_55990390_rooney_kickLa vie de Wayne Rooney n'est pas un long fleuve tranquille... 2010 fut une année à oublier dans la carrière de l'idole de Manchester United : fin de saison 2009-2010 manquée pour cause de blessure, et finalement, seconde place au championnat, à un point derrière Chelsea, Coupe du Monde ratée avec l'Angleterre, scandale sexuel et enfin, cerise sur le gateau, demande de transfert en automne. Bref, une putain d'année de merde pour le joueur. La résurrection fut lente, mais à partir de janvier 2011, Wazza a peu à peu retrouvé ses sensations et regagné le coeur du public d'Old Trafford en aidant United à conquérir son 19ème titre et à atteindre à nouveau la finale de la Ligue des Champions, où il marqua l'unique but des Red Devils face au Barça, à Wembley.

Et depuis le début de cette saison, on peut dire que le joueur a complètement retrouvé son niveau réel, inscrivant 9 buts lors des sept premiers matches de championnat. Wayne Rooney est redevenu l'icône de United; décisif aux avant-postes, combatif et ultra bosseur. Ses déboires semblent définitivement jetés aux oubliettes. Oui mais c'était sans compter sur le tempérament de feu de Shrek...

Vendredi dernier, la sélection anglaise affronte le Montenegro en match qualificatif pour l'Euro 2012, c'est la dernière rencontre de la campagne des Three Lions et un nul suffit pour s'assurer la 1ère place du groupe. A 20 minutes de la fin du match, les anglais mènent 1-2. Moment choisi par Wayne pour nous montrer que les pétages de plomb auxquels il nous avait habitués jadis étaient certes moins fréquents, mais toujours possibles à tout moment. Un duel avec Dzudovic qui protège bien son ballon et un coup de pied dans le mollet pas discret pour un sou. La réaction de l'arbitre Wolfgang Stark est sans appel : carton rouge. L'Angleterre se fera finalement rejoindre mais tiendra le nul, synonyme de qualif, mais les conséquences de ce fait de match pourraient être lourdes pour la sélection de Maître Capello, car le règlement de l'UEFA ne lésine pas avec la discipline.

Trois matches de suspension en match officiel, c'est ce que Wayne Rooney risquait, et c'est ce qu'il a eu. Cela veut dire que notre attaquant ne pourra pas disputer la phase de groupe lors de l'Euro Ukraino-Polonais. Une absence dont se serait bien passé le sélectionneur vu le manque d'attaquant de classe mondiale en Angleterre et l'influence de Rooney dans cette équipe, et qui lui impose un sacré dilemme : emmener Wayne avec sa sélection en vue d'une éventuelle seconde partie de tournoi ou le laisser à la maison et préparer son équipe à jouer sans lui ? Le tacticien italien a déjà laissé entendre que la place du buteur était menacée, mais on le croit à moitié. Imaginez-vous les anglais jouer avec Darren Bent ou Peter Crouch en quart de finale face à l'Espagne, par exemple ? La FA va certainement faire appel de la décision de l'UEFA, dans l'espoir de réduire la sanction à deux rencontres. La même FA qui avait donné trois matches à Rooney pour avoir juré devant la caméra après un hat-trick la saison dernière. Mais quand un Red Devil porte le maillot blanc de la nation, la fédération anglaise se montre subitement plus clémente avec lui.

Pour les supporters de United, il ne reste plus qu'à espérer que ce nouveau coup dur, qui s'ajoute à des ennuis judiciaires pour le père de Rooney, ne plombe pas son excellent début de saison. Demain, nous jouons à Liverpool, un club que Wazza, le petit gars d'Everton, déteste par dessus tout. Le public d'Anfield va sans aucun doute en remettre une couche, à lui de rester calme et de nous montrer qu'il est plus fort que la fatalité, une semaine avant un derby face à Shitty...