Man Utd 3 - 3 FC Bâle : Home Swiss Home
Après avoir mené 2-0, United s'est laissé surprendre à trois reprises en seconde période par des suisses volontaires, avant de sauver un point dans les derniers instants de la rencontre. Les Red Devils n'ont plus droit à l'erreur et peuvent bien se cacher...
24 heures plus tard, j'ai encore du mal à y croire. Ce match qui devait n'être qu'une formalité est finalement le match de la honte et va assurément compliquer la suite de notre parcours. Et cela aurait pu (dû) être pire ! Car Bâle menait encore à la marque à la 89ème minute. Sans le but égalisateur de Young, notre record d'invincibilité à Old Trafford serait tombée sans qu'il n'y ait rien à redire.
Qui aurait misé un kopeck sur les petits suisses avant la rencontre ? Qui aurait pu imaginer après le doublé de Welbeck aux 16ème et 17ème minutes, que cette rencontre nous laisserait un goût si amer en bouche ? Jour sans, absences de joueurs importants, décisions arbitrales discutables... Rien n'excuse cette affreuse performance et notre équipe nous doit à présent une réaction digne de son statut. Les faiblesses entrevues à Stoke ce week-end se sont confirmées hier soir et si cette tendance se confirme, nous pourrions perdre tout le bénéfice de notre excellent départ.
Que pouvons-nous tirer comme enseignements de cette rencontre ? Les satisfactions se comptent sur les doigts de la main d' E.T. : Le doublé de Danny Welbeck, une des surprises à la découverte du onze titulaire, les deux passes décisives de Giggs, la nouvelle bonne copie rentrée par De Gea, et enfin la réaction de nos joueurs lorsqu'ils furent menés, à un quart d'heure de la fin, pour finalement égaliser. C'est tout. A part ça, la défense a été déplorable, laissant Frei, le seul homme plus ou moins dangereux chez l'adversaire, se procurer beaucoup trop d'occasions. A 32 ans, l'ancien attaquant de Dortmund a eu tout le temps de régler la mire avant de signer un doublé. Le milieu Carrick-Anderson n'est toujours pas convaincant et quand Rooney n'est pas là, l'animation est déplorable. Le FC Bâle, lui, a joué avec ses atouts et ne s'est pas démonté une fois mené par deux buts. Ils peuvent s'estimer malheureux de ne repartir d'OT qu'avec un petit point. Bravo à eux.
Fergie avait à nouveau surpris son monde en alignant Welbeck et Giggs aux avants-postes, là où nous attendions Owen et Berbatov. Valencia laissait le poste d'arrière-droit à Fabio pour monter d'un cran et De Gea prenait place dans les cages, laissant Lindegaard sur le banc. Cette formation inédite ne restera pas dans les annales. United compte deux points en deux rencontres et se retrouve à la 3ème place du groupe C, derrière benfica et Bâle, qui l'eut cru !
On le sait, notre équipe trouve toujours les ressources nécessaires pour rebondir lorsqu'elle connaît un creu. L'opération rachat commence samedi face aux Canaries de Norwich City, deux semaines avant un déplacement à Anfield au parfum de revanche prononcé également. United we stand.
Casting : De Gea, Fabio (Nani), Jones, Ferdinand, Evra, Valencia, Carrick, Anderson (Berbatov), Young, Giggs (Park), Welbeck.
Recalés : Lindegaard, Fletcher, Owen, Diouf.
Homme du match : J'ai envie de dire personne, mais saluons tout de même le doublé de Welbeck, même s'il nous a peut-être fait trop vite penser que le match était plié...
Preview : Man Utd - FC Bale
Pour son premier match européen de la saison à domicile, United reçoit les champions de Suisse, le FC Bâle. Objectif trois points.
Notre adversaire du soir joue en bleu et rouge, se fait appeler FCB... Mais ne vous y trompez pas, c'est bien Bâle et non le Barça qui débarque à Old Trafford. Et si leur tâche s'annonce ardue, les p'tits suisses ont tout de même plusieurs raisons d'y croire : après un départ tonitruant, United a connu un premier coup de mou à Stoke ce week-end, et ce résultat est dû en partie à des absences de plus en plus nombreuses.
Sir Alex va donc une fois de plus devoir bricoler puisqu'il doit à présent se passer de Wayne Rooney, Chicharito, Cleverley, Rafael, Smalling, Evans ou encore Vidic. Le secteur le plus touché est évidemment la défense où on ne devrait pas avoir la moindre surprise : Lindegaard continue à jouer les coupes, Valencia poursuit son intérim comme arrière-droit, Ferdinand et Vidic composent la charnière centrale et Evra conclut cette ligne défensive à gauche. Reste à voir qui seront nos milieux de terrain... Anderson, Carrick, Fletcher et Giggs devraient se disputer les deux places plus axiales, tandis que d'autres espéreront une tournate sur les flancs. Welbeck, Macheda ou Park pourraient jouer sur les ailes habituellement occupées pas Nani et Young. En attaque, on peut imaginer la titularisation du duo Berbatov-Owen, malgré une efficacité toute relative samedi à Stoke.
Qu'importent les choix de Fergie, le onze aligné doit évidemment être apte à disposer de ces visiteurs, actuellement premiers du groupe avec trois unités. En s'appliquant et en ne prenant pas ce match à la légère, nous devrions nous imposer sans problème... Un autre résultat qu'une victoire nous mettrait dans une position délicate, dans un des groupes les plus faciles (sur le papier) que nous ayons eu depuis des années.
Mon prono : 3-0
Bon match à tous
GLORY GLORY MAN UNITED
L'affiche : Manque de temps et d'imagination, pas d'affiche originale cette fois... Je me rattrape dès samedi pour le match contre Norwich, c'est promis !
Stoke City 1 - 1 Man Utd : Un bon point
United a perdu ses premiers points de la saison en Premier League chez les rugueux Potters de Stoke.
C'était le match piège. Malgré le record des Red Devils face à cette équipe, malgré notre excellent début de championnat. Stoke à domicile est un gros morceau et peu d'équipes iront s'imposer au Britannia Stadium. Pourtant, United a bien failli rafler (voler) la mise en fin de rencontre, par l'intermédiaire de Ryan Giggs. Ne nous méprenons pas, au vu de cette rencontre, ce point est un bon point que nous devons en grande partie à la très grande performance entre les perches de David De Gea.
Aux absences annoncées de Jonny Evans, Chris Smalling, Tom Cleverley ou Nemanja Vidic, nous eûmes la mauvaise surprise d'apprendre celle de notre serial scorer Wayne Rooney. L'occasion pour Berbatov de fêter sa première titularisation de la saison en championnat, aux côtés de Chicharito. Nani à droite et Young à gauche pour occuper les couloirs, pendant que Fletcher et Anderson se chargeraient d'animer le milieu de terrain. En défense, les nombreuses absences forcent à nouveau Fergie à aligner Valencia au poste d'arrière-droit. Il peut tout de même compter sur la présence de Rio Ferdinand, auquel il associe Phil Jones, pendant qu'Evra roulait à gauche, comme d'hab.
Tout avait pourtant plutôt bien commencé. Tout ? Non. Car Stoke a décidé de casser du Red Devil ; pendant le premier quart d'heure, les Potters vont multiplier les fautes, souvent à la limite de la correction, et quand Chicharito tentera d'exploiter un bon ballon en profondeur, il fera les frais de ce jeu un peu trop musclé des hommes de Pulis : poussé dans le dos par Woodgate, le jeune mexicain s'écrasa ensuite sur le gardien Begovic. Nous sommes alors à la 3ème minute et au lieu d'accorder un penalty et une carte rouge à Woodgate somme toute logiques, Monsieur Peter Walton ne bronche pas. Fergie est furieux et il le sera encore plus quand il sera forcé de remplacer son jeune buteur, définitivement touché, par Owen.
Malgré cette approche quelque peu sauvage des locaux, United tente de développer son jeu et va trouver la faille par l'intermédiaire de Nani. Solicitant le une-deux avec Fletcher, le portugais s'en alla ensuite trouer la défense adverse et donner l'avantage à ses couleurs après 26 minutes de jeu. Le festival De Gea peut commencer ; l'espagnol à la mèche de cheveux improbable sort deux beaux arrêts pour éviter l'égalisation. Entre temps, Nani ne parviendra pas à faire le break après avoir récupéré le ballon dans une position dangereuse, suite au pressing de Young sur un Begovic hésitant. United rentre donc aux vestiaires avec ce petit but d'avance.
Une avance qui fondra sept minutes à peine après la reprise. Les coups de pied sont l'une des spécialités de Stoke et lorsque ce beau gosse de Peter Crouch reprendra victorieusement le corner d'Etherington, on en aura une nouvelle preuve. Cette fois de Gea ne peut rien et c'est 1-1. Ce but va galvaniser Stoke, poussé par ses supporters. Le danger sera omniprésent dans le camp de United et De Gea sortira encore plusieurs ballons chauds. La défense de United plie mais ne rompt pas. Plus le temps avance et plus on se dit que ce point fera l'affaire, mais nous sommes United et une victoire, aussi miraculeuse fut-elle, est toujours possible. C'est ce que Sir Alex doit se dire lorsqu'il fait entrer à 20 minutes de la fin Danny Welbeck et Ryan Giggs, qui remplacent un Dimitar Berbatov trop discret et un Young moins incisif que ces dernières semaines. Ces deux changements vont rendre un peu de peps à l'attaque mancunienne et la tendance va alors s'inverser : c'est United qui attaque et Stoke qui défend. On se dirige malgré tout vers un match nul assez logique, Giggs manquant une occasion en or de donner la victoire à ses couleurs dans les arrêts de jeu. Sa reprise de volée à bout portant mais dans un angle assez fermé, sur un bon centre de Nani, n'est pas cadrée.
C'est terminé. United lâche ses deux premiers points mais conserve le fauteuil de leader à la différence de buts, City s'étant imposé un peu plus tôt face à Everton. On pourra évidemment râler sur le penalty et la carte rouge oubliées en début de rencontre, mais ce n'est pas une excuse. Notre équipe a été trop fragile dans tous les compartiments du jeu pour revendiquer la victoire face à cette équipe de Stoke qui n'a pas volé sa réputation de valeur montante du foot anglais. Après nos victoires face à Arsenal, Tottenham et Chelsea, c'est finalement chez ce très rude adversaire que nous connaissons notre premier revers. Il faut parfois se montrer humble et se satisfaire d'un point diificilement gagné. Un partage qui coïncide avec l'absence de Wayne Rooney... Mais celle de Vidic est à mes yeux tout aussi préjudiciable, malgré la nouvelle bonne performance de Jones.
L'infirmerie ne désemplit pas, au contraire, puisque Rooney et Chicharito s'ajoutent à la liste déjà trop longue des éclopés. Heureusement, United a un noyau étoffé qui devrait suffire ce mardi à venir à bout des suisses du FC Bâle, puis de Norwich dès samedi, tous deux à Old Trafford.
Casting : De Gea, Valencia, Ferdinand, Jones, Evra, Nani, Fletcher, Anderson, Young (Giggs), Berbatov (Welbeck), Chicharito (Owen).
Recalés : Lindegaard, Fabio, Park, Macheda.
Premier rôle : Comment ne pas choisir David De Gea ? De semaine en semaine, le freluquet espagnol fait ravaler leur venin à tous ceux qui l'ont descendu beaucoup trop rapidement. Il est la gardien de but qui réalise le plus grand nombre d'arrêts en Premier League et cette performance, la meilleure de sa jeune carrière à United, nous rapporte un point qui pourrait s'avérer précieux... Bien joué, David !
Preview : Stoke City - Man Utd (PL06)
Court mais difficile déplacement ce samedi pour nos Red Devils qui s'en vont défier Stoke, étonnant 5ème au classement après cinq journées de Premier League.
Le pot de terre contre le pot de fer. Les Potters, ou potiers en french in the text, traînent une réputation, pas toujours justifiée mais pas non plus volée, de formation qui envoie du bois. Un certain manager (Arsène, si tu me lis...) les ayant même comparés à des rugbymen. Peut-être que ce style ne plaît pas à tout le monde, et surtout pas aux amoureux du beau jeu qui viennent régulièrement se casser les dents sur cette équipe au style so british, mais cette marque de fabrique a fait ses preuves au fil des saisons, et la progression de Stoke depuis sa remontée en Premier League force le respect. La preuve que sans stars capricieuses, sans génie du ballon rond, à force de discipline et de mental en acier, on peut réaliser de belles choses.
Cette saison, Chelsea et Liverpool ont déjà subi la loi du Britannia Stadium, respectivement avec un nul lors du match d'ouverture de la compétition et une défaite, quatre semaines plus tard. En fait, la seule défaite des hommes de Tony Pulis toutes compétitions confondues cette saison est arrivée le week-end dernier, des oeuvres du MU bis, Sunderland. Mais les Potters ont su réagir directement, dès mardi, en parvenant à éliminer Tottenham de la Carling Cup après 120 minutes sans buts et une séance de tirs aux but victorieuse.
Mais Manchester United peut encore se vanter de n'avoir encore jamais subi la loi des potiers : en six rencontres de Premier League, les Reds se sont imposés autant de fois. Sir Alex visera la passe de sept afin de maintenir l'excellent rythme de croisière de son équipe depuis le début du championnat. Malgré tout, l'écossais se méfie de cette équipe de Stoke, pour laquelle il a exprimé beaucoup de respect :
On peut voir les progès de cette équipe. Ils ont transféré deux ou trois joueurs, ils jouent sur la scène européenne et ils assurent plutôt pas mal. Ils se sont qualifiés l'autre soir en Carling Cup (contre Tottenham) et ils jouent tous les matches dans le but de les gagner. Il y a une excellente mentalité dans l'équipe et leurs supporters sont brillants.
Je n'ai jamais critiqué le style de jeu de Stoke. Je pense que chacun joue avec ses qualités et c'est ce qu'ils font. Il n'y a vraiment rien de mal à ça.
Stoke a vaincu Liverpool et partagé contre Chelsea. Ils jouent un grand rôle. Ils sont également allés à Kiev et y ont fait un résultat. Je vois Stoke devenir une équipe importante. Les progrès qu'ils ont fait ces dernières années est phénoménal.
A vrai dire, si nous les avons vaincus à deux reprises l'an dernier, ces deux succès sur le même score (2-1) furent loins d'être faciles. Et cette fois Tony Pulis espère bien être du côté des vainqueurs une fois que le referee aura donné les trois coups de sifflet finaux :
Nous devons jouer au maximum de nos possibilités, il faut que tout nous soit favorable et que United connaisse un jour sans, si nous voulons obtenir un résultat. Je désespère de boire un verre de vin avec Sir Alex après un match où nous aurions gagné ou réussi un partage, pour voir s'il est toujours d'aussi bonne humeur que d'habitude.
Nous avons pris des points à tous les gros clubs depuis notre remontée, sauf contre United, nous aimerions donc régler cela. Je pense qu'on a parfois manqué de chance, particulièrement au Britannia lors de notre première saison en Premier League ou encore l'an dernier. Il y a eu des incidents lors de ces rencontres qui, s'ils avaient été à notre avantage, nous auraient aidés, mais cela souligne qu'il faut vraiment que tous les éléments soient favorables pour espérer faire quelque chose.
Je pense que United a une meilleure équipe que celle qui a remporté le titre la saison dernière, leur équipe est plus équilibrée et les jeunes ont apporté plus d'énergie. Où que vous regardiez, il y a des buteurs potentiels, des joueurs qui peuvent vous faire mal. Quand ils jouent à leur maximum, ils peuvent battre n'importe quelle équipe au monde, et j'inclurais même Barcelone. Ils ont été assez incroyables.
Si Stoke encaisse peu (exception faite du 0-4 chez les Black Cats), ils ont également du mal à trouver le chemin des filets, comme en témoignent leurs trois petits buts en cinq rencontres, qui contrastent avec les 21 réalisations des Red Devils. Pour pallier à cette carence, ils ont recruté cette chèvre de Peter Crouch qui devrait se régaler des célèbres extra-longues rentrées en touche de Rory Delap, dit Rory Potter. Par contre, l'autre attaquant vedette du club, Kenwyne Jones, sera absent pour la venue des champions. Pas de pot.
A United, on doit toujours se passer de Vidic, Cleverley et Rafael. Smalling, touché dimanche face aux Blues, sera lui aussi absent pour ce mini trip. Sir Alex espère par contre pouvoir profiter de toute l'expérience de Rio Ferdinand pour ce match piège, car c'est dans les vieux pots qu'on fait les meilleures clean sheets. A l'inverse du secteur défensif, légèrement décimé, Fergie a l'embarras du choix en attaque puisque Welbeck et Chicharito, remis de leurs petites blessures, sont opérationnels et brigueront une place aux côtés de Wayne Rooney, tout comme Owen, double buteur mardi soir, ou encore Berbatov. A moins que le bulgare soit reconduit en défense centrale...
Le décor est planté, espérons que nos joueurs éviteront le faux pas, pour que cette soirée ne sente pas le pot pourri.
Mon prono : 0-2
Bon match à tous.
GLORY GLORY MAN UNITED
L'affiche : Rory remplace Harry et se prépare à bombarder notre défense de sortilèges. De Gea devrait apprécier... Nous, on croisera les doigts pour que ce match ne devienne pas un nouveau blockbuster pour les pensionnaires du Britannia Stadium.
Hargreaves accuse United et son staff
Faites du bien à un chien, il vous chie dans la main. Ici, le cabot dont je vais vous parler a de belles croles sur la tête et vient de rejoindre le voisin bruyant en guise de remerciement pour toutes ces années de salaire que lui a versées United, pour rien, ou si peu. A l'annonce de ce transfert surprise de fin de mercato, il y a trois semaines à peine, certains supporters de MU (dont moi) criaient à l'infamie, pendant que d'autres défendaient la décision du neo-citizen, qui selon eux ne devait rien à United qui n'avait qu'à pas le laisser partir...
Les dernières déclarations d'Hargo-le-salaud pourraient en convaincre certains qu'il est bel et bien un petit ingrat sans aucune morale. Après s'être vanté, les larmes aux yeux, d'avoir proposé de jouer pour rien afin de rester à United un an de plus, après avoir clamé sa tristesse et son amitié pour tout le staff, dont certains médecins qui étaient devenus de vrais amis, découvrez comment trois semaines dans la partie bleue de la ville révèlent ce qu'un homme a de plus laid en lui :
J’ai été un cobaye pour de nombreux traitements. J’ai reçu des injections et mon tendon n’a plus jamais été le même. Elles ont eu un impact énorme. Avec le recul, j’aurais préféré ne pas les avoir.
Malgré des problèmes aux tendons qu'il avait cachés au club au moment de son transfert en provenance du Bayern Munich, malgré ses 145 matches en sept saisons pour le club bavarois, malgré les opérations aux genoux par les plus grands experts, c'est United et son staff médical que Hargreaves accuse pour son calvaire. Un staff qui l'aurait même poussé à jouer lors de son retour raté contre Wolverhampton :
Je leur ai dit que je pensais avoir un problème musculaire, je ne pouvais pas sprinter. Je ne suis même pas resté 5 minutes.
C'est fou ce qu'un but au 3ème tour de la Carling Cup peut faire délirer... Quel manque de classe, Owen !
Difficile en effet d'imaginer que les médecins de United soient de si parfaits incompétents. Les résultats parlent pour eux. Tout comme l'incroyable longévité de joueurs comme Ryan Giggs, Paul Scholes ou Edwin van der Sar. Un club de cette stature se doit d'avoir les meilleurs toubibs à sa disposition. Evidemment, la réaction de Sir Alex abondant dans ce sens ne s'est pas faite attendre :
Nous avons tenté d'étudier toutes ses déclarations de ce matin et nous publierons un communiqué plus tard dans la journée afin de mettre les choses au point. A ce que je sache, la qualité de mon staff médical est l’une des principales raisons de ma réussite ces dernières années. Pensez-vous vraiment que l’on aurait pu être compétitifs à 100% s’ils ne s’occupaient pas idéalement de nos joueurs ? Ils sont parfaits, c’est mon opinion, et c’est celle qui compte. Les jugements extérieurs ne m’intéressent pas.
Au final, Hargreaves ne vaut pas mieux que Tevez, il est donc à sa place et nous nous ferons un plaisir de le lui rappeler le moment venu, sur le terrain. A condition qu'il soit titulaire mais ça, c'est une autre histoire.
Leeds Utd 0 - 3 Man Utd : Bye Bye Leeds Scums
United s'est aisément qualifié pour le 4ème tour de la Carling Cup en allant s'imposer à Leeds grâce à un doublé de Michael Owen et un joli but de Giggs.
Je n'ai vu que les dernières minutes de ce match et je me garderai donc de faire comme si j'avais tout vu. Cela dit, je peux tout de même réagir sur certains aspects de cette rencontre.
L'équipe alignée par Fergie, tout d'abord. Des jeunes et des moins jeunes qui formaient au final un onze compétitif sur le papier. Oui mais voilà, Sir Alex aime les surprises et celle-ci résidait ce soir dans les places occupées par les joueurs qu'il a décidé d'emmener à Elland Road. Jugez plutôt : Si la présence de Ben Amos dans les cages est somme toute logique, même si on pouvait s'attendre à voir plutôt un Lindegaard, la défense sortait légèrement de l'ordinaire. Antonio Valencia à droite, le jeune espoir Ezekiel Fryers et... Carrick en défense centrale, et enfin Fabio pour ne pas perturber complètement le supporter médusé, qui ne sera pas au bout de ses surprises. Au milieu, les vieux roublards Giggs et Park. Sur le flanc droit, Diouf, et de l'autre côté, Macheda. Owen et Berbatov la jouant plus classique en se chargeant de l'attaque. Sur le banc, d'autres petits jeunots patientent et espèrent que Fryers ne sera pas le seul à perdre son pucelage ce soir... Ils ont pour nom : Reece Brown, Tom Thorpe, Michael Keane, Larnell Cole et Paul Pogba, le plus connu d'entre eux. David De Gea et Danny Welbeck sont eux déjà passés par là.
Il suffira d'une mi-temps pour creuser un écart que les joueurs de Leeds ne pourront jamais résorber. Un doublé de Michael Owen, aux 15ème et 32ème minutes, nous rappelait que l'anglais avait toujours un certain sens du but, et Sir Ryan Giggs enchaînait petit pont et frappe de l'extérieur (légèrement déviée) pour nous rappeler, si besoin est, que la classe est éternelle, juste avant la pause. Les commentaires sont positifs, United joue plutôt bien et Leeds ne répond que par des gestes pas jolis jolis. En seconde période, Giggs cède sa place à Pogba, 18 ans, qui va régaler via quelques transversales, notamment. Et puis c'est Diouf qui sort et Welbeck qui signe son retour à la 70ème minute. Troisième dépucelage de la soirée, sept minutes plus tard : Macheda s'en va, Larnell Cole fait son apparition. Mais à dix minutes du terme, Fryers se blesse et Fergie ne peut plus faire de changement ! La blague du jour : associer Berbatov à Carrick en défense centrale. Le bulgare a manqué de réussite devant le but adverse, il est puni et finira la rencontre devant celui d'Amos. On apprendra plus tard qu'il aime évoluer à cette place à l'entraînement... Tout est bon pour espérer jouer un peu plus, Vidic tremble déjà pour sa place. Il n'y a qu'à Man Utd qu'on peut voir une défense composée d'un ailier, d'un milieu de terrain et d'un attaquant ! Fergie est un gamin qui s'amuse. Le score ne bougera plus et United élimine son vieil ennemi plus facilement que prévu.
Dans le stade, pas mal de sièges vides, alors que ce devait être le match de l'année pour les pauvres supporters des Whites. Ceux de (Manchester) United ont donné de la voix pendant toute la rencontre mais des deux côtés, on a pu entendre des chants bien dégoûtants (Munich, Istanbul...), shame. L'équipe B de United, même chamboulée, était trop forte pour ce Leeds, on le regretterait pesque. L'affront de janvier 2010 n'est pas lavé, juste légèrement atténué, et nos Red Devils continuent d'enchaîner les victoires et d'empiler les buts sans forcer. Stoke, notre adversaire de samedi prochain, a lui bataillé longtemps face à Tottenham pour finalement l'emporter au terme d'une séance de tirs au but. Les Potters ont quatre jours pour digérer ces efforts afin d'espérer contenir nos joueurs en forme laissés au repos. Qu'il est bon d'avoir un tel noyau...
Casting : Amos, Valencia, Carrick, Fryers, Fabio, Diouf (Welbeck), Park, Giggs (Pogba), Macheda (Cole), Berbatov, Owen.
Recalés : De Gea, Brown Thorpe, Keane.
Premier rôle : A vous de me le dire ! Le doublé d'Owen vous a-t-il plus impressionné que le baptême de Fryers ? Valencia vous convainc-t-il à cette place d'arrière droit ? Paul Pogba mérite-t-il toute l'attention qu'on lui porte depuis quelques semaines ? A moins que Berbatov en défenseur central vous ait définitivement rassuré à propos de nos couvertures pour ce poste...
Leeds Utd - Man Utd (Carling Cup), la Guerre des Roses
Retour de la Coupe Carlingue ce soir pour United le magnifique qui affronte ce soir... United le pathétique pour une opération vengeance.
Il était une fois... Deux villes du nord de l'Angleterre, séparées par une chaîne de montagne, les Pennines, et distantes d'environ 70 kilomètres. Deux régions rivales dont les deux principaux clubs de football, Manchester United (Lancashire) et Leeds United (Yorkshire) se détestaient par dessus tout. Autrefois, ils se sont livré d'intenses batailles au sein de l'élite du foot anglais, mais les deux United ont connu des fortunes diverses et opposées ces dernières années. Mal géré, Leeds sombre en D2 anglaise (Championship) à la fin de la saison 2003-2004, puis en D3 (League One) en 2007. En 2010 ils remontent en Championship et la saison dernière, ils ont même cru un moment à la remontée en Premier League. Pendant ce temps, United continue d'empiler les trophées au sommet du foot anglais et international...
Mais lorsque le hasard réunit les deux rivaux historiques au troisième tour de la FA Cup en janvier 2010 à Old Trafford, c'est le "petit" Leeds qui s'impoe à la surprise générale, grâce à un but de son buteur prodige Jermaine Beckford, depuis lors parti à Everton. L'une des plus grosses humiliations du règne de Sir Alex, dont la confiance envers les jeunes pour cette compétition s'arrêtera nette cette année-là. Ironie du sort, c'est à nouveau face à Leeds, moins de deux ans plus tard, que nous débutons notre campagne en Carling Cup. Autant dire que cette opportunité de laver cet affront sur le terrain de l'ennemi, à Elland Road, est trop belle.
Evidemment, l'équipe qui se déplacera ce soir sera bien différente de celle qui a vaincu Chelsea dimanche. La Carling Cup, une compétition qui réussit bien aux Red Devils ces dernières années, est souvent l'occasion pour Fergie de donner du temps de jeu à ceux qui en manquent, soit parce qu'ils n'ont plus leur place dans l'équipe type, soit parce qu'ils reviennent de blessure. C'est aussi une chance de lancer certains jeunes dans le grand bain. La Carling Cup est intéressante en cela : ce n'est certes pas la plus prestigieuses des compétitions de football, mais elle est une bénédiction pour le joueur voulant impressionner et pour le supporter désireux de découvrir les talents de demain.
C'est dans cette catégorie qu'entre directement le jeune Paul Pogba. Impressionnant lors de la campagne victorieuse en FA Youth Cup l'an dernier, l'ancien milieu de terrain havrais semble avoir séduit notre manager qui a déjà annoncé qu'il alignerait le français pour le clash de ce soir. D'autres jeunes espéreront l'accompagner : Tom Thorpe, Ezekiel Fryers, Larnell Cole et les jumeaux Will et Michael Keane. Un cocktail de jeunesse et d'expérience, donc, avec les présences probables également de Giggs, Fletcher, Carrick ou Berbatov, qui devrait enfin commencer un match en attaque, épaulé par Owen et/ou Macheda. Anders Lindegaard sera dans les cages, ce sera théoriquement le cas pour tous les matches de coupe, comme l'a annoncé Sir Alex. Antonio Valencia pourrait à nouveau occuper le poste d'arrière-droit...
Ce surplus d'expérience ne sera certainement pas de trop pour ce derby qui s'annonce chaud bouillant. Les quelques 40.000 supporters des Whites nous attendent avec impatience. C'est sûr, recevoir les champions d'Angleterre, ça change des duels au sommet contre Brighton ! Et c'est justement l'adversaire de Leeds vendredi prochain, ce qui devrait pousser Simon Grayson, le manager de Leeds, à faire lui aussi tourner son effectif.
Peu importe qui jouera, d'un côté comme de l'autre, une seule issue envisageable : la victoire pour United, pour atténuer (à peine) la douleur de 2010 et rappeler à Leeds qui nous avons été, qui nous sommes, et qui nous serons encore longtemps : les meilleurs.
Mon prono : 1-3
Bon match à tous
GLORY GLORY MAN UNITED
Infirmerie : Chicha rassure, Welbz s'entraîne et Clev patiente
Le bal des blessés n'a pas attendu longtemps pour reprendre à Carrington : Quand un joueur est rétabli, un autre le remplace chez les très occupés radiologues, kinés et chirurgiens du club. Heureusement, cela n'a actuellement que peu d'incidence, voire aucune, sur les performances de United, qui peut s'appuyer sur un noyau assez riche pour pallier à n'importe quelle absence sans (trop) en souffrir sur le terrain.
Ainsi, quand Darren Fletcher a formaté son disque dur et éliminé le virus qui le bouffait depuis de longs mois, c'est Tom Cleverley qui se fait couper en deux par Kevin Davies. Quand Rio Ferdinand reprend sa place au coeur de la défense (à Bolton), c'est pour disparaître de la feuille de match quatre jours plus tard. Quand Welbeck se claque la cuisse, c'est Chicharito qui revient d'une commotion, avant que cet imbécile d'Ashley Cole ne tutoie son tibia, crampons en avant. Du coup c'est le mexicain qui sort et Danny Welbeck qu'on annonce sur le retour. Vous suivez ?
Si on a peu de nouvelles de Vidic et Rafael, on peut par contre annoncer avec joie le retour imminent de Danny Welbeck, le "plus petit que prévu" bobo de Chicharito et la perspective de revoir Cleverley animer notre milieu de terrain dans un futur assez proche.
Le premier a repris les entraînements et se tient à la disposition de Sir Alex si d'aventure le manager comptait sur lui pour le déplacement de ce soir à Leeds :
Je me suis entraîné en fin de semaine dernière et j'ai pu me reposer un peu dimanche avant de revenir lundi. Je me sens bien.
Je ne connais pas encore l'équipe pour affronter Leeds mais je me tiens prêt au cas où je serais appelé. Je ne m'entraînerais pas si je ne me sentais pas prêt.
Pour notre buteur mexicain, plus de peur que de mal donc, c'est son agent Eduardo Hernandez qui nous l'assure :
Il n'y a rien, c'est juste un coup, rien de plus. Ça avait l'air plus sérieux, ils craignaient une fracture, c'est pour ça qu'ils lui ont fait passer ces tests.
Je m'attends à ce qu'il s'entraîne de nouveau sans problème dès mercredi.
Pour Cleverley, l'attente sera un peu plus longue, et s'il admet une certaine frustration, il se veut rassurant en annonçant son come back d'ici un petit mois :
Oui, c'est frustrant, mais je vais continuer à travailler dur et j'espère ainsi revenir bientôt. Ce n'est pas trop sérieux. Il ne devrait y en avoir que pour trois à quatre semaines encore.
A temps pour se rendre à Anfield (le 15 octobre) ?
Man Utd 3 – 1 Chelsea : Une victoire au goût bizarre
United continue sa marche en avant en tête de la Premier League et les Blues de Chelsea, au terme d’un match spectaculaire mais bizarre, se sont donc à nouveau inclinés à Old Trafford.
Quel sentiment bizarre. Une victoire contre Chelsea, c’est toujours le pied, mais pour la première fois, la jouissance n’était pas totale au coup de sifflet final. Ce match fut un ovni pour moi et après deux jours de digestion, je n’ai toujours pas tout compris.
Je n’ai pas compris comment nous avons pu mener 3-0 en une mi-temps, en mettant trois fois le nez dans le rectangle des Blues. Je n’ai pas compris le nombre incroyables de passes ratées, parfois dans des endroits du terrain où même les enfants savent qu’il ne faut pas prendre le moindre risque. Je n’ai pas compris comment Chelsea n’a pas su profiter de ces offrandes. Pas compris comment De Gea a pu empêcher Ramires de marquer. Pas compris comment Torres a pu trouver le chemin des filets de si belle manière en étant si mauvais, et encore moins compris comment un joueur qui fut si dangereux jadis a pu ensuite manquer la cible après s’être ouvert le but comme un grand. Pas compris non plus, le penalty des deux pieds de Rooney, plus proche du poteau de corner que de Petr Cech. Pas compris non plus le poteau de Wayne, et encore moins comment Ashley Cole a pu échapper à la carte rouge suite à son attentat sur Chicharito, et se plaindre ensuite de recevoir un jaune. Il faudra également que M. Dowd m’explique comment on peut donner un carton à un joueur pour une faute dans le rectangle, et ne pas accorder un peno. Je n’ai pas compris non plus comment Rooney et Berbatov n’ont pas pu planter ce 4ème but en fin de rencontre…
Mais j’ai tout de même pigé deux trois trucs : On a encore gagné contre les Blues et on compte le maximum de points après cinq rencontres que tout le monde s’accordait à qualifier de difficiles. Si vous m’aviez dit que nous ferions le plein en début de saison avec des rencontres contre Tottenham, Arsenal, Chelsea ou Bolton à l’extérieur, sans Vidic ni Ferdinand en défense, j’aurais eu du mal à y croire. Nos jeunes sont vraiment incroyables ; Phil Jones, à 19 ans seulement, et peu importe la place où il évolue, est tout simplement monstrueux. Que ce soit défensivement ou dans ses montées offensives (c'est lui qui amène le but de Ronney), il semble faire partie de l'équipe depuis toujours. Imaginez ce que cela donnera dans cinq ans... Quel transfert ! Smalling peut lui aussi être crédité d'un très bon match, et c'est lui qui a mis United sur orbite en reprenant victorieusement (mais aussi légèrement hors-jeu) le coup-franc parfait de Young, de la tête. Anderson a montré pour la première fois cette saison des faiblesses dans son jeu. Est-ce la qualité de l’adversaire ou l’absence de sa nouvelle moitié Cleverley qui l’a rendu si hésitant ? Probablement un peu des deux… Il faut dire qu’un Fletcher convalescent ou un Carrick toujours aussi lent, ce n’est pas la même chose que le petit Tom. Outre ces deux retours confirmés, celui de Valencia me fait particulièrement plaisir. Aligné au poste d’arrière-droit en seconde mi-temps, il a encore pu montrer ses qualités athlétiques et son intelligence. Vu la forme (retrouvée) de Nani et de Young, sa place n’est plus aussi assurée que d’ordinaire, mais il aura l’occasion de nous rappeler quel excellent ailier il est lui aussi. En parlant de Nani, le portugais a enfin retrouvé sa classe ; durant tout le match, il a fait une misère à Ashley Cole et son but a paralysé le pauvre Cech sur sa ligne. Autre retour en forme observé depuis quelques semaines, celui de Patrice Evra. Sont-ce les bienfaits d’un été tranquille ou la fierté de porter le brassard de capitaine, mais le français redevient tout doucement le meilleur arrière gauche qu’il était il n’y a pas si longtemps. Rooney a ajouté un but à son compteur, ce qui porte son total à 9 roses. Pourtant, s’il avait connu la même efficacité que ces dernières semaines, il aurait probablement signé un troisième hat-trick consécutif. Et puis je terminerai non sans un certain plaisir par le petit David : Critiqué de toute part, moqué, pointé du doigt… Notre portier espagnol continue son apprentissage sans se soucier des imbéciles qui l’ont brûlé après deux matches. Résultat après un mois de Premier League : Une nouvelle très bonne performance, face à Chelsea, consécutive à sa clean sheet de Bolton et le penalty de Van Persie arrêté, entre autres. Ses sorties aériennes manquent encore de muscle et tout n’est pas encore parfait, mais c’est De Gea pas mal.
Ce résultat est donc excellent. Chelsea est l’un de nos (deux ?) rivaux pour le titre et il faut savourer ce succès comme il se doit. Ça, je l’ai bien compris. Le kiff est poussé à l’extrême quand on observe les résultats de nos autres ennemis : Shitty a partagé à Fulham après avoir mené par deux buts d’écart, Liverpool a été laminé par les Spurs (deuxième défaite consécutive) et Arsenal, pour l’anecdote, a perdu en marquant cinq buts.
Prochaine étape samedi chez les bûcherons de Stoke. Mais avant cela, nous retrouverons ce mardi une vieille connaissance : ces enfoirés de Leeds ! C’est le retour de la Coupe Carlingue et l’occasion pour Fergie de donner du temps de jeu à certains joueurs qui en manquent. Mais gare à l’élimination… En janvier 2010, ce club nous avait éliminés de la Cup dès le premier tour ! Un affront que Fergie ne voudra certainement pas voir se répéter. Et nous non plus.
Casting : De Gea, Smalling (Valencia), Jones, Evans, Evra, Nani, Fletcher, Anderson (Carrick), Young, Rooney, Chicharito (Berbatov).
Recalés : Lindegaard, Fabio, Giggs, Park.
Premier rôle : Cette fois, Rooney n’est pas candidat pour le titre d’homme du match. Par contre, Phil Jones, De Gea et Nani ont particulièrement retenu mon attention et si les deux premiers ont été à nouveau très bon, la performance du portugais fut au-dessus du lot. Comme Ronaldo en son temps, Nani a fait de ce match un cauchemar pour Ashley Cole, qui s’est retrouvé sur le cul comme au bon vieux temps de CR7. Ajoutez à cela un but plutôt mignon, un tir sur la transversale et un penalty provoqué, et vous comprendrez qu’il n’y a pas vraiment photo. Espérons qu’il pourra rééditer plus régulièrement ce genre de performance dans les semaines à venir.
Preview : Man Utd - Chelsea (PL05)
Premier test grandeur nature de la saison : United reçoit son dernier dauphin, Chelsea, et normalement, ça devrait schtroumpfer à Old Trafford !
Les petits bonshommes bleus quittent donc leurs maisons-champignons londoniennes pour un endroit qui ne leur a pas schtroumpfé chance la saison dernière. Que ce soit en championnat ou en Ligue des Champions, United a su prendre le meilleur à domicile sur son plus grand rival anglais de la dernière décennie. On peut également ajouter la victoire au Bridge en CL et parler de l'unique défaite, en championnat, autant due à l'arbitrage qu'à la performance de nos ouailles. Bref, en un an, les Red Devils ont schtroumpfé la tendance qui faisait peu à peu de Chelsea leur bête noire.
Suite à une saison blanche, où ils ont dû renvoyer le trophée du champion à son domicile mancunien, et à ces défaites face à ce rival tout de rouge vêtu, autant dire que Terry et ses potes ont un oignon à schtroumpfer avec le club le plus titré du royaume. D'autant que, l'air de rien, cette rencontre, si elle arrive tôt et qu'elle n'est pas encore décisive dans la course au titre, pourrait déjà s'avérer importante pour la suite des événements. Avec 12 points au compteur en quatre rencontres, United en compte deux de plus que les Blues. Une nouvelle victoire mettrait donc déjà les hommes de Villas-Boas à distance respectable. Au contraire, si Chelsea l'emporte ce dimanche, il doublera notre club au classement.
Dans l'ombre des deux Manchester, qui schtroumpfent les gros titres dans les médias avec leurs départ en fanfare, Chelsea progresse, lentement mais sûrement. Sans jouer extrêmement bien, ils alignent les victoires et leurs belles recrues de la fin du mois d'août, Mata et Meireles, s'installent peu à peu au sein d'un effectif vieillissant mais toujours talentueux, où le retour de Tahiti Bob (David Luiz) risque également de leur faire grand bien. Leur Mourinho 2.0 semble faire l'unanimité, mais il est encore trop tôt pour lui prédire un avenir radieux sous le brouillard londonien, surtout quand on connaît l'espérance de vie moyenne de leurs managers au cours des dernières années... Enfin, la jolie Schtroumpfette Fernando Torres semble peu à peu retrouver ses sensations. Toujours pas de but pour l'attaquant espagnol, mais il progresse logiquement et... malheureusement. Nul doute qu'un but décisif ce dimanche schtroumpferait définitivement la danseuse sur orbite.
Côté United, tout semble rouler. Maximum de points en championnat, meilleure attaque, meilleur buteur, recrues efficaces et jeu séduisant, les Red Devils assurent le spectacle. Et même si la rencontre de Ligue des Champions de mercredi à Benfica fut loin d'être parfaite, elle a au moins eu le mérite de donner du temps de jeu à un paquet de revenants (Fabio, Carrick, Fletcher, Valencia...) tout en laissant les hommes en forme au repos et en obtenant un bon résultat chez notre principal concurrent pour la première place du groupe. Rio Ferdinand devrait donc retrouver le onze de départ en défense centrale, épaulé par Evans, ou Jones, alors que Smalling et fabio seront en balotage pour le poste d'arrière-droit. Patrice Evra est moins menacé à gauche. Malgré l'excellente prestation de Lindegaard à Lisbonne, David De Gea reprendra sa place dans les cages. Reste à voir si Sir Alex la schtroumpfera prudente en renforçant son milieu pour contrer celui des Chelsea, que l'on sait musclé, ou s'il restera fidèle à son 4-4-2, plus que satisfaisant depuis le début du championnat. Anderson semble indiscutable au milieu, et en l'absence de Cleverley, Carrick devrait être l'élu. Mais Giggs, Park et Fletcher sont des options crédibles. Sur les ailes, Young et Nani, probablement. Selon les choix tactiques du boss, Rooney sera seul en attaque, ou aidé par son complice mexicain, qui a laissé de bons souvenirs aux Blues lors de sa première saison... Rafael, Vidic et Welbeck, blessés, s'ajoutent à Cleverley aux abonnés absents.
Le décor est schtroumpfé. Il ne nous reste plus qu'à compter les heures d'ici là. Cette rencontre sera à n'en pas douter difficile et serrée. Elle pourrait se jouer sur des détails, mais vu nos récentes performances, nous devons l'aborder sereinement, sans toutefois tomber dans l'excès de confiance. Chelsea demeure, avec City, le plus gros challenger dans la défense de notre titre, et il faudra un United au sommet de son art pour espérer schtroumpfer les trois points au terme de 90 minutes qui s'annoncent intenses...
Mon prono : 2-1
Bon match à tous
GLORY GLORY MAN UNITED
L'affiche : Les Schtroumpfs, stars belges par excellence, ont investi les salles obscures du monde entier cet été. Bien que j'apprécie ces personnages attachants, je leur ai joué un vilain tour en les associant aux Blues de Chelsea. Ils ne débarquent donc pas à New York mais à Old Trafford et constatent avec effroi que cet endroit est bien dangereux pour de petits hommes bleus sans défense... L'écran géant affiche encore le score humiliant subi par leurs cousins londoniens de l'Emirates.

