Solskjaer champion avec Molde !
Savez-vous coacher un club, à la Molde, à la Molde... A 38 ans seulement, Ole Gunnar Solskjaer se construit un joli petit CV d'entraîneur : Au terme de sa première saison comme manager du club norvégien de Molde, il vient de décrocher le tout premier titre de champion de l'histoire de ce club pourtant centenaire.
Après deux ans et demi de succès comme coach de l'équipe réserve de Manchester United, Ole Gunnar Solskjaer n'avait pu décliner l'offre de son ancien club, le même qui l'a révélé et où United était allé le chercher à la surprise générale, pour faire de lui la légende vivante qu'il est aujourd'hui. Le tueur au visage d'ange se sentait bien à United, mais la perpective de coacher une équipe première, dans son pays natal et dans son ancien club était trop belle.
A son arrivée, Molde n'avait donc jamais remporté la Tippeligaen (ligue norvégienne) et avait terminé la dernière saison à la 11ème place (sur 16), à 28 points du champion, moins étranger à nos oreilles, Rosenborg. L'effet Solskjaer est donc évident, puisque Molde vient d'être sacré champion à deux journées de la fin avec 8 points d'avance sur son plus proche poursuivant.
Il n'en faudra pas plus pour qu'on parle d'un retour de 20LEGEND du côté d'Old Trafford, mais le norvégien n'a certainement pas terminé son travail à Molde. Ole n'est pas le genre d'homme à quitter un club après une bonne année, et la perpective de jouer éventuellement la Ligue des Champions (Molde entrera dans la compétition au second tour qualificatif) avec ce club cher à son coeur est une motivation supplémentaire pour ce gentleman des terrains de foot, qui n'a certainement pas fini de faire parler de lui.
Félicitations Ole !
Everton - Man Utd en quelques mots
United a trouvé les ressources pour aller s'imposer à Goodison Park, grâce à un but de Javier Hernandez et une grosse défense.
Professionnels : Les Red Devils devaient réagir après la débâcle de dimanche dernier et le terrain d'Everton n'était pas vraiment l'endroit idéal pour panser nos plaies, vu nos récentes résultats là-bas. Pourtant, si nous n'avons pas été extraordinaires, le contrat est rempli. La mission était de prendre trois points et, si possible, garder le zéro derrière pour se rassurer défensivement, ce que les hommes de Sir Alex ont réussi. Dans le jeu, par contre, il y a encore du progrès à faire... Pourtant, nous avons plutôt bien commencé cette rencontre : le ballon circulait bien et le retour de Tom Cleverley n'était pas étranger à cela. C'est donc logiquement que nous avons ouvert le score dès la 19ème minute, lorsque Patrice Evra, au terme d'un beau mouvement collectif, adressa un centre parfait à notre Petit Pois préféré, qui signa son 4ème but de la saison.
Défense : Après cela, United a peu à peu reculé, laissant l'initiative aux Toffees, qui furent tout près d'égaliser sur coup franc. De Gea fut bien soulagé lorsqu'il vit le bel envoi de Baines rebondir sur son équerre... Dans cette défense de plus en plus sous pression, surtout en seconde mi-temps, le retour de Vidic était un plus non négligeable. Notre capitaine serbe a été impérial, prenant tout de la tête, ne laissant aucun espace aux attaquants adverses et rattrapant de temps en temps les errances de Jonny Evans, invité surprise de ce match après une suspension d'un seul match purgée en Carling Cup, suite à son explulsion face à City. Sur les côtés, Phil Jones et Evra faisaient le boulot. Mais cette performance défensive est l'oeuvre d'une équipe entière, chacun participant au pressing et faisant preuve d'un grand sens du sacrifice. Une attitude que nous étions en droit d'attendre mais qui fait plaisir à voir. C'est bien simple, les seules occasions des Toffees furent des tirs à distance.
Décroché. On connaît la tendance de Wayne Rooney à reculer dans le jeu pour offrir des solutions à ses partenaires, amorcer nos offensives pour ensuite tenter de les conclure. Samedi, sur le terrain qui l'a révélé au monde entier, l'attaquant anglais a joué plus bas que jamais, évoluant plus comme milieu de terrain que comme deuxième attaquant. On ne sait pas si c'était une consigne de Sir Alex ou si c'est une initiative personnelle de Wazza, mais en décrochant ainsi, de plus en plus souvent, il risque de ne plus marquer beaucoup de buts. Hors, c'est ce qu'on lui demande en premier lieu et c'est ce qu'il fait de mieux (avec les transversales). A nos milieux de terrain de faire le boulot. A ce sujet, Darren Fletcher semble retrouver une forme acceptable et son association avec Cleverley pourrait bien fonctionner.
Bobos. Alors qu'au coup d'envoi nous pensions que seuls Rafael et Gibson (mais ce dernier est-il toujours un joueur de United ?) occupaient l'infirmerie de Carrington, nous avons appri l'absence pour un mois de Chris Smalling, blessé au pied comme Ashley Young, qui ne devrait lui être absent que deux semaines. Tom Cleverley a été remplacé après 55 minutes de jeu mais Sir Alex s'est montré rassurant sur l'état de son jeune milieu de terrain et devrait pouvoir compter sur lui le week-end prochain face à Sunderland.
Galati. Avant d'accueillir les Black Cats de Steve Bruce, Wes Brown et John O'Shea, il faudra s'imposer face aux modestes roumains d'Otelul Galati, ce mercredi en Ligue des Champions. Si cette rencontre ne devrait être qu'une formalité, il faudra toutefois éviter l'excès de confiance (remember Bale ?) et se mettre rapidement à l'abri pour ne pas perdre inutilement des forces et éventuellement faire tourner et offrir du temps de jeu à certains. Inutile de préciser que tout autre résultat qu'une victoire serait une nouvelle désillusion et que cela hypothéquerait sérieusement notre qualification en 8èmes de finale.
Casting : De Gea, Jones, Vidic, Evans, Evra, Park, Fletcher, Cleverley (Nani), Welbeck (Valencia), Rooney, Chicharito (Berbatov).
Recalés : Lindegaard, Ferdinand, Fabio, Owen.
Homme du match : Nemanja Vidic pour une performance typique du bûcheron serbe. Un retour qui soulage toute une défense, toute une équipe, et bien des supporters.
Note du match : 6,5/10
Preview : Everton - Man Utd (PL10)
Le cauchemar est derrière nous, c'est à présent l'heure du réveil et de la rédemption pour nos Red Devils, en déplacement à Everton ce samedi.
La solitude du supporter. Cette semaine, les fans de Manchester United furent victimes de bien des railleries et se sont sentis fort seuls tout à coup. Au boulot, à l'école, au foot, nous avons été moqués par bien des gens qui d'ordinaire n'en ont rien à cirer de cette équipe, voire du foot en général. Comme si notre déception, à la hauteur de notre passion, faisait plaisir à voir. Seuls ceux qui supportent une autre formation anglaise avaient selon moi le droit d'extérioriser leur frustration sur nous, qui sommes régulièrement leurs bourreaux. Cela est de bonne guerre et il reste à certains tellement peu d'occasions de se réjouir qu'il nous faut être indulgents. Être supporter de United est généralement un plaisir, un bonheur. Chaque année, nous sommes candidats au titre, à tous les titres, et les années sans trophée se comptent sur les doigts de la main depuis 20 ans. Il est donc presque logique de payer un léger tribut à tous ces moments de bonheur fournis par nos joueurs et notre manager préférés, année après année. L'humiliation de dimanche dernier nous a abattus; à la manière de l'être aimé qui vous laisse sur le quai de la gare pour s'envoler vers de nouveaux horizons, les Red Devils nous ont, le temps d'un match, abandonnés. Il y a eu un 11 septembre 2001, il y aura désormais un 23 octobre 2011 pour les millions de fans de United.
Mais après toutes ces années de vie commune, nous savons que notre club n'est pas comme les autres, et c'est pour cela que nous l'avons choisi, pour le meilleur et pour le pire. Parmis toutes ses qualités, il en est une tout à fait appropriée à la situation actuelle : nous ne sommes jamais morts, nous n'abandonnons jamais et, après une lourde déconvenue, nous trouvons toujours les ressources pour rebondir. Regarder en arrière ne sert à rien et United doit aller de l'avant. C'est cette âme de champion qui a souvent fait la différence, et c'est cela que nous attendrons ce samedi à Goodison Park. Ce qui ne tue pas rend plus fort, et si d'aventure nous étions à nouveau champions au mois de mai, cette défaite tristement historique sera pardonnée, à défaut de pouvoir être oubliée. Le 1-6 face aux Citizens nous a mis KO, il doit à présent être un atout; un condensé de nos faiblesses, que Fergie aura notées et commencé à corriger, qui aura secoué nos joueurs, dont le jeu s'éteignait déjà depuis plusieurs semaines. Dans un tel contexte, la victoire de mardi à Aldershot en Carling Cup et surtout les retours de Tom Cleverley et Nemanja Vidic sont autant de raisons de croire au sursaut d'orgueil escompté. D'ailleurs, aussi lourde cette défaite fut-elle, elle ne représente d'un point de vue comptable que trois points perdus. Nous sommes toujours seconds au classement et le championnat est encore très long.
Everton est prévenu, United est blessé et pourrait commencer à panser ses blessures sur la rive bleue de la Mersey. Que cette équipe nous soit sympathique, qu'elle compte en ses rangs d'anciens Red Devils ou qu'elle partage avec nous une haine infinie pour les Scousers n'y changera rien. Tout comme le fait que nous ne nous y sommes plus imposés depuis quatre ans. Les Toffees, fidèles à leur tradition, connaissent un début de saison difficile et comptent quatre défaites lors de leurs cinq dernières sorties. La dernière ne remonte pas plus loin qu'à mercredi dernier, où ils se sont inclinés à domicile face à Chelsea au terme de 120 minutes de jeu qui ont dû user les organismes, là où United alignait onze autres joueurs que ceux qui ont commencé lors du cauchemar. Ce sont donc deux bêtes blessées qui s'apprêtent à en découdre...
Oui, nous nous sommes sentis seuls dimanche après-midi et tout au long de la semaine, mais ce samedi sur le coup de 13h, nous serons à nouveau unis pour une seule et même cause, celle de Manchester United, quoi qu'il arrive.
Mon prono : 1-6, pour conjurer le sort :-)
Bon match à tous
GLORY GLORY MAN UNITED
L'affiche : D'ordinaire, en Premier League, l'enfer est rouge et se situe du côté d'Old Trafford pour les autres équipes. Mais la semaine dernière, les diables ont sombré dans un cauchemar bleu ciel d'où ils reviennent, espérons-le, avec une soif d'âmes innocentes. Les hommes de David Moyes sont prévenus.
Man Utd - Man City en quelques maux
En considérant qu'il soit possible de commenter ce qui doit être mon pire souvenir de supporter des Red Devils, je vais tenter de mettre des mots sur cette rencontre.
Cauchemar. Qui aurait pu imaginer, même dans nos rêves les plus noirs, une telle déroute à domicile, face à l'un de nos pires rivaux ? Certainement pas moi. Certes, City est devenu une fabuleuse machine à gagner, mais United reste United et nous avons parfaitement les moyens de contrer les Citizens, à condition d'en montrer l'envie. Dimanche, c'est City qui a donné une leçon au champion d'Angleterre, et ça fait mal au bide. Solides et organisés en défense, rapides et efficaces devant le but, les hommes de Mancini ont su profiter des nombreux cadeaux de United pour leur infliger l'une des plus terribles défaites de leur histoire et prendre une avance de cinq points au classement. Le Théâtre des Rêves, pour City, oui...
Relativiser. Bien sûr, il est difficile de trouver des circonstances atténuantes lors d'une telle débâcle, mais après deux jours de digestion, c'est possible : En première mi-temps, United a complètement dominé la rencontre avec une posssession largement en sa faveur. Seule la conclusion faisait défaut, et pour mieux le souligner, Shitty est venu marquer le premier but sur sa première réelle incursion... Ensuite, Jonny Evans a confirmé qu'on ne se passait pas volontairement de Nemanja Vidic dans ce genre de rencontre sans en subir d'éventuelles conséquences. Après avoir manqué une grosse occasion de but, c'est lui qui a provoqué le penalty et laissé ses coéquipiers jouer à 10 pendant toute une mi-temps. Je ne demande pas un châtiment divin, tout le monde fait des erreurs, mais celle-ci nous a coûté très cher et Evans, qui réalisait un beau début de saison, va devoir être fort lors des prochaines semaines. En laissant Balotelli se présenter en face à face avec De Gea, qui sait si le détestable italien aurait buté, et même dans ce cas, nous aurions pu espérer un retour, comme lors du Community Shield... Ensuite, tout était évidemment plus facile pour City. United a continé d'attaquer, est même parvenu à revenir à 1-3, grâce à un joli but de Fletcher, mais dans ce contexte et face à des joueurs offensifs comme ceux des Citizens, se lancer à l'assaut du but adverse et laisser seulement deux défenseurs en couverture est un pur suicide.
Gifle. Cette lourde défaite pourrait bien servir d'électrochoc aux Red Devils. Elle le doit. Elle n'a fait que souligner de nombreuses lacunes que l'on a déjà pu observer ces dernières semaines : manque de créativité offensive, milieu très moyen et défense moins rassurante qu'auparavant. Nous étions certes invaincus cette saison, mais cette défaite devait arriver tôt ou tard. Elle était annoncée depuis des semaines et autant de rencontres très moyennes, comme contre Bâle ou Norwich, toutes deux à domicile où nous sommes censés être intraitables. Ce 1-6 va mettre Fergie et tous nos joueurs face à leurs responsabilités et nous savons que United n'est jamais plus fort que lorsqu'on lui fait mal. Alors, cette branlée, un mal pour un bien ? Espérons-le.
Favoris. Ce résultat fait-il de City le favori numéro un pour le titre ? Peut-être. Je pense toujours que United sera champion. Ce sera peut-être plus difficile que jamais car, avouons-le, nos voisins bruyants ont l'équipe pour y arriver. Mais là où je vois un effet bénéfique pour les Red Devils, j'imagine aisément l'inverse pour les Citizens. Je les vois se masturber toute la semaine sur ce résultat et ça ne m'étonnerait pas de les voir foirer leur prochain match, à domicile contre Wolverhampton. Et quand les matches vont s'enchaîner en hiver, l'expérience de United pourrait jouer en notre faveur. Le championnat est long et United sait gérer cela comme un champion. La bonne nouvelle du week-end, tout de même, c'est que les Blues de Chelsea, battus à QPR, ne nous relèguent pas à la 3ème place.
Réagir. L'avantage avec une grosse écurie du championnat anglais, c'est qu'on n'a pas le temps de se morfondre pendant des jours jusqu'au prochain match, car avant de nous déplacer à Everton ce samedi, c'est à Aldershot que nous tenterons d'entamer la revalidation, en Carling Cup. Si cette compétition est secondaire par rapport aux autres, que Sir Alex va certainement faire tourner l'effectif et que nous nous contenterons de la qualif, nous sommes en droit d'attendre une réaction de champion sur le terrain des Toffees.
Supporter. Les supporters de Manchester United comme nous sont souvent appelés "supporters de la victoire" par ceux qui préfèrent des équipes plus faibles... Evidemment, il est plus facile de suivre une équipe qui joue chaque année pour gagner au moins un trophée, mais nous avons également notre lot de mauvais jours. Une telle défaite n'aurait rien de catastrophique pour un fan de Wigan (et ils sont nombreux), mais pour nous c'est une véritable humiliation. Malgré cela, fustiger l'équipe, les joueurs, le manager, serait trop facile. Quand j'ai vu des gens quitter le stade à 0-3, à 20 minutes de la fin du match, j'avais honte pour eux. Supporter une équipe, c'est être là pour elle dasn les bons, mais SURTOUT dans les mauvais moments. Ce soir, croyez-moi, j'arborerai toujours aussi fièrement les couleurs de mon club préféré lors de mon entraînement et j'enverrai chier les railleurs ! United till I die.
Casting : De Gea, Smalling, Ferdinand, Evans, Evra, Nani (Jones), Fletcher, Anderson (Chicharito), Young, Rooney, Welbeck.
Recalés : Lindegaard, Park, Berbatov, Fabio, Valencia.
Homme du match : Euh... ??? Fletcher, pour l'honneur ? Ou David Silva, qu'on aurait dû acheter avant qu'il ne bascule du côté obscur de la force ?
Note du match : 3/10
Preview : Man Utd - Man City (PL09)
Le derby de Manchester s'annonce plus disputé que jamais et nos voisins bruyants se rendent pour la première fois à Old Trafford en tant que leaders de la Premier League.
Que dire de ce derby qui n'ait jamais été dit ? C'est une de ces rencontres que chaque supporter attend dès l'annonce du calendrier de la saison. C'était déjà le cas lorsque City n'était qu'un figurant du championnat anglais, ça l'est encore plus depuis l'arrivée des Qatari chez les Citizens et la naissance d'une équipe compétitive bâtie à coups de millions de petrodollars. Depuis cette renaissance, les deux formations nous ont déjà offert quelques instants mémorables, où United a généralement su prouver qu'il restait le maître de la ville et du royaume. Mais si nous gardons tous en mémoire le 4-3 de 2009 ou le but stratosphérique de Rooney lors de la dernière visite des hommes de Roberto Mancini à Old Trafford, nous nous souviendrons avec douleur de la défaite qui fut la nôtre lors du choc suivant, en demi-finale de Cup à Wembley. United a plus ou moins pris sa revanche de belle manière au mois d'août, lors du Community Shield, mais cette victoire en Cup a soulagé et libéré les Citizens, qui tenaient là le premier trophée de l'ère Qatari, le premier du club depuis 35 ans.
Preuve de cette confiance nouvelle dans les rangs de nos voisins bruyants : City, invaincu en championnat (comme United) trône actuellement seul en tête de la Premier League, suite au nul de United à Liverpool le week-end dernier. Pire, il leur arrive de produire du beau jeu ! Il n'en fallait pas plus pour gonfler des égos déjà bien surdimensionnés... Micah Richards affirme ainsi que les Red Devils ont peur de City, pendant que De Jong annonce que son équipe sera toujours en tête au terme des 90 minutes de demain. Des paroles qui seront sans nul doute arrivées aux oreilles des hommes de Sir Alex Ferguson et qui devraient les motiver davantage encore à donner à leurs invités du jour une leçon d'humilité. Pour ce faire, les champions d'Angleterre pourront s'appuyer sur un record impressionnant à domicile : un bilan de 73 points sur 75 mis en jeu au Théâtre des Rêves ! La dernière défaite remonte à avril 2010. Et pour préserver cette invincibilité à la maison, Fergie pourra compter sur une équipe quasi complète où seuls Gibson, Rafael et Cleverley demeurent absents. Notre manager pourrait pour la première fois depuis longtemps aligner la paire défensive Ferdinand-Vidic, une valeur sûre dont l'expérience des grands rendez-vous pourrait être précieuse face à l'armada offensive des Citizens. Une attaque qui n'est plus menée par notre ami Carlos Tevez, désormais persona non grata des deux côtés de la ville, un réel exploit.
De tels paramètres me sont bien utiles pour écrire une preview et je pourrais encore vous dire que United connait une baisse de forme depuis quelques semaines, que City devrait être galvanisé par sa victoire en Ligue des Champions arrachée dans les arrêts de jeu, que Chicharito est bien plus adorable que Balotelli... Mais c'est un derby et les derbies n'ont généralement que faire de toutes ces données. J'espère simplement vous parler d'une victoire rouge dans les prochaines heures. Je ne demande pas un nouveau retourné acrobatique de Wayne ou un but à la 96ème minute de Michael Owen, même si je ne cracherais pas dessus... A vrai dire, un but du genou de Carrick ou un autogoal de Lescott me suffiront amplement, car seule la victoire compte.
Mon prono : 2-1
Bon match à tous
GLORY GLORY MAN UNITED
L'affiche : Dois-je réellement l'expliquer ? Après des heures d'hésitations, j'ai choisi de détourner cette affiche pour Small Soldiers pour tailler ces enfoirés de Citizens. Yout players make money, ours make history.
Souvenirs, souvenirs...
Not welcome anymore in Manchester
Deux ans, c'est visiblement la période nécessaire à Carlos Tevez pour se mettre un manager, un club et ses supporters à dos. Il lui aura donc fallu quatre années pour devenir un paria pour toute la ville de Manchester. En effet, rouges et bleus sont pour une fois unanimement d'accord : Carlos Tevez est une catin, dont la notion de respect n'a d'égal que la beauté.
Il est bien loin le temps où l'Apache était accueilli avec des posters géants "Welcome to Manchester", lors de son transfert de United vers City, son premier gros coup de pute. Si les citizens étaient fiers d'avoir chipé un joueur qui n'appartenait pas à United, qui n'y était pas titulaire et dont Fergie n'avait visiblement pas suffisamment besoin pour l'acheter définitivement aux mafieux à qui il appartenait, ils venaient d'introduire dans le vestiaire une bombe à retardement. Malgré de nombreux caprices et problèmes existentiels de la part de leur star, les fans ne lui en tinrent pas rigueur puisque les résultats de l'équipe furent longtemps dépendants du gnome argentin. Et puis, un mercenaire au milieu d'autres mercenaires, ça passe mieux. Les supporters de Shitty ne sont pas bien exigeants envers leurs joueurs. Il faut les comprendre, après des décennies passées dans les méandres du classement, des années de railleries, ils ont retrouvé un semblant de fierté et d'ambition. De la fierté, Roberto Mancini n'en montrait pas beaucoup plus : régulièrement en conflit avec l'argentin, il lui offrit le brassard de capitaine ! Mais aujourd'hui, la coupe semble pleine. Dernier fait d'arme en date de l'argentin : un refus d'entrer au jeu il y a un mois, lors de la défaite en déplacement au Bayern Munich.
Depuis lors, on ne sait pas ce que Shitty va faire d'un joueur qu'ils traînent maintenant comme un boulet. A vrai dire, on se demande comment ils ne l'ont pas vendu lors du dernier mercato, quand sa cote était encore bonne sur le continent européen et sud américain. Car avec des joueurs comme Dzeko ou Aguero en attaque, la Tevez dépendance est désormais de l'histoire ancienne. Cette saison, Shitty aligne les bons résultats sans son ancien capitaine et donc les supporters ouvrent subitement les yeux et réclament le départ de celui qu'ils adulaient encore il y a peu. On brûle souvent ce que l'on a adoré.
Dans ce contexte, la marque Betfair, spécialiste des jeux d'argent, a eu l'idée originale et amusante de profiter du derby de ce dimanche à Old Trafford pour lancer l'opération "Jetez votre maillot Tevez" ! Pour cela, un camion poubelle circulera autour du Théâtre des Rêves, invitant les supporters des deux camps à se débarrasser de leur maillot numéro 32, qu'il soit rouge ou bleu, et à en obtenir un neuf.
Une sympathique idée qui devrait réunir, pour une poignée de secondes, Red Devils et Citizens, unis dans leur haine du même joueur.
Otelul Galati - Man Utd en quelques mots
United revient de chez les Roms avec les trois points de la victoire, grâce à deux penalties de Wayne Rooney en seconde période.
Nostalgie. Qu'il semble déjà loin le temps où nous produisions un football n'ayant rien à envier aux barcelonais. Pourtant, c'était il y a juste un peu plus d'un mois. A ce moment-là, rien ne semblait pouvoir nous résister et chaque match était un régal pour les amateurs de beau football, un cauchemar pour nos adversaires. Bien sûr, nous sommes toujours invaincus et nous avons assuré hier l'essentiel en remportant ce match face à la lanterne rouge de ce groupe C, mais ce fut à nouveau poussif, brouillon, lent... bref, pas très excitant, malgré des statistiques pas dégueu : 12 tirs dont 6 cadrés, 536 passes réussies sur 627 tentées (85%) et 67% de possession.
Ailleurs. Avec un derby qui sent la poudre programmé dimanche, on peut comprendre que nos joueurs ne se cassent pas le cul contre un champion de Roumanie représentant une ville dont ils ignoraient encore l'existence il y a trois mois. Mais peut-on mettre ce match à nouveau décevant sur le compte de ce prochain derby, quand on sait que cela fait maintenant plusieurs semaines que nous sommes moyens, voire mauvais. Les Citizens, eux, ne se sont pas laissés distraire, ils ont même remporté leur rencontre face à Villareal "à la United", en marquant le but de la victoire dans les arrêts de jeu. Evidemment, pour eux, la Ligue des Champions, c'est tout nouveau et la qualité de leurs adversaires ne leur permettent pas vraiment de jouer au ralenti...
Record. En convertissant les deux penalties qu'il avait provoqués (64ème et 92ème), Wayne Rooney est devenu le meilleur buteur anglais de tous les temps en Ligue des Champions avec 26 buts en C1. Il dépasse donc un certain Paul Scholes, qui était le recordman avec 24 roses européennes. Wazza n'a pas été extraordinaire hier soir, mais il a une fois de plus été décisif et compte désormais 11 buts en 10 rencontres cette saison. Pas mal.
Anniversaire. Juste après avoir signé son doublé, Wayne Rooney s'est dirigé vers les quelques 1.000 supporters ayant fait le long déplacement vers Bucarest avant d'embrasser le blason de United sur son maillot... Une bien curieuse façon de fêter le 1er anniversaire du Rooneygate. En effet, il y a un an jour pour jour, un Sir Alex dépité nous annonçait que son attaquant vedette désirait quitter le club. Son bisou en a choqués plus d'un, mais il est peut-être temps de regarder en avant... Cela dit, on y croit beaucoup moins maintenant, à ces marques d'affection envers le club.
Rouge. Nemanja Vidic était enfin de retour après deux mois d'absence. Et si notre serbe de capitaine n'a pas eu trop de boulot face aux avants roumains, il est parvenu à se faire exclure à la 67ème minute, juste après le premier peno de Rooney, et manquera donc au minimum le match retour à Old Trafford. Certains trouvent ce carton rouge sévère, et même si les ralentis prouvent que c'était plus impressionnant qu'autre chose, il n'y a selon moi pas de quoi crier au scandale. Si on chipote, on peut dire que les roumains aurient dû se retrouver à 10 sur la main qui amène le premier peno. Ils ne termineront quand même pas au complet, mais à la 89ème, on s'en fout un peu...
Fragile. On était content de revoir Fabio, on se réjouit de revoir Rafael, mais les jumeaux brésiliens ont visiblement la santé de Louis Saha... Le deuxième soigne encore son épaule, et le premier n'a une fois de plus pas pu terminer la rencontre puisqu'il est sorti sur blessure, "comme d'habitude" diront les mauvaises langues, laissant sa place à Phil Jones (75ème).
Deux. 2 cartes rouges et 2 penalties pour faire 0-2. C'est donc le score final, et le même qu'a réussi Benfica à Bâle. United est à présent 2nd de son groupe, comme en Premier League, et recevra Galati dans 2 semaines.
Dimanche. C'est le jour du Seigneur ! United accueillera City avec l'intention de reprendre le fauteuil de leader de la Premier League. D'ici là on va se passer en boucle le but stratosphérique de Rooney l'an dernier et croiser les doigts pour que nos Red Devils montrent ce qu'ils ont dans le ventre face à ces voisins bruyants et puants, pour faire de ce jour le jour des Saigneurs...
Casting : Lindegaard, Fabio (Jones), Smalling, Vidic, Evra, Valencia (Evans), Anderson, Carrick, Nani, Rooney, Chicharito.
Recalés : De Gea, Fletcher, Owen, Berbatov, Welbeck.
Homme du match : Le tireur de penalties, le bisouteur de blason, le tueur de monténégrin, l'acheteur de cheveux... Waaaaayyyyyne Rooneeeeeeyyyy !
Note du match : 6/10
Preview : Otelul Galati - Man Utd
Après deux nuls en autant de rencontres de Ligue des Champions, United n'a déjà plus le choix et se déplace en Roumanie avec la victoire comme unique objectif.
Qui aurait prédit un tel scénario au jour du tirage au sort des groupes de la Champions ? Versé avec Benfica, Bale et Galati, United devait traverser cette phase les doigts dans le nez, au petit trot. Pourtant, après deux rencontres, les Red Devils ne comptent que deux petits points et n'ont pour ainsi dire plus droit à l'erreur s'ils veulent terminer en tête de ce groupe C, où Benfica et Bale, qui s'affronteront lors des deux prochaines journées, trônent en tête avec 4 points chacun. Si un partage sur le sol portugais en ouverture de campagne était un score honorable, celui qui suivit face aux suisses de Bâle, à Old Trafford, est à classer au rayon des grandes déconvenues de ces dernières années. Et rappelons-nous qu'après avoir mené de deux buts, nous avons eu de la chance d'égaliser en fin de rencontre !
Autant dire qu'à l'approche de cette double confrontation face aux modestes champions de Roumanie, il n'y a plus à tergiverser ; c'est plus que jamais six points, sinon rien ! Mais si la tâche paraît aisée face au petit poucet du groupe, les Red Devils devront faire preuve de professionnalisme et éviter de tomber à nouveau dans la facilité. Si Galati a perdu ses deux premières rencontres, les roumains n'ont jamais été ridicules et auront à coeur de réaliser un beau résultat devant leur public et pour ce qui est probablement le plus grand match de son existence. Pour l'occasion, ils ont déserté leur petit stade de 13.000 places, non conforme aux normes UEFA, pour le Stade National de Bucarest, pouvant accueillir plus de 50.000 personnes.
Malgré tout, les hommes de Dorinel Munteanu pourraient bien faire les frais de l'épisode suisse des mancuniens... Là où ils auraient pu affronter une équipe semi B venue assurer l'essentiel, l'obligation de victoire pour Sir Alex va certainement le forcer à aligner ses meilleurs atouts, c'est en tous cas ce qu'il a laissé entendre. Ainsi, s'il a laissé Rio Ferdinand à la maison pour lui donner un repos jugé nécessaire, il devrait pouvoir compter sur le retour de son capitaine Nemanja Vidic en défense, absent depuis la première journée de championnat, et s'est dit préparé à refaire de Wayne Rooney un titulaire après ses déboires en équipe nationale. Mais le onze de départ dépendra aussi du plan de Fergie pour le derby de feu de dimanche prochain, face à Shitty. Outre Ferdinand, Rafael et Cleverley (et Gibson) sont toujours aux abonnés absents.
En résumé, la victoire est donc essentielle ce soir et si elle s'obtenait avec plusieurs buts d'écart, ce serait tout aussi bien. Vu notre situation, cela pourrait se jouer à la différence de buts au moment d'attribuer les places définitives. Et puis, restons sérieux, si nous sommes incapables de nous imposer chez ces modestes roumains, comment pourrions-nous rêver de revanche face au Barça ?
Mon prono : 0-4
Bon match à tous
GLORY GLORY MAN UNITED
L'affiche : Je peux vous dire que j'en ai chié pour celle-ci, à me demander si cette idée d'affiches détournées était vraiment bonne pour ma santé mentale... Bref, je suis finalement tombé sur un visuel de The Hitchhikers Guide to the Galaxy pas trop difficile à bidouiller sur Photoshop qui se prêtait plutôt bien à la situation et, un jeu de mot pourri plus tard, le tour était joué. Le pire, c'est qu'on les rejoue dans deux semaines et qu'il n'y a pas de second épisode...
Liverpool 1 - 1 Man Utd : en quelques mots
United revient d'Anfield avec un point, les Red Devils peuvent remercier Chicharito et David De Gea, mais pas Fergie, ni Ryan Giggs.
Je vais tester une nouvelle forme de review, où je tenterai d'exposer mes grandes conclusions après un match, plutôt que de vous raconter un match que la plupart d'entre vous ont déjà vu (et revu ?). Un mot résumera chacune de mes pensées...
Surprises. Sir Alex a l'habitude de nous étonner avec ses compos, mais celle d'hier est à classer parmis les grandes fantaisies de l'écossais. En alignant un milieu à cinq avec Fletcher, Giggs, Park, Young et... Jones en pare-choc qui continue de découvrir un poste par mois, pour le seul Welbeck en attaque, Fergie la jouait très prudente et, surtout, se payait le plus beau banc de l'univers avec Rooney, Nani, Valencia, Chicharito, Carrick, Anderson et Lindegaard ! Les Scousers ont dû se dire que SAF avait complètement perdu la boule pendant que nous nous préparions à vivre 90 minutes difficiles.
Stérile. Les 45 premières minutes furent quasiment sans intérêt; si l'intensité inhérente à un tel choc était bien présente, la qualité du football proposé par les deux formations laissait à désirer et elles rentrèrent donc au vestiaire sur un score nul et vierge. On se dit alors que Fergie va lancer ses poulains dans la bataille, mais non.
Erreurs. Quand Monsieur Mariner siffle une faute de Ferdinand sur Charlie Adam à la 68ème minute, juste devant le rectangle, on craint d'abord une seconde jaune pour le défenseur, avant de se rendre compte que Charlie a pris des cours de plongée avec Suarez, un expert dans le domaine. Quand Stevie Gerrard envoie le cuir dans les filets de De Gea avant de nous servir ses habituels bisous à la caméra et cinq doigts brandis pour nous rappeler que Liverpool n'a plus que ses succès en Europe pour si tirer des baballes, on se dit qu'il a bien tiré, avant de se rendre compte que Ryan Giggs n'est pas parfait et qu'il s'est désolidarisé du mur pour laisser filer le ballon droit vers le but, comme l'avait fait Fletcher il y a un an...
Bisous. Patrice Evra, chambré par le public d'Anfield, envoya un bisou vers la tribune avant d'embrasser l'écusson de United. Gerrard a fait pareil avec le sien après son but et un petit mexicain les a imité après l'égalisation. Devinez les quels m'ont le plus excité...
Hé(té)ro. Il est beau, il est jeune, il marque comme il respire. Chicharito a inscrit son deuxième but en autant de visites à Anfield, et celui-ci nous rapporte un point. Ô miracle, ce but est arrivé suite à un corner (!) de Nani (!!!) bien dévié par Welbeck. On aimait déjà beaucoup le Petit Pois, mais avec ce genre d'exploit et la façon dont il l'a fêté (voir point précédent), on commence à douter de nos convictions sexuelles. Je t'aime Javier !
Super Héro. Il est jeune, il est grand, il est maigre, il a une tête bizarre, il est espagnol. David De Gea vient à nouveau de montrer à tous ceux (et ils sont nombreux) qui l'ont enterré tout de suite, qu'il avait l'étoffe d'un grand gardien de but. Dè Rrrréa est l'homme du match, tout simplement. Un arrêt décisif en 1ère mi-temps, trois ou quatres parades de niveau mondial en seconde pour sauver le navire. On attend vos excuses, messieurs les imbéciles !
Tactique. On s'interroge toujours sur les plans de Sir Alex pour cette escapade à Liverpool, même si ça ressemble vachement à un truc du genre "Je vais essayer de tenir le 0-0 jusqu'à la 70ème et quand ces enfoirés de scousers seront crevés, je ferai entrer mes artistes pour finir le job". Ça aurait pu marcher, à trois minutes et un Giggs fugitif près... Se passer de ses deux meilelurs éléments pour un déplacement qui ne nous réussit pas depuis trois saisons était tout de même un pari osé et une déception pour les supporters.
Six. L'idée de voir Phil Jones en milieu défensif était dans les têtes depuis son transfert de Blackburn, il aura fallu un déplacement chez notre ennemi préféré pour faire cette expérience. On peut dire qu'elle fut plutôt concluante et qu'elle confirme ce qu'on savait déjà un peu : ce gamin est une force de la nature et peut visiblement jouer à n'importe quelle place. S'il s'est un peu cherché, Jones a prouvé qu'il avait toutes les qualités requises pour un poste qui fait défaut depuis le départ d'un certain Keano. A suivre.
Satisfactions. Outre De Gea et Chicha, certains joueurs se sont illustrés positivement. Jonny Evans, préféré à Vidic jugé encore trop court, a été très bon au sein d'une défense qui avait fort à faire avec le talentueux mais glissant Luis Suarez. Le niveau affiché par Evans depuis le début de saison est vraiment encourageant et sa saison noire de l'an passé semble complètement oubliée. Bien joué Jonny. Darren Fletcher a beaucoup travaillé et perdu peu de ballons. Park a fait du Park. Smalling a régulièrement pris le dessus sur Downing et Evra confirme lui aussi son retour en forme.
Derby. On ne va pas se leurrer; peu d'équipes iront prendre des points à Anfield et vu nos récents résultats sur ce terrain et la physionomie du match, il nous faut accueillir ce point durement gagné de manière positive. Nous avons su réagir après avoir été menés et sommes toujours invaincus en championnat. Le hic, c'est que City nous passe devant. Le chic, c'est qu'on les joue dans une semaine à Old Trafford pour récupérer notre fauteuil. Avant cela, il faudra aller gagner en Roumanie.
Casting : De Gea, Smalling, Ferdinand, Evans, Evra, Young (Nani), Fletcher, Jones (Chicharito), Giggs, Park (Rooney), Welbeck.
Recalés : Lindegaard, Anderson, Carrick, Valencia.
Homme du match : De Gea, j'ai dit !
Note du match : 6/10



