont vaincus en Cup (malgré une nette domination de United à Anfield), on peut donc dire que cette campagne 2011-12 est déjà un succès pour nos copains de la Mersey. Chacun ses objectifs ! Mais cette fois, on joue à Old Trafford et United ne peut plus se permettre de faux pas, sous peine de voir les voisins bruyants s'envoler.
Vague de froid ou pas, le Théâtre des Rêves s'annonce chaud bouillant. Comme si la rivalité existant entre les deux plus grands clubs d'Angleterre ne suffisait pas, il faut ajouter au cocktail le Suarezgate. Et vu l'accueil qu'Anfield a réservé à Evra il y a deux semaines, on imagine aisément que les supporters de United vont s'en donner à coeur joie sur l'attaquant uruguayen à la tête de rongeur et soutenir plus que jamais leur capitaine. Y aura-t-il poignée de main avant le coup d'envoi entre le raciste et sa victime ? Suspense... J'ose croire que oui, ne nous abaissons pas au niveau pitoyable de ces bourrins et expliquons-nous sur le terrain.
L'ennui dans tout ça, c'est que le rat sud-américain est bien plus dangereux que la blague Andy Caroll et que nos défenseurs risquent d'avoir fort à faire. A part ça, Sir Alex devra toujours se passer de Vidic, Fletcher et Owen, auxquels pourraient encore s'ajouter Smalling et Jones. Par contre, le Sir a affirmé que Tom Cleverley serait sur le banc ; une bonne nouvelle pour la suite de la compétition. Il réintègre un noyau qui compte bien continuer sur la lancée du retour incroyable réalisé à Stamford Bridge lors de la précédente journée. Sir Alex, qui a avoué avoir commis une erreur en ne titularisant pas le buteur héroïque de Londres, Javier Hernandez, pourrait faire son mea culpa en sélectionnant son Petit Pois, souvent inspiré face aux Reds, pour accompagner Rooney aux avant-postes. Autre habitué des grands rendez-vous, Ji-Sung Park, qui vient de fêter ses 200 apparitions sous le maillot mancunien, pourrait obtenir les faveurs du Sir, tout comme Ryan Giggs, 38 ans, qui vient d'offrir à sa légende une année supplémentaire. Nani étant encore un peu court, Young pourrait être aligné à gauche. A droite par contre, peu de suspense : le meilleur ailier de la Premier League devrait sans aucun doute nous gratifier de ses accélérations assassines.
Arrêtons là les analyses de bas étage, elles sont de toute manière superflues car quand ces deux clubs s'affrontent, les statistiques, la forme du moment ou encore les absences/présences comptent peu. Dans ce genre d'affiche, des facteurs plus hasardeux peuvent décider de l'issue de la rencontre : la chance, l'arbitrage, mais surtout l'envie. Cette même envie qui nous a permis de remonter trois buts en 30 minutes au Bridge. La même envie qui doit nous faire oublier le chiffre 19...
Mon prono : 3-2
Bon match à tous
GLORY GLORY MAN UNITED
L'Evra maudit
Cette saison ne sera certainement pas la plus belle de ces dernières années pour les supporters de United : sorti de la Ligue des Champions lors de la phase des groupes et éliminé des deux coupes domestiques, il ne nous reste « déjà » plus que le championnat et la très anecdotique Europa League. Pour un club habitué à disputer tous les trophées jusqu’au mois de mars au minimum, c’est inhabituel et décevant. Pire ! Une saison blanche n’est pas à exclure.
Cela serait-il pour autant dramatique ? Je ne le pense pas. D’abord parce que United est en phase de renouvellement : certains cadres ont quitté l’équipe, d’autres n’ont plus l’énergie nécessaire pour assurer autant que jadis. Des jeunes sont arrivés et ont reçu leur chance avec un certain succès. De Gea, Jones, Smalling, Cleverley, Welbeck… ont parfaitement intégré l’équipe et la rentrée de Paul Pogba face à Stoke le week-end dernier nous permet de croire que nous n’avons pas fini de voir des gamins nous éblouir sur les gazons anglais. Ce rajeunissement a toutefois un prix : le manque d’expérience. Ainsi, si leur fougue et leur dynamisme font un bien fou, ils n’en demeurent pas moins un peu tendres à certains moments clés. Les sorties aériennes de De Gea manquent de muscle, Welbeck court parfois dans tous les sens, Jones se retrouve avant-centre…
D’ordinaire, l’intégration est évolutive, elle se fait en douceur, les grands chaperonnant les petits. Mais cela nous amène à ce qui est pour moi la seconde raison de cette saison en demi-teinte : les innombrables blessures, qui ont forcé ces jeunes à entrer d’emblée dans le grand bain, sans forcément avoir toutes les armes nécessaires pour cela. Nous ne nous cacherons pas derrière cette excuse si d’aventure nous devions finir cette saison bredouille, nous laissons ce genre de calimérages aux Gunners, par exemple. Toutefois, il faut tout de même admettre que depuis le début de cette saison, nous n’avons pas été vernis du tout ! Prenez n’importe quelle équipe, que ce soit le Barça, le Real, city ou Chelsea ; amputées de la moitié de leur équipe comme United l’est depuis des semaines, elles n’en mèneraient pas large. Sir Alex a dû bricoler toute la saison, privé de son capitaine et joueur le plus régulier depuis au moins trois ans, Nemanja Vidic, pour toute cette campagne, obligé de se passer de Fletcher jusqu’à nouvel ordre, dépendant de la santé fragile de Ferdinand, de la fragilite aigüe de Rafabio, des pépins de Cleverley, Young, Smalling, Anderson, Jones, Welbeck, Chicharito, Owen, Nani, Lindegaard ou Rooney !
Ce constat, s’il est alarmant, a de quoi nous rendre encore plus fiers, arrogants diront nos adversaires. Aucune autre équipe ne serait aujourd’hui qu’à deux petits points des citizens, avec autant d’absents, j’en suis convaincu (et le tableau le confirme) et cela m’emplit de satisfaction. Quoi qu’il advienne cette saison, nous avons déjà réussi un exploit, à l’image de ce retour magique à Stamford Bridge.
Dans ce contexte, notre capitaine ad interim est l’un des rares survivants. Patrice Evra enchaîne les matches sans sourciller. Le latéral gauche français n’est pourtant pas le plus épargné par les mauvais coups. Son jeu porté sur l’offensive, ses longues chevauchées lui valent bien des misères… Et ça se ressent défensivement ! Souvent pris à défaut dans ses propres 16 mètres, Pat peine à défendre aussi bien qu’il attaque. Hors, son premier rôle est bel et bien défensif, me trompe-je ? J’adore Evra et j’aime le voir jouer, mais ne pourrait-on pas le laisser souffler un peu et donner sa chance à Fabio, qui se morfond sur le banc ? Soit. Dans une interview publiée sur le site officiel du club, Evra nous fait part du caractère exceptionnel de l’hécatombe mancunienne et de son immense fierté d’être encore malgré tout un sérieux candidat au titre :
Je ne sais pas ce qui se passe, je crois que quelqu’un nous maraboute ! Le nombre de blessures dont nous avons souffert est tout juste incroyable. Je vois beaucoup d’équipes se plaindre du nombre de leurs blessés mais chez nous, c’est juste irréel.
Après avoir perdu un joueur comme Nemanja Vidic pour toute la saison, nous avons réussi à nous débrouiller. Je pense qu’être si proche de Manchester City, étant donné le nombre de blessés que nous avons eus, démontre que nous avons vraiment un excellent état d’esprit dans l’équipe. C’est la chose la plus importante et c’est inscrit dans la culture du club. Peu importe ce qui arrive, nous n’aimons pas les excuses. Je veux juste dire ‘bien joué’ à tous les joueurs mais le travail n’est pas terminé. La partie la plus importante est encore à venir.
Il y a encore un long chemin à parcourir. Je dis toujours que le championnat est un marathon et non un sprint. Après Chelsea, nous avons Liverpool et puis l’Europa League face à l’Ajax. Je pense que c’est pour cela qu’on joue à Man Utd, pour pouvoir disputer de telles rencontres. Nous devons maintenant nous assurer de montrer cette volonté sur le terrain.
Chaque match est difficile mais nous devons simplement nous dire qu’il faut tous les gagner. Je sais que ce n’est pas facile mais si vous voulez remporter le championnat, il vous faut gagner ce genre de rencontres.
Si la malédiction s’arrête enfin et qu’on récupère ne serait-ce que la moitié de nos blessés, je pense qu’il y aura plus à fêter en fin de saison que ce que certains semblent annoncer. Un 20ème titre au nez et à la barbe des voisins bruyants, pour une année de transition, ça vous dit ?
Chelsea - Man Utd en quelques mots
Des mots, il y en a beaucoup et pas assez pour décrire le match incroyable que nous ont livré Blues et Red Devils. Menés 3-0 on ne sait trop comment, United a signé l'un de ses plus beaux come back de légende pour obtenir un partage au goût de victoire...
Fierté. Devons-nous être heureux de ce point obtenu au Bridge ? Oui, peut-être, ou pas. Habituellement, un point là-bas, c'est très bon. Quand on fait les comptes, on s'aperçoit vite que city reprend deux points d'avance dans la course au titre. Quand on voit ce qu'ont proposé les deux équipes, on peut toujours se demander comment ce match la plupart du temps à sens unique s'est transformé en grand classique de la Premier League et comment United ne l'a pas aisément remporté. On se demande encore comment les Blues ont réussi à ouvrir le score alors qu'ils n'en touchaient pas une, et comment nous avons pu être ensuite menés 3 à 0 par ces londoniens lymphatiques. United était venu pour gagner, le doute n'était pas permis. Les Red Devils ont d'emblée confisqué le ballon mais, fait récurrent de ces dernières semaines, la réussite leur manquait en zone de finition et Monsieur Webb ne semblait pas d'humeur généreuse en oubliant un, voire deux penalties pour les champions. La chance semblait à nouveau nous bouder dans ce stade qui pue un peu la guigne pour nous depuis plusieurs années. Penalties non sifflés, autogoals... Ce n'était pas notre jour. Même Chelsea n'en revenait pas de voir le marquoir afficher 3-0 à l'heure de jeu, eux qui avaient entamé la rencontre avec comme uniques objectifs de casser du rouge et de balancer sur De Gea à la moindre occasion, en attendant la bourde de l'espagnol. C'était sans compter sur cette incroyable mentalité qui habite depuis toujours les joueurs de United, celle qui leur permet d'y croire encore, quand tout semble perdu, celle qui rend possible l'impossible. Deux penalties magistraux de Rooney et une envolée de Chicharito plus tard, ce "petit" point avait bel et bien un goût de victoire et pourrait s'avérer décisif pour la suite des événements. Sur le point comptable, peut-être, mais surtout au niveau psychologique. Malgré une nette domination que seules dix minutes de déconcentration en début de seconde période auraient pu ruiner, les Red Devils ne furent pas flamboyants d'un point de vue technique. Mais au niveau de l'envie, du courage, du travail, ce United était tout simplement magique et ce point, s'il semble bien maigre au vu de la performance, nous devons le savourer comme la plus belle des victoires. C'est ce genre de match qui fait que nous sommes si fiers de supporter ce club et qui nous différencie de toute autre équipe. D'où qu'ils soient, les Busby Babes ont dû apprécier... Thank you boys.
Honte. C'est désormais officiel : les supporters de Chelsea sont aussi pitoyables que ceux de Liverpool. Pendant toute la rencontre, ils ont hué Rio Ferdinand. Pourquoi ? Et bien... Parce que Rio est le frère d'Anton, défenseur de QPR victime d'injures racistes de la part de John Terry. Le monde du football peut être aussi dégoûtant qu'envoûtant ; un monde où les victimes sont lynchées et les salopards vénérés.
Voyageurs. Si les supporters de Chelski ont autant de classe que Zahia et Ribery, ceux de United se sont montrés admirables. Aussi survoltés que nos joueurs, on n'entendait qu'eux à Stamford Bridge et il ne fait aucun doute qu'ils ont joué un rôle dans cet incroyable come back. Une standing ovation pour eux !
Péno : Après avoir boudé son sifflet pendant toute une mi-temps, oubliant en l'espace de deux minutes un peno sur Young et un autre, moins évident, sur Welbeck, M. Meilleur-arbitre-du-monde s'est dit qu'à 3-0, il pouvait bien faire un effort. Faut dire aussi que pour ne pas siffler la faute de Sturridge sur Evra, il fallait être sacrément gonflé. Et là, on voit Rooney débarquer et on n'ose pas regarder. On se souvient qu'il en a déjà foiré quelques uns cette saison... Mais on regarde quand même. Bonne idée : Wazza ne laisse aucune chance à Cech, excellent hier, et envoie une fusée dans le plafond du but pour sauver l'honneur. Rebelote quelques minutes plus tard. On regarde pas ? On regarde ? Contre-pied parfait et tout redevient possible. A ce moment-là, les quatre derniers buts inscrits par United sont des penalties. En même temps, c'est pas de notre faute si les autres nous coupent en deux dans leur rectangle...
Sauveur. Si le gardien au casque de playmobil a fait un grand match, son vis-à-vis mancunien ne fut pas en reste. Un peu trop amoureux de son poteau sur l'ouverture hasardeuse du score, le gamin à la houpette folle, malgré son nez tout rouge de froid, a réalisé un tout gros match, empêchant notamment Juan Mata d'inscrire le but de la victoire en toute fin de rencontre sur coup franc. L'envoi de son compatriote était parfait ; puissant et précis, il partait nettoyer sa lucarne gauche sans un arrêt de classe mondiale du grand David que le grand Edwin n'aurait pas renié. Quelques secondes plus tard, il remettait ça sur un missile de Cahill, d'une spectaculaire claquette. Etant donné les nombreuses critiques qu'il a essuyées ces dernières semaines, ces deux parades devraient lui faire le plus grand bien. Les gifles reconnaissantes de ses coéquipiers et les éloges du Sir aussi.
Coaching. Quand Sir Alex fit sortir Young et Rafael pour Chicharito et Scholes, Valencia, notre joueur le plus dangereux depuis de nombreuses semaines reculait d'un cran et Giggs glissait sur le côté gauche. Des choix discutables... Mais au final payants ! Scholes a assuré le relais entre les lignes avec maestria et Chicharito a tourmenté la défense des Blues pendant 40 minutes, amenant le second peno et égalisant sur un centre parfait de... Ryan Giggs. Notre légendaire gallois signait là sa 10ème passe décisive de la saison, respect. Après le match, SAF reconnaîtra avoir peut-être fait une nouvelle erreur de coaching en ne titularisant pas Hernandez. Deux mea culpa en deux semaines, il se ferait pas vieux, le Sir ?
Casting : De Gea; Rafael (Scholes), Evans, Ferdinand, Evra; Valencia, Carrick, Giggs, Young (Chicharito), Rooney, Welbeck (Park).
Recalés : Amos, Berbatov, Fabio, Pogba.
Homme du match : Choix difficile, tant nos gars ont tous mouillé le maillot. Le choix de Rooney serait facile, avec un doublé, mais bien qu'il ait pris ses responsabilités et remis United sur la bonne voie, c'étaient des penalties et j'ai trouvé l'anglais pas toujours heureux dans ses choix ou sa précision. Avec deux arrêts déterminants dont un à montrer dans toutes les compiles, on peut bien saluer la perf de David De Gea, qui ne pouvait rien sur les trois buts encaissés (own goal d'Evans, déviation de Rio, et superbe volée de Mata). Y a plus qu'à confirmer mon p'tit gars !
Note du match : 5/10 jusqu'à la 57ème minute. Une chance comme celle des Blues, ça fout les boules. Et puis 9/10 au final qui salue le fighting spirit de nos troupes. Une victoire dans les arrêts de jeu et je lâchais le 10...
En attendant Chelsea - Man Utd
Les deux meilleurs clubs anglais de ces dix dernières années s'affrontent ce dimanche à Stamford Bridge mais les enjeux sont pour une fois différents pour chaque équipe...
Habituellement, ce choc est importantissime, voire décisif dans la course au titre. Mais alors que United est la seule équipe à suivre le rythme de city, et ce malgré une infirmerie qui affiche complet depuis octobre, les Blues se traînent 12 points derrière les deux Manchester, au coude à coude avec Tottenham, Arsenal, Liverpool et Newcastle pour une place dans un Big Four synonyme de Ligue des Champions. Le Chelsea version Villas-Boas n'impressionne guère et le bel hidalgo a lui aussi son lot d'absents pour affronter les Red Devils.
Dans ce contexte, et vu la bonne forme de United à l'extérieur cette saison, ce déplacement au Bridge paraît moins effrayant qu'à l'acoutumée. Et si notre dernière victoire sur ce terrain en championnat remonte à 2002, les statistiques nous disent également que sur les six dernières rencontres face aux Blues, toutes compétitions confondues, nous comptons cinq victoires. Un joli record contre un adversaire qui nous a rarement réussi pendant plusieurs années et qui a souvent bénéficié de décisions arbitrales légèrement favorables, d'ailleurs...
Si United n'en finit plus de perdre des joueurs sur blessure, le dernier en date étant le gardien Anders Lindegaard, Sir Alex espère bien enregistrer des retours importants dans son équipe d'ici dimanche : Rooney, Nani, Young et même Cleverley seront vraisemblablement du voyage, même s'il est plus probable que le dernier ne joue que lundi, en équipe réserve, faut pas rêver... AVB, lui, devra composer sans Mikel, Ramires, Ashley Cole, John Terry et peut-être même Lampard. L'absence de Cole, suspendu, devrait permettre à Valencia de se faire à nouveau plaisir sur son côté droit, tandis que la blessure au genou de Terry évitera à ce dernier de croiser Rio Ferdinand, le frère d'Anton, victime d'injures racistes de la part de John, qui du coup a (encore) perdu son brassard de capitaine de l'Angleterre jusqu'à ce que Capello le lui restitue... Vous suivez ? Signalons également que Drogba, un de nos pires bourreaux, est toujours à la CAN, laissant Torres, un de nos pires ex-bourreaux, traîner sa chevelure blonde à la pointe de l'attaque londonienne en toute décontraction.
Si ce match a perdu un peu de son aura cette saison, il revêt tout de même une importance capitale pour les deux équipes : United doit absolument garder le contact avec city (qui l'a facilement emporté ce samedi face à Fulham) et engranger un maximum de points ces prochaines semaines malgré une série difficile (Chelsea, Liverpool, Norwich, Tottenham) pour entretenir l'espoir d'un 20ème titre, alors que les Blues, qui n'ont gagné que quatre de leurs dix derniers matches, ne peuvent se permettre une saison sans Ligue des Champions...
Mon prono : 1-2
Bon match à tous
GLORY GLORY MAN UNITED
Le 31 du mois de janvier, en quelques mots
Mardi soir, United a vaincu Stoke 2-0, grâce à deux penalties transformés par nos buteurs en mal de confiance ; Chicharito et Berbatov. Mais au-delà de cette victoire et de ces trois points acquis sans trop de difficultés, il s'est passé pas mal de choses, pour cette dernière soirée du mois de janvier...
Goodbye : C'était le dernier jour pour dire Bonne année, et Ravel Morrison nous a dit bon vent. Le jeune attaquant que l'on décrit comme "le plus beau talent sorti de l'académie de MU depuis des années" s'en va du côté de West Ham, à l'étage inférieur du foot english. Indiscipliné, parfois violent et ingérable, la caillera s'en va probablement rejoindre la liste déjà très longues des grands talents qui ratent leur carrière pour un oui ou pour un non. Vous vous souvenez de Freddy Adu ?
Hello : Une place se libère donc et United en profite pour recruter chez... les citizens ! Le jeune défenseur suisse Frederic Veseli n'apprécie pas le manque de considération de Mancini et fait donc la nique à tous les supporters de city, en traversant la ville pour se retrouver en rouge, du côté des gentils, ceux qui gagnent toujours à la fin. Welcome to Manchester, comme dirait l'autre !
Gibbo : Cette nouvelle ébranlant peu l'ego de nos voisins bruyants, il nous fallait autre chose pour leur jouer un vilain tour... En vieux sage qu'il est, Fergie avait déjà tout prévu, plusieurs semaines à l'avance. Le transfert de notre bon vieux Gibson à Everton en début de mercato nous attrista énormément (non ?), mais en apprenant que c'est ce coquin de Darron qui a renvoyé city de Goodison avec une défaite dans les dents, nous permettant de rejoindre les sky blues en tête du classement, on admire la vista du Sir et on peut affirmer que notre mercato fut bien meilleur que ce qu'il semblait.
"Ce 31 janvier marquera la saint Gibbo!" s'est exprimé David Taing sur la page Facebook du blog, pendant que Rio Ferdinand invitait l'irlandais dans son resto avec Rooney...
Patron : L'autre surprise du mercato fut bien évidemment la sortie de retraite de Papy Scholesy, qui a déjà plus de matches dans les jambes en deux semaines que Gibson en six mois. Après avoir scoré face à Bolton pour son retour en PL, le génial rouquin a dicté le jeu mardi face à des Potters certes timides, mais tout de même. Ce retour a peut-être de quoi inquiéter sur les ressources de United, mais revoir ce joueur donner le tempo est un pur cadeau que nous devons apprécier à sa juste saveur. Comme Johnny, Scholesy enchaîne les tournées d'adieu et son public ne boude pas son plaisir.
Baptême 1 : Comme si nous ne comptions pas encore assez de blessés (on doit frôler le record, là, sérieux), l'annonce de l'absence de nos deux gardiens un peu avant la rencontre ne nous surprit qu'à moitié. Soi-disant malade, De Gea traînait sa doudoune dans la tribune, à -10 degrés... La dernière version dit qu'il serait légèrement blessé. Pour Lindegaard, une seule version : le danois est blessé et pourrait être absent un bon mois. L'occasion pour Amos de perdre son pucelage en PL. Les attaquants de Stoke, attendris par le visage poupon du gamin, ont renoncé au bisutage hardcore. Du coup, Amos est le meilleur gardien du championnat anglais avec zéro but encaissé. Kuszczak a apprécié, du bord du terrain...
Baptême 2 : Ravel Morrison n'était pas le seul jeune prodige de United a laisser planer un doute sur son avenir au club. Ainsi, le français Pogba tarde lui aussi à signer un nouveau contrat et attise la convoitise de plusieurs grands clubs européens. Sa présence sur le banc mardi, d'abord, puis son entrée au jeu en fin de rencontre, ensuite, laissent entrevoir un espoir de le voir faire le bon choix. Des raisons d'espérer confirmées depuis par Fergie himself. Et vu ce qu'il a montré en un quart d'heure, ce grand garçon pourrait bien être être une partie de la réponse à nos problèmes au milieu : athlétique, technique, rapide... Pogba a mis le feu dans la défense des Potters, a délivré deux excellents centres et manqué de peu les débuts de rêve avec un tir très bien parti pour rentrer dans le but... mais finalement bloqué in extremis par un défenseur peu sensible aux contes de fée.
Penalties : Mardi, United a outrageusement dominé. Pourtant, nos deux buts sont venus sur penalties. Des décisions logiques de l'arbitre suite à deux fautes évidentes dans le rectangle, sur Park et Valencia. Jamais deux sans trois n'est pas le dicton préféré du referee, puisque quand ce fut Evra qui fut stoppé fautivement dans la boîte, la pitié l'a emporté sur la raison. Pour l'anecdote, la blague de la soirée vient de Tony Pullis, le coach des Potters qui dénonçait en interview d'après match que les deux penalties étaient des décisions discutables mais que nous étions à Old Trafford et donc... Tony, chez Afflelou tu as la deuxième paire de lunettes pour un euro de plus...
Bridge : Pour espérer rester en tête du classement et éventuellement profiter d'un faux pas de city, United devra réaliser un petit exploit : s'imposer à Stamford Bridge, chose qui n'est plus arrivée en championnat depuis 2002. Vu la forme des Blues, on a des raisons d'y croire, quand même. Ajoutez à cela le fait qu'à l'inverse de la saison dernière, nous sommes l'équipe la plus performante à l'extérieur, que Rooney, Nani et Young pourraient réintégrer l'équipe d'ici dimanche, que Valencia est probablement le joueur le plus en forme de la league actuellement et que Torres est toujours aussi mauvais, vous comprendrez que l'espoir est permis.
Casting : Amos; Smalling, Evans, Ferdinand, Evra; Valencia, Scholes, Carrick, Park; Berbatov, Chicharito (Pogba).
Recalés : Kuszczak, Fabio, Rafael, Giggs, Keane, Welbeck.
Homme du match : On pourrait encore souligner l'apport évident de Valencia, infatiguable sur son côté droit. On pourrait nommer notre vieux roux pour son come back réussi. On pourrait aussi citer Pogba, qui en deux mois a changé son visage de gamin contre un de tueur, avec 20 centimètres de plus (en hauteur, hein...). On pourrait décerner un award à Tony Pulis pour ses vannes XXL... Mais tous ce beau monde est éclipsé par notre futur Ballon d'Or : Darron Gibson. Pour son but de cocu, pour sa joie évidente, pour Everton que j'aime bien, pour city que je hais, et pour son premier et dernier but de la saison !
Note du match : 7/10. Grosse domination mais trop peu de danger dans les derniers mètres avec une victoire aux penos = 6. +1 parce que personne ne s'est blessé, et face à Stoke, ça fait encore plus plaisir.

