Juan_Sebastian_Veron_Manc_001Ils ne sont peut-être (plus) que sept à représenter Manchester United à la Coupe du Monde en Afrique du Sud, mais beaucoup d'anciens Red Devils ont fait le voyage. C'est le cas du vieux Juan Sebastian Veron, 35 ans et toujours titulaire en équipe d'Argentine. L'homme à la tête de taulaurd a passé deux saisons à Old Trafford, où il n'a jamais justifié les quelques 45 millions d'euros investis par Sir Alex en 2001 pour l'arracher à la Lazio. Troisième transfert le plus cher de l'histoire du club derrière Berba et Rio, Jean-Sébastien est considéré comme l'un des plus grands flops du manager écossais. Ce n'est pourtant pas le talent qui lui manquait, mais l'Angleterre, ce n'est pas l'Italie, et au milieu des Scholes, Giggs et surtout Roy Keane, pas évident de s'imposer. Deux ans seulement après son arrivée, il faisait déjà sa valise pour Stamford Bridge et son armée de mercenaires. Jean-Seb, qui termine sa carrière dans son club d'enfance argentin d'Estudiantes, revient sur cet échec et nous confie ses regrets :

La décision de partir n'était pas facile à prendre. Si ça se passait aujourd'hui, je pense que j'évaluerais la situation de façon très différente. Je veux dire, quand on prend une telle décision, c'est évidemment parce qu'on est quasiment sûr que c'est la meilleure à prendre. Mais je crois qu'avec un peu plus de recul je ne serais pas parti parce que j'étais vraiment à l'aise à Manchester, mes camarades étaient même venus me trouver deux ou trois fois pour me dire de rester.

Je suppose que M. Ferguson a son mot à dire quand il faut décider de qui reste et qui part, mais je pense que si ça se passait aujourd'hui, je ferais en sorte que ça se passe autrement.

Evidemment que tu regrettes, comme Beckham, Stam et tous les autres, l'herbe n'est jamais plus verte chez le voisin quand on a le privilège de loger au Théâtre des Rêves. Quand à nous, on regrette le temps où on pouvait dépenser 45 millions sur un joueur qui ferait banquette sans que ce soit trop grave. Allez, on te pardonne si tu convaincs Messi de venir chez nous pour des cacahuètes !