Hot_headed_Rooney_Rooney__005... La frontière est mince.

Depuis des semaines, chaque faits et gestes de Wayne Rooney sont analysés, décortiqués, publiés, exagérés. Tout le monde s'accorde à le dire ; si l'Angleterre veut ramener la Coupe du Monde à Sa Majesté la Reine, elle a besoin d'un Rooney au top de sa forme pour réaliser ce rêve vieux de 44 ans. Du coup, il ne se passe pas une journée sans un article concernant l'attaquant au physique de boxeur : Rooney est le meilleur, Rooney effraie ses adversaires, Rooney s'énerve, Mourinho aime Rooney, Rooney a son lacet défait, Rooney va à la plage... Alors quand Wazza se tient la jambe après un contact en match de préparation, c'est tout un peuple qui retient son souffle. C'est sur qu'avec Defoe, Crouch et Heskey, le reste de l'attaque des Three Lions fait moins peur.

Aujourd'hui, les articles sur le Pelé blanc mettent le doigt sur un autre paramètre qui pourrait les priver de Wayne au mauvais moment : son tempérament fougueux. Ces craintes ont ressurgi après le dernier match de préparation de l'Angleterre hier face aux Platinum Stars (la classe ce nom) où Wayne a inscrit le 3ème but de son équipe mais aussi chopé une jaune pour injure envers l'arbitre, après s'être délesté d'un petit Fuck You plus affectueux qu'autre chose au referee. Les anglais n'ont pas oublié l'élimination en 2006 face au Portugal suite à... Une exclusion du mancunien, bien encouragée par son pas très fair play coéquipier d'alors en club, Cristiano Ronaldo. Il n'en fallait pas plus pour que toute la presse questionne un comportement qu'ils louaient encore il y a deux jours. Et le débat d'être lancé : Wayne doit-il se calmer ou rester lui-même ?

Pour moi la réponse est claire : retirez sa fougue à ce mec, et vous n'aurez plus que la moitié du grand joueur qu'il est. Wayne est comme ça, c'est un leader, un winner, alors quand les choses ne tournent pas comme il aimerait qu'elles tournent, il s'énerve, pète parfois un plomb. Ce tempérament de feu a fait de lui un favori d'Old Trafford. Mais l'Angleterre, ce n'est pas Manchester, et si elle compte énormément sur ce bonhomme, elle ne lui pardonnera pas la moindre erreur, n'est pas John Terry qui veut. Le football est bizarre, vous êtes sifflé sur tous les terrains d'Angleterre pendant toute une saison, et deux semaines plus tard on fait de vous un messie qui détient toutes les clés pour une victoire finale qui fera de vous un héros pour toujours. Mais si vous flanchez, si vous êtes humain, donc, vous devenez l'ennemi public numéro 1, comme ce fut le cas il y a quatre ans et comme ce fut le cas de David Beckham en 98. En football, plus que dans tout autre domaine, on aime brûler ce que l'on a adoré.

Quoique tu fasses, Wayne, les supporters de Manchester United seront toujours derrière toi. Longue vie au Roi !